A

DELEGATION EN PERSE

MÉMOIRES

TOME II

TEXTES ÉLAMITES-SËMITIQUES

PREMIÈRE SÉRIE

pn

MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ARTS

DÉLÉGATION EN PERSE

MÉMOIRES

Publiés sous la direction de M. J. de MORGAN, délégué général

TOME II

TEXTES

ÉLAMITES -SÉMITIQUES

PREMIÈRE SÉRIE

ACCOMPAGNÉE DE 24 PLANCHES EN HÉLIOGRAVURE

V: jiCHEIL, O. P.

Professeur à l'Ecole pratique des Hautes-Etudes

PARIS ERNEST LEROUX, ÉDITEUR

28, RUE BONAPARTE, 28 IÇOO

&!&«

p*

J/"

AVANT-PROPOS

Ici commence l'histoire du pays d'Élam. On peut marquer ainsi, sans emphase, le début de ce livre. Rares, en effet, étaient les notions acquises jusqu'à ce jour, qui nous instruisaient sur le monde élamite, antique et fameux, à l'égal peut-être du babylonien et de l'égyptien. Des documents extraits de Chaldée et d'Assyrie, tous ne parlaient d'Élam que par occasion et allu- sion, d'une manière indirecte; de ceux plus explicites trouvés en Perse (et le chiffre en est très réduit), les uns se rapportaient à l'époque des Achéménides, les autres à des princes amanites dont la langue (inconnue) ne se présentait à nous que sous quelques formules votives.

De l'époque ancienne, on peut dire que nous ignorions tout, jusqu'aux faits les plus généraux. A quel groupe ethnique se rattachent les Élamit es? Quel rapport y a-t-il entre Élam et Anzan? Existait-il réellement, dans cette contrée, un ensemble d'institutions politiques et religieuses à caractère propre et indépendant, homogène ou mixte, qui fût digne du nom de civilisation ? Quelles langues et quelles races se disputaient la prépondérance dans ces pays limitrophes de deux mondes? Quel était le rôle de Suse dans cette histoire? Quel était le nom antique de celte ville?

Nous inaugurons la publication d'une série de documents qui fourniront ou prépareront la solution de ces questions. Tous sortent d'Élam ou concernent Élam. A peine extraits du sol, nous les livrons volontiers à l'avidité légitime de tous ceux qu'intéressent les Lettres orientales anciennes. Sans doute, il nous serait plus agréable (et peut-être plus profiable) de les garder par devers nous, jusqu'à ce que le nombre s'en fût accru par des fouilles ultérieures, et, partant, que le déchiffrement, avec la synthèse historique, s'en rendit plus facile. Ce point de vue étroit et particulier n'est point le nôtre. Publier immédiatement les documents qu'on détient; ne les publier qu'avec un déchiffrement et, s'il le faut, avec un essai de déchiffrement, voilà que j'estime plus utile au progrès de la science.

VI1I AVANT-PROPOS

Nos textes se divisent provisoirement en deux catégories: i" Textes élamites-sémitiques (et par sémitiques, j'entends tous ceux qui ont été pensés ou conçus sémitiquement), et 20 Textes elamites-anzanites.

Le présent volume contient une partie de la première série. Nous le recommandons à la faveur et à l'indulgence de tous ceux qu'il introduira dans le monument en restauration qu'est l'histoire d'Elam!

V. SCHEIL, O. P.

Suse, 15 mars 1899.

INTRODUCTION

La ville de Suse parait appartenir anciennement à un district du nom de Bara'se ou Bara- sùn(ki), (Inscr. Mutabil), et ce district ne se confond pas avec celui d'Elam ou Nim(ki), (Inscr. Alu usarsid, OBI). Ce dernier nom, toutefois, prévalut bientôt et engloba la région de Suse, si bien que tel patési de Suse était simultanément gouverneur-lieutenant d'Élam (Inscr. Karibu sa Susinak). Mais une certaine dualité subsista toujours, et on partagea l'Élam en Elam-Sipar{ki) et en Susiane (Briques des sukkallu Kuk Kirpias et Temti-Halki). Bien plus, ce nom sémitique d'Élam cessa un jour de désigner un peuple exclusivement sémitique. Il comprit dans son extension le pays d'Ansan ou d'Anzan qui, sans aucun doute, était d'autre race et d'autre langue (Gudêa, Stat. B). Quand les princes d'Anzan eurent conquis la prépondérance politique, on ne connut plus qu'Anzan et Susiane, Hapirti et Susiens (Inscr. anzanites). A toutes les époques, la ville de Suse joua un grand rôle soit comme siège d'un patésiat des plus importants, soit comme capitale hégémonique d'un royaume.

Les premiers connus des princes de Suse (après 3000), portaient en effet, le nom de patési ou sukkallu. Ce titre impliquait un vasselage plus ou moins étroit à l'égard d'un suzerain. Ces suzerains étaient les mêmes pour Suse que pour les autres principautés de Bàsse-Chaldée : Sirpurla, GIS-UH(ki), Asnunnak, etc. Rois de Kis, Aganê, Ur, sous les noms de Manistu- irba, Narâm-Sin, Dungi, etc., ont certainement régné à Suse et en Élam, avec le régime des patésis. Parmi ces derniers, déjà revivent les noms de :

Karibu sa Susinak, fils de ^^^HPI-BI ishuq, patési de Suse, et sakkanak d'Élam. Idadu, patési de Suse, père de Kal Ruhuratir, patési de Suse, père de Ardum narâm Susinak. Idaddu I, père de

Kal Ruhuratir, patési de Suse, père de Idadu II, patési de Suse1.

1. Triade à supprimer ou à substituer à la précédente, selon l'explication qu'on préfère de la brique dite d'Ardum narâm Susinak. Cf. p. 70.

X INTRODUCTION

Nin Silhaha (règne incertain), père de

Kuk-Kirpias, sukkal d'Élam-Sipar(ki) et Suse, frère de

Temti-Halki, sukkal d'Ëlam-Sipar(ki) et Suse, frère de

Kuri-Gugu (règne incertain).

Attapaksu, pasteur des foules de Suse, fils de Nin. . .

De tous ces princes, les uns nous ont laissé leur brique avec inscription, les autres sont mentionnés sur celle de leurs successeurs immédiats. Plusieurs, outre le document contemporain, se trouvent insérés dans les textes de Silhak (an) In Susinak, leur lointain successeur, ou bien ne sont commémorés que là.

Silhak (an) In Susinak est, en effet, l'unique prince qui ait eu l'idée heureuse, lorsqu'il restaurait un temple, de mentionner dans la formule votive des briques, le nom du vieux roi son ancêtre, premier constructeur du monument. Voici la formule courante de ces textes :

U Sil-ha-ak (an) In Su-si-na-ak sa-ak Su-ut-ru-uk (an) Nah-hu-un-te gi-ig li-pa-ak ha-ni-iq (an) In Su-si-na-ak gi-ig su-un-ki-ik An-za-an Su-su-un-qa | Ku-uk (an) Na-su-tas si-ya-an (an) In Su-si-na-ak-me é-ri-èn-tû-um ku-si-is a-ak mi-sir-ma-na u sar-ra-' hi-si-ê ê-ri-ên-tû-um pe-ip-si-ya-ma ta-al-lu-' a-ak si-ya-an (an) In Su-si-na-ak na-pir-u-ri-me a-ha ku-si-'

C'est-à-dire :

Moi Silhak (an) In Susinak, fils de Sutruk (an) Nahhunte, le grand,

le champion chéri d'In Susinak, grand roi d'Anzan

et de Susiane. Kuk-Nasutas (ou un autre nom royal, ou encore uripupi, urpuppa « des

anciens »), le temple d'In Susinak, en briques, avait construit. Et moi je vis qu'il tombait en ruines, et ses murs en briques je rebâtis, et relevai, et refis à neuf le temple d'In Susinak, mon dieu.

Il nous est donné de recueillir dans un tel contexte, les noms suivants d'anciens princes élamites :

Ku-uk (an) Kir-(pias)

Sil-ha-ha

Si-ir-uk-du-'

Ku-uk (an) Na-su-tas

(an) Hu-ut-ra-an Te-ip-ti

At-ta-pak-su

INTRODUCTION XI

Za-ba-ar-ti

Ki-in-da-ad-clu

Kal (an) Ru-hu-ra-te-ir (ou tir) fils d'I-da-ad-du

Te-ip-ti Hal-ki

Si-me ba-la-ar

l-< (Til)-da-ad-du

Au seul aspect de ces noms dont les titulaires vivaient entre 3000 et 2000 avant J.-C, nous nous sentons autorisé à dire, que dès les temps les plus reculés, il y avait en Élam mélange de races et de langues. Élam était, comme le dit la Genèse (x, 22), le premier fils de Sem, c'est-à-dire le plus éloigné géographiquement, et comme tel, aux confins de deux mondes, le plus exposé à la pénétration étrangère. Les inscriptions connues de ces rois ne sont pas en langue anzanite, mais bien leur propre nom, en tout ou en partie, tels : Kuk (an) Kirpias, « serviteur du dieu Kirpias »; Silhaha, de la même racine (?) que Silhak; Kuk (an) Nasutas « serviteur du dieu Nasutas » ; Kin Daddu ou Kinda Addu, à rapprocher du nom divin, Kin Dakarpu ou Kinda Karpu (Assurb. V, 6. 33-45) ; Sime-Balar, à rapprocher de Simti Silhak (I R. 2, III, 5); Kal (an) Ruhuratir « serviteur de Ruhuratir »; Tepti Halki.

Il faut donc penser de deux choses l'une, ou que les Sémites ont débordé de Babylonie sur l'Élam, en se soumettant à des princes locaux, de race différente, mais qui étaient eux-mêmes sous la suzeraineté plus ou moins continue des rois de Babylonie, ou que les Anzanites venus de plus loin ont envahi et conquis le pays sémitique d'Elam, et lui imposèrent des maîtres, sans en bouleverser l'économie. Il est difficile de déterminer quels ont été les premiers occupants, cette zone étant limitrophe, et de tout temps, exposée à changer de maîtres et d'habitants.

*

Combien de temps dura le régime des patésis au pays d'Élam? Nos documents fournissent environ dix-sept noms, à placer entre nos plus vieux textes (ceux de Manistu irba, NaranrSin) et celui de Hammurabi, trouvé à Suse. C'est peu pour un laps de temps de 1550 ans; si cet intervalle n'est que de 550 ans, comme il devient plausible, après les derniers travaux de nos historiens, notre liste n'est point si disproportionnée, et il est à peine nécessaire de la doubler ou tripler, pour avoir une série complète.

Quoi qu'il en soit, vers 2280, les Élamites étaient affranchis. Malheureuses avaient été leurs tentatives pour secouer le joug, sous Sargani-sar-ali, qui combattit Guti et Elamites; sous Narâm Sin, qui vainquit le pays d'Apirak; sous Alu-usarsid qui subjugua Elam et Bara'se(ki); à l'époque du suzerain de Gudèa qui, aidé de ce vassal, frappa Ansan d'Elam.

Sous les dynasties d'Ur, on voit des princesses royales épouser le patési d'Elam (Co. N. 394), et aussitôt après, le roi d'Ur, déchaîner la guerre contre Ansan et le conquérir. C'est immédiate- ment à la suite qu'il faut placer Kudur-Nanhundi, ce brillant conquérant dont parle Assur-

XII INTRODUCTION

banipal, et qui vécut 1635 ans avant lui; et les princes élamites, Simti Silhak, Kudur-Mabug, Rim-Anum, Rim-Sin. La revanche fut complète; une dynastie élamite trôna au cœur même de la Babylonie, et non contente d'y commander souverainement, poussa, croit-on, bien au delà ses conquêtes.

La Babylonie ne recouvra son indépendance que par Hammurabi, vrai créateur de la monarchie babylonienne. Il fallut pour cette œuvre plusieurs années de guerre. Les suscriptions abondent en allusions: années Hammurabi battit le prince d'Émutbal, et Rim-Sin..., les armées d'Élam..., les armées de Larsa..., etc. Ce grand roi ne fit pas les choses à moitié : il entra à Suse. Une inscription, trouvée dans ces ruines, est bien significative à ce point de vue, malgré les termes vagues employés pour célébrer ce triomphe (vers 2200).

Ce triomphe fut de courte durée. Dès le quatrième successeur de Hammurabi, sous Ammi- zaduga, nous trouvons des pièces juridiques ainsi datées Co. Sip. 42, 48 (inéd.) :

Mu Ammizaduga lugal é §A(?)DI(?) lugal NIM-tum sig-ga.

« Année Ammizaduga, roi (de Babylone), a battu SA(?)DI(?), roi d'Élam. »

Les efforts des Élamites furent tôt ou tard, à cette époque, couronnés de succès, avec réaction, semble-t-il, contre l'élément élamite sémite. La langue des documents change, et c'est exclusivement à l'anzanite que nous avons affaire. La présence d'un élément sémite ne se trahit plus que par quelques termes ou formules empruntés, et par des noms de divinités dont le culte survécut. Nous nous trouvons en face d'un grand fait accompli : la nationalité élamite, avec l'élément anzanite prédominant, restaurée, pleinement affranchie, reconstituée en monarchie puissante avec Suse pour capitale.

D'après les inscriptions d'un nombre considérable de briques, nous sommes en présence de deux groupes de rois anzanites, séparés par une lacune que les nouvelles découvertes commencent à combler, et qui ne peuvent être placés chronologiquement, l'un plus haut que 2000, et l'autre plus bas que 1000 avant J.-C.

Le premier groupe comprend Humbanumena, dont nous avons le témoignage personnel dans une de ses propres briques (outre les mentions fréquentes de son nom dans celles de son fils et successeur) ; et Undas (an) GAL. De Humbanumena et Undas (an) GAL, grands monarques tous deux, le premier dut prendre une part importante à l'affranchissement de la patrie élamite

INTRODUCTION

XIII

(les textes ne parlent de lui que par allusion, sauf la brique qui lui est propre) ; le second semble s'être voué exclusivement à l'organisation intérieure, aux œuvres du culte, à la faveur du bien-être et de la sécurité assurés par la vaillance de son père.

Les temples construits à Suse par Undas (an) GAL devaient être grandioses, si on en juge par la facture des briques et le bon goût des écritures. En tout cas, le nombre en était consi- dérable ; les titulaires en sont :

(an (an (an (an (an (an (an (an (an (an (an (an (an

Na-bu-u

Is-mi-di-iq et (an) Ru-hu-ra-te-ir

Si-hu-hi (var. Si-hi) et (an) Nin a-li

Adad et (an) Sa-la

Na-ap-ra-te

Be-la-la

Sin

GAL et (an) In Su-si-na-ak

Na-zi-it

A-Ê-A sunkik CTTT«) '

Pi-ni-gir

U-bur-ku-ba-ak

I-lu...

On le voit, des princes élamites-anzanites ne répugnaient point à conserver ou à admettre dans leur panthéon, des divinités sémitiques, et de celles qui n'étaient, pour ainsi dire, natu- ralisées en Babylonie que depuis l'époque de Hammurabi, telles que Na-bu-u, Sin avec

l'orthographe <XK et Sa-la.

Dans les textes votifs qui encadrent tous ces noms, il se trouve même quelques expressions sémitiques, comme mi-el-ki i-la-a-ni-me, « le roi des dieux ».

Survint la conquête kassite. Elle engloba l'Élam aussi bien que la Babylonie. Son point de départ étant dans le proche voisinage de l'Élam, il est permis de croire que ce pays succomba le premier, entre 1680 et 1500. Le kassite ni l'anzanite ne furent la langue des monuments, mais le babylonien. Les ruines de Suse ont livré toute une série de kudurru se lisent gravées des chartes de donation octroyées par les rois kassites de Babylone, et signées de noms comme Nazi- maruttas, Bitiliyas, Melisihu, Adad-sum-usur, pendant qu'elles font allusion à Burnaburias, Kufigalzu, Marduk-bal-iddin, tous rois, à d'assez grands intervalles (1470- 1 1 17), de la dynastie

, . Cf. <-*f- tffly 11 « (IH, R- 66 obv., 5 a; rev., 27 b).

XIV INTRODUCTION

appelée kassite. Il est impossible de dire jusqu'à quel point fut effective en dehors de Suse, sur l'Élam, cette domination plutôt étrangère. Il semble que l 'arriére-pays ait conservé entre temps des princes locaux, comme ce Hurbatila, roi d'Elam, qui fut aux prises avec Kurigalzu II1 et avait réoccupé, par un coup de main heureux, la ville de Suse; comme ce Kidin-Hutrudas qui eut affaire à [Adad]-sum iddin et un certain Kudur-Nanhundi2 (i 180-1 145).

En tout état de cause, on lutta vivement pour l'indépendance. Un jour, on réussit, dans une incursion audacieuse, à enlever de Babylone Marduk, le dieu national; et certainement, peu après les règnes de Melisihu et Marduk-bal-iddin (1144-1117), l'Élam avait recouvré son autonomie. C'est ici, croyons-nous, qu'il faut placer ce deuxième groupe de rois déjà connus, qui écrivirent presque exclusivement en anzanite :

Halludus (an) In Susinak, et son fils Sutruk (an) Nahhunte, et son fils Kutir (an) Nahhunte, et son frère Silhak (an) In Susinak.

A cette époque, l'écriture se rapproche uniquement, et de très près, de la manière si par- ticulière des kudurru kassites, y compris celui de Marduk-nadin-ahê (1023-1002), dans la dynastie suivante.

Tous les trois travaillèrent activement aux temples de Suse; Halludus (an) In Susinak n'a point de monument propre. Sutruk (an) Nahhunte grave son nom et une inscription anzanite votive sur une stèle de victoire de Naram-Sin, à côté de l'inscription sémitique de ce roi. Il nomme Undas (an) GAL, comme un ancêtre ou du moins comme un prédécesseur ; il restaura divers temples.

Kutir Nahhunte se sert par exception d'une formule sémitique, au bas de sa statue; il restaure des temples.

Avec piété filiale et un réel souci historique, Silhak (an) In Susinak, dans ses nombreux textes, tous anzanites, donne assez régulièrement le nom antique du premier constructeur des monuments qu'il restaure. Outre plusieurs stèles, reliefs sur pierre et bronze, son règne nous promet une littérature abondante.

La lutte fut vive entre ces rois ou leurs successeurs directs et le roi Nabuchodonosor I (1030). Celui-ci réussit à rapatrier Marduk. Entre temps, Téglatphalasar avait entrepris une expédition contre l'Élam qu'il dévaste (ZA. IX, 101), vers 1950.

1. Kurigalzu reprend Sa-a-sa (ki) sa Élam-ma-{ki) et en rapporte une amulette de l'époque de Dungi, qu'il voue à son tour à Bèlit (OBI, Hilpr., I, Texte 15 et 43) .

2. Lehmann, H. Probl. p. 167 et suiv. III, R. 38, 2.

INTRODUCTION XV

C'est vers cette époque et avant l'avènement, en Assyrie, des Sargonides, qu'il faut placer les rois nouveaux suivants, et parmi eux, peut-être, le roi élamite, allié de Marduk-balatsu-iqbî, roi de Babylone, qui fut battu par Samsi Rammân IV, roi d'Assyrie (824-8 12).

Huban, père de

Halludus (an) Susinak',

[Sil]-hak (an) Susinak, père de

(an) Tepti (an) Hutfran], frère du suivant

. . .(an) Susinak fils de Silhak (an) Susinak,

(an) Susinak sar ilàni,

Intiumena (an) In Susinak,

Hubanimmena, père de

Su-tur(an) *| (Nahhunte)

Tous ces rois écrivent en langue anzanite, sauf (an) Susinak sar ilâni, dont les briques portent des inscriptions sémitiques. Il appert qu'à côté de la langue anzanite, on a toujours connu la langue sémitique à Suse. L'écriture est devenue cursive; c'est celle que nous voyons à Mâlamir.

Nous touchons à l'époque desSargonides (727). Il se peut même que notre Sutur-Nahhunte (?) soit identique au successeur de Humbanigas de la Chronique babylonienne. Dans ce cas, il faudrait laisser une place entre Sutur-Nahhunte et Humbanigas pour le père du premier, Hubanimmena ; le texte des chroniques n'y fait point obstacle, et nous aurions cette série :

Umbanigas (Ummanigas, Humbanigas), fils d'Umbadarâ, devient roi en 742. Il livra

la bataille de Dûr-ilu contre Sargon en 721 ou 720. Hubanimmena; après 820, avant 699; père de Sutur-Nahhunte (Istar-hundu), qui embellit les temples de Suse, s'allie à Suzub,

ennemi de Sennachérib en Babylonie, et règne jusqu'en 699. Hallusu, frère du précédent, fait prisonnier Assur-nadin-sum, fils de Sennachérib, et

le remplace sur le trône de Babylone par Nergal-usezib, 699-693, etc.

Ennemis héréditaires des Babyloniens, les Élamites devinrent leurs alliés, le jour la puissance assyrienne menaça en commun les uns et les autres. La Babylonie succomba, pour un temps seulement, sous les coups de l'ennemi, c'est-à-dire jusqu'à la venue de Nabopolassar (625-605). Mais les Élamites, semble-t-il, ne se relevèrent plus de la défaite qui leur fut infligée par Assurbanipal.

.. Écnt m w «f ►rf <£ïï-

XVI INTRODUCTION

Nabuchodonosor règne à Suse.

Bientôt avec Cyrus, des peuples nouveaux s'installèrent en Susiane, et dans ce flot se perdirent, politiquement parlant, Anzanites et Sémites. Les Achéménides donnèrent leur nom à une période nouvelle qui confine à l'histoire dite classique. Cependant les langues anzanite ou bab)'lonienne, en dehorsde documents privés, parurentencoredansquelquesinscriptions officielles, pour rappeler aux vaincus que c'en était fait du passé, bien plus que pour honorer des tradi- tions nationales.

A en juger d'ailleurs, par les luttes intestines en Élam sur lesquelles l'inscription d'Assur- banipal nous renseigne si bien, il semble que la décomposition naturelle eût rapidement achevé ce grand corps, lors même que des guerres extérieures et les invasions n'eussent pas contribué à en précipiter la chute.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

Le roi Manistu-irba n'était connu, jusqu'à cette heure, que par une petite inscription votive publiée dans les Mittheilungen des Akadem. Orient. Vereins (Berlin, I, 1887, 18) :

Manistu-SU sar Kis ana(ilu) NIN A-A1 A-MU-RU: « Manistu-irba, roi de Kis, à la déesse NIN A-A a voué (ceci) ».

Je lis le nom royal Manistu-irba. Manistu a une bonne apparence sémitique. Il existe plusieurs racines enésu; de l'une d'elles, est sorti un mênistu qui est matériellement semblable à notre manistu, et qui veut dire « malheur, misère » ; d'une autre de ces racines enésu, dont le sens est e adhérer, se masser, s'agglomérer », est issu tenisêtum qui signifie « l'ensemble des hommes ». De aussi notre Mênistu ou Manistu dont le sens est « famille, population », etc. Le nom royal signifie donc « il a augmenté le groupe », ou bien « dieu), augmente le groupe ».

Un nom de formation semblable se lit dans notre Obélisque, C. 1 5, 21 : Ma-an-sa-ki SU, ou encore, Mansaki-irba, qui fait allusion à un développement de la maison ou de la souveraineté, avec ~\o> comme racine probable de mansaki. Massaku est d'ailleurs documenté avec le sens de « demeure », et comme synonyme approximatif de admanu, subtum, etc., 'II, R. 34, 6a-b et suiv.

Par ailleurs, l'usage de SU, pour signifier irba, ne semble pas d'un usage si rare, dans notre monument. C'est ainsi qu'on lit A. 14, 17 (ilu) Sin AL-SU (= irba); A. 11, 9 (ilu) Malik ZI IN- SU (= napistu irba) ; A. 12, 15 Il-su SU ; B. 2, 1, Nanâ AL-SU. Cf. A. 10, 6 (ilu) Sin is-sap.

Il est à peine utile de dire, qu'en parlant ici de la royauté de Kis, il s'agit d'un territoire et d'une ville bien déterminés, et non de la souveraineté universelle, sens tiré peut-être par métaphore de cette locution. Tous les cantons de terre mentionnés dans ce monument, se trouvaient aux environs de Kis, et celui de Baraz-edin-ki dans le district même de Kis : B. 6, 18; 7, 1 ; 14, 19, 20. Plusieurs personnages y sont dits issus de Kis, A. 10, 4, 5 ; B. 7, 3, 4.

1 . (ilu) NIN A-A est probablement identique à A-A, parèdre de Samas, à Sippar, comme dans la suite de nos textes, nous trouverons indifféremment pour le même dieu susien : >->-f- -£-^| >^] I^U^-TlT et "~H ""Y I (ou >~Y *£l ) lêlIt^'FFf'' c'est-à-dire (ilu) Nin Susinak et Susinak.

OBELISQUE DE MANISTU-IRBA

Quel était l'emplacement de cette capitale? Au nord, vers Babylone et Sippara : nous ne savons rien de plus précis. En tout état de cause, on ne peut l'identifier à Kutha (TIG-GAB-A-KI), qui est mentionné dans l'Obélisque, A. 14, 26.

Indépendamment du critérium tiré du type de l'écriture, qui est une raison extrinsèque, nous trouvons dans ce document des raisons intrinsèques, explicites, qui nous autorisent à lui assigner une ancienneté plus reculée qua l'ensemble des monuments de Telloh et de Niffer. En effet, A. 14, 7, 8, 9, mentionne un URU-KA-GINA, fils de ÊN-GIL-SA, patési de Sirpurla. Bien que le titre de patési puisse se référer ici à ËN-GIL-SA et non à URU-KA-GINA, comme il ressort des habitudes du scribe dans ce texte (voyez C. 17, 16 et suiv. : Ilu-GI mâr Galzu ilu, $U NIN, sangu LUGAL Maradda et C. 14, 24 et suiv. : Galzu ilu, SU NIN, sangu LUGAL Maradda), il n'est pas présomptueux de croire qu'il s'agit du futur patési URU-KA-GINA qu'on s'accorde à mettre en tête des listes des princes de Telloh, et qui aurait donc été un contemporain, vassal, de Manistu-irba.

En outre, notre inscription donne à Manistu-irba un fils du nom de ME-sa-lim, B. 6, 13, 14. Or, il existe un ancien roi de Kis, ME-salim, mentionné sur une masse d'armes {Rev. d'Assyr., 3e vol., IL p. 55) comme suzerain de LUGAL- SUG-GUR, patési de Sirpurla, et dans le cône d'Entéména il procède, encore comme suzerain de Sirpurla, à une délimitation de territoires entre Sirpurla et GIS-UH-KI (Rev. d'Assyr., vol. IV, 2). Ce dernier document implique formellement l'antériorité de ME-salim par rapport à Eannadu de Sirpurla, et à son groupe.

Il est donc tout à fait vraisemblable que notre ME-sa-lim, fils de Manistu-irba, soit le même que le ME-salim, roi de Kis. (Je lis ME-salim, et admets pour ME, une valeur idéographique comme isippu, ramku « prophète, libateur », ou celle d'un nom divin. Salim est connu de tous, et se retrouve C. 10, 23, Sa-lim a-hu.)

Notre monument contient et relate un immense acte de vente de grands territoires acquis par le roi de Kis, et payés par lui. C'est un texte de même genre (très inférieur comme exécution artistique), et de même époque, que contient le fragment 1022 du Musée de Constantinople, qui est de provenance sipparénienne. (Voir Rec. des Trav., XXII, Scheil, Notes d'Épigr. etd'Archéol, XLVI.)

Ces textes ont été conçus sémitiquement. Je n'en veux d'autre preuve que les pronoms suffixes possessifs, employés comme il suit :

^P t^^g" -su (masc. sing. ), passim. 4}}^] -si-in (fém. plur.), C. 8, 7. ^fpl -su-nu (masc. plur.), C. 8, 16, 22. ^ £<^F -sa (fém. sing.), C. 9, 11, 12.

Au sujet de notre obélisque, comme d'ailleurs au sujet de la stèle de Naram-Sin et des kudurru kassites, publiés plus loin, se pose une question qu'on pourrait appeler la question de provenance.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

Comment se fait-il que cet acte de vente n'ait pas été trouvé au pays d'Aganê, au milieu des localités intéressées, telles que Baz(ki), Maradda(ki), Dur Sin(ki), etc. ?

Faut-il se souvenir d'Assurbanipal qui emporta d'Egypte, deux obélisques du poids de 2500 talents (II, 41 , 42), et croire que dans la suite des siècles, un conquérant élamite s'adjugea notre bloc comme trophée ou butin de guerre, et le fit traîner au sein de sa capitale?

Nous savons qu'à une époque reculée, 1635 années avant la campagne d'Assurbanipal en Élam, un roi élamite, Kudurnanhundi, enleva Nanâ ou Istar d'Uruk et la transporta à Suse, elle demeura jusqu'aux temps des Sargonides (Asurb., VI, 107 et suiv., et K. 2631; voir KB., II, p. 209). Kurigalzu aussi (Hilpr., OBI., I, nos 15 et 43) rapporte de Suse une amulette en agate, de l'époque de Dungi, qui (si Dungi, suzerain d'Élam, ne l'avait pas vouée lui-même au temple de Suse), y a certainement été portée par un conquérant élamite.

Anunit de Sippar-Anunit reçut aussi, un jour, une nouvelle destination, par le même procédé violent, et alla habiter Arrapha (Nabon., Scheil, IV, 15-23).

Nabuchodonosor Ier rapatrie Bel d'Élam en Babylonie. II, il.

Agum-kak-rime en avait fait autant, pourMarduketSarpanit, quisetrouvaientaHani.il, 15.

Sous Nabu-nasir, Téglatphalasar d'Assyrie pille la ville de Sapazza, et enlève les dieux

(Chron.Babyl., B. I, 1-6).

Sous Nergal usezib, les Élamites enlèvent les dieux d'Uruk, mais le roi de Babylone réussit

à les récupérer (Ibid., III, 1-3).

Sennachérib, en 689, déporte à Assur le dieu Marduk, qui y reste 21 ans en exil (Nabon.,

Scheil, I, 22-25).

Sous Asaraddon, les dieux d'Aganê que les Élamites avaient ravis, rentrent en Aganê

(Chron.Bab., B. VI, 17-19).

Assurbanipal, à son tour, vide les temples de Suse, emportant les statues en or, argent, cuivre ou pierre précieuse, des divinités, et réduit en poussière les dieux et déesses de moindre valeur (Assurb., VI, 64).

C'était donc un usage constant, dans les expéditions guerrières, de dérober, outre les objets d'utilité directe, immédiate, surtout les dieux, soit qu'on leur attribuât une vertu ou valeur sur- naturelle, soit que la cupidité y trouvât son compte, puisque ces statues étaient souvent en matière

précieuse.

Je ne vois rien de tel à penser lorsqu'il s'agit de notre Obélisque. Il n'avait, en effet, ni valeur mystique, ni valeur vénale. Voulait-on faire disparaître un titre de propriété? Il suffisait de le marteler, comme il est arrivé pour des documents de même ^ genre, tel un kudurru entièrement écaillé, avec intention évidente, que nous avons trouvé à Suse.

D'ailleurs, si les terrains énumérés dans l'Obélisque sont tous situés en Babylonie, qu'était-ce que la Babylonie, au point de vue géographique et commercial, par rapport à l'Elam, et inversement? C'était non seulement, à cette époque, deux pays voisins; c'était un même pays. On sait, par les milliers de tablettes de comptabilité, trouvées à Telloh et Niffer, par quelles relations étroites, hommes et choses de Sirpurla et de Nipur se rattachaient à >^\ HU^ÏÏ <Ia , idéogramme qui cache le nom même de l'antique Suse.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

Quelle apparence qu'un vainqueur ou suzerain puissant n'ait pu ériger ce lourd document non au centre, mais dans le voisinage seulement, des lieux intéressés, et ne l'ait, dans une autre de ses capitales, confié à la garde du fameux Susinak, dieu des temples de Suse?

D'ailleurs, le texte môme du monument trahit assez qu'en ces temps, sous Manistu-irba, l'Élam avait affaire au roi de Kis, comme à son suzerain. Ikrub-Ea, fils d'Ikilum, ancien (abi) de la ville deNIM(ki) ne peut être un étranger, bien qu'il soit marqué comme Elamite (D. 12, 5). Un dieu élamite apparaît aussi, fréquemment, dans la riche onomastique de l'Obélisque. Enna Hum, A. 6, 1 1 ; A. 10, 14; UR-SAG (Qarrad)-Hum, D. 10, 1 ; Sumu Hum, D. 10, 9, sont des noms dont le deuxième élément est certainement un dieu (et le dieu élamite Hum), comme il résulte de noms analogues, Enna-Ea, D. 9, 15; Sumu ilu EN-ZU, C. 15, ult. (cf. Iti-Hum, ZA., XII, 333 b, 3, Scheil, Listes onom.) et Iti-Êa, D. 11,9. Dès cette époque sans doute des dieux comme Lagamal et Hum pénétrèrent dans le Panthéon babylonien. C'est ainsi que Hum est assimilé dans R., III, 67, 29 a (restitution certaine), et R., III, 68, 17 c, au dieu SUL-PA-UDDU1.

1. Cf. le vieux texte, Co. 3, Prov. Sippar, apparaît bien le caractère élamite du mot Hum.

1 gi(f) > g'-

fsarru da]n-nu roi puissant,

[sarru] Kis roi de Kis,

pa-sis ili prêtre de Dieu,

5 . pa-te-si (an) EN-L1L 5 patési de Bel,

sakkanak (ilu) A-MAL lieutenant d'A-MAL,

la-bi-in libitti Ie mouleur de briques,

lama ni-ti l'investisseur (de villes),

e-pis mal-ki ie créateur de princes,

,o. ^^L. ,~,Jf- A-a '0- à (an = ana) A-a

ka!-la-ti la fiancée

•^ « >SwT damede

2" Col. 2a CoL

1 . ma-am-man la iz-zi-za 1 personne ne demeura,

la ka-da-a ni fut inactif! (ma)

nap-har um-ma-ni-ya la totalité de mon armée,

a-na se-na en deux parts

5. lu-u a-zu-uz 5. je divisais.

An-sa-an ki Ansan

u ^T al Hu-um-ki et les forces (êmuqu)de la ville de Hum

lu SAG-GIS-RA (= anâr) je brisais (mot à mot amhas qaqqadi)

lu e-be-el et dominais !

10. sarru An-sa-an-ki 10. le roi d'Ansan

u £:T al Hu-um-ki et les forces de la ville de Hum,

it-ti ir-bi avec les revenus

u ki-sa a-na et les présents vers

ma-ki

15. lu-u-se-si 15- )e fis sortir!

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

Manistu-irba, roi de Kis, a donc pu placer lui-même, à Suse, notre Obélisque.

Il faut conclure d'une manière analogue, pour les nombreux kudurru trouvés dans la même ruine, appartenant tous à l'époque kassite, et se rapportant tous exclusivement à des propriétés sises en Babylonie. L'un d'eux a été comme écaillé sur toute sa surface, à petits coups de marteau, si bien qu'il n'en reste guère que quelques signes au commencement des colonnes, et des traces de reliefs dans la partie supérieure; vestiges suffisants pour permettre de lui assigner la même époque qu'aux autres kudurru. Pourquoi cette destruction, si déjà, par le fait d'un prétendu transfert de Babylonie en Susiane, il était perdu pour l'intéressé? Qui pouvait y gagner ou y perdre, tant chez les Élamites que chez les Babyloniens ? Il est vrai que le roi Melisïhu (voir plus loin) dit dans son kudurru, III, 43 . . . 54.

Zakutu ali (ki)-su

ina TAG (na)-ru-a isturma ina eli eqli-su ana kudur darâti izib

les franchises de son domaine

sur cette pierre il a écrites, et sur son champ, comme borne éternelle, il a laissées.

Mais ce texte n'implique pas nécessairement, et pour tous les cas, la présence matérielle du kudurru sur le champ dont il y est question. Nous en avons la preuve dans un autre kudurru, celui de Nazimaruttas (voir plus loin, médaillons 1 et 2). Un premier exemplaire de la donation rédigée sur argile, fut placé sous la garde du dieu :

isturma mahar ilisu usziz.

Cette terre cuite fut brisée par un écroulement de mur, et le texte fut reproduit sur la pierre que nous possédons, et placé (au même endroit, devant les dieux).

La stèle de victoire de Naram-Sin (voir plus loin) suggère les mêmes réflexions générales. Pourquoi ce grand roi et conquérant, qui a perpétué sa mémoire à Maradda(ki), à Sippar, à Babylone, à Nipur, à Telloh, et beaucoup plus au nord dans le pays de Mardin et Diarbékir le relief de Constantinople fut trouvé (cf. Scheil, Rec. des Trav., XV, 62), pourquoi n'aurait-il pas érigé cet imposant monument, dans le pays d'Élam conquis ou reconquis par lui, alors qu'à Suse même, nous trouvons une brique de construction à son nom ?

Pourtant, ce monument même fournit une objection à l'encontre. Dans le texte anzanite, en effet, nous croyons lire que Sutruk-Nahhunte trouva cette stèle, dans un lieu appelé Si-ip-pir ou Sippara, et qu'il la transporta à Suse, pour la vouer au dieu In-Susinak. A première vue, il semble donc que le lieu d'origine en fût Sippara, au royaume d'Aganê, au pays même de Naram-Sin. Je n'en crois rien. Le texte anzanite ne paraît faire aucune allusion à une guerre ; peut-être même, Sutruk-Nahhunte considérait-il Naram-Sin comme un ancêtre, ou du moins un antique prédécesseur, dont il fallait honorer la mémoire, conserver et respecter les monuments.

Aussi bien, ne manquons-nous point de localités importantes désignées sous le nom de Sippar; les plus connues sont : Sippar sa Samas, Sippar sa Anunit, en Babylonie; Sippar Amnanu

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

(Scheil, Nabon., IV, 29, 30) au pays probablement élamite ou limitrophe d'Élam, appelé Amnanu.

Bien mieux, les briques de Kuk-Kirpias, deTemti Halki, et le texte deMutabil, sakkannak de Dûr-ilu, (voir plus loin), mentionne un NIM-ma Si-par(ki) ou NIM-tim Si-par(ki) allant de pair avec $usi(ki) et Susi Barasimki. Ne serait-ce pas dans cet Elam sipparénien, ou dans le Sippar élamite, que Sutruk-Nahhunte aurait rencontré la stèle de Naram-Sin, avant de la transporter à Suse, chef-lieu désormais unique du royaume?

En résumé, je n'ose me prononcer catégoriquement sur cette question de provenance.

OBÉLISQUE DE MAWSTU-IRBA

ROI DE KIS

Face A Col. 1. Prologue résumant tout le document

1 ki

g1 .ki

5. . . . (9X 1080) + . . .40U 5GAN1 5. Champ de x+ (9X 1080) + . . .

4 ou 5 unités de superficie Ma-an-is-tu irba Manistu-irba

sar roi

Kis de Kis

isîm a acheté.

Col. 2. 1 . ... GAN Col. 2. Une terre de x unités de su-

perficie, sîm-su sa valeur

1. Sans ignorer le système de mesures agraires préconisé par M. Reisner, nous préférons suivre celui de M. Oppert qui nous paraît plus plausible, en l'occurrence.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

SE GUR SAG GAL

sîmu 5 . i siqlu kaspi

i SE GUR SAG GAL

kasap-su

24 Ys sa ma-na 3 siqlu 1 ma-na

sihru kaspi sîm GAN 10. 3 7s sa ma-na kaspi LAL 1

KUD (nO siqlu1 NIN Kl NIN GAN

1 su-ga-nu kaspi mas-ga-na-at

KI-LAL-B1 15 siqlu kaspi

1 subatu SU-UL A-PAL

I-ti ilu

màr La-mu-sa (ou LA MU-SA)

pân abarakki

1 subatu SU SE GA

»5

Col. 3.

10,

étant de x GUR de blé,

au prix 5 . de 1 sicle d'argent par GUR de blé ; (d'où) sa valeur en argent ; 24 mines y8l 3 sicles, 1 minette

d'argent, prix du champ : 10. et 3 mines a/3 d'argent, moins une fraction de sicle, additionnellement au prix du champ.

1 suganu d'argent 2

du poids de 15 sicles,

1 vêtement SU-UL A-PAL3.

(pour) Iti ilu,

fils de Lamusa',

chez Yabarak;

1 vêtement SU SE GA,

[5

Col. 3.

mu

1 subatu SU SE GA Lam(u7)-gi-um màr E-pi-ir MU-NÊ 1 subatu SU SE GA E-pi-ir sal-lum {ou ilum ?) mâr Is-tup (ilu) ÊN-ZU

SU-NIGIN (66) 1 su-ga-nu

kaspi mas-ga-na-at 5U-NIG1N 1 subatu SU-UL

A-PAL

mu

1 vêtement SU SE GA, (pour) Lamgium, filsd'Epir MU-NÈ5; 1 vêtement SU SEGA, (pour) Epir sallum, fils d'Istup Sin6.

1 o . Total : 1 suganu d'argent . . .

Total : 1 vêtement SU-UL A- PAL,

,. Les chiffres entre parenthèses se réfèrent à notre liste des signes de l'Obélisque publ.ée plus loin.

2 Kaspu masganat rappelle erû abbultum, erû maskanu, erû zuqaqipu de V, 27, 38 e.

, SU-UL = nasû A-PAL = data, naqû. S'agit-il d'un vêtement propre au travail d irrigation ? ! Lslgae ^ n'existe pas dans cl texte. N'y serait-il pas confondu .vec le signe W Oj™ - Lanl-u, cf. Lamu-unl, A. ,8, ,9 et^m. Les deux signes ont être unfilet a 1 origine, cf. ^]V (ku us> - «*» (Delitzsch, Enlsteh., p. 165, note).

5. Epir serait-il nom divin, cf. infr., 3, 7 ? Ou est-ce nBK=zanâ««?

6. Rac. epû ou P]Btt>; sens : féconder, faire abonder.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

SU-NIGIN 3 subatu SU SE GA NIN BA GAN i Su-ru-us (4)GI i 5 . mâr I-ti ilu qat La-mu-sa pàn abarakki i Is-tup (ilu) ÈN-ZU Col. 4. 1 l-NÉ(ilu)ÊN-ZU

2 mâr Gal-zu daïan mâr-mâr Su-mu Hum

Total : 3 vêtements SU SE GA, en don pour le champ. 1 Surus GI. 15 . fils d'Iti ilu:

de chez Lamusa, chez Vabarak;

1 Istup Sin Col. 4. iI-NÊSin\

2 fils de Galzu-daïan, petits-fils (ou gens) de Sumu-

Hum°.

5. SU-NIGIN 7 KAL

TIL-LU GAN

akalu kaspu

1 Ilu A-ha

màr Sal-lu-lu 10. rab-mâti

1 DIR-UM(SI + A-UM)

mâr La-mu-sa

pân abarakki

1 A-ar ili 1 5 . mâr Karib(97)-Ba-lum

ri'u

1 (ilu) ÊN-ZU AL-SU (irba)

5 . Total : 7 individus,

serfs du champ3,

avec nourriture et salaire.

1 Ilu Aha,

fils de Sallulu, 10. grand du pays ;

1 DIR-UM,

fils de Lamusa ;

chez Vabarak;

1 Aiar ili4, 15. fils de Karib-Balum \

le berger ;

1 Sin irba,

1. La lecture I-nè-Sin me paraît encore douteuse et I-bil possible. Cf. C. 4, 2, I-NÊ ZU-AP; que serait l'œil de l'apzu ?

2. Cf. C. 1 1, 2, Sumu Êa ; C. 10, 9, Sumii GI ; C. 15, ult., Sumu-Sin. Hum est classé avec les dieux assyriens, R., III, 67, 29 a ; R. , III, 68, 17 a. Cf. sup. p. 4.

3. TlL = asâbu, gamâru, Brunn., 1492, 1499; les deux valeurs mènent au sens de « serfs », celui qui est attaché à la glèbe, celui qui la prépare pour la culture. Cf. R. II, 15, 30-31 c. d., istu kirâ ina zaqapi igdamru : « Après avoir cultivé les vergers en les plantant. »

4. « Rejeton du dieu. »

5. Sub valeur de KA + SU (cf. Delitzsch, Handw., 350 b) dans SUB-SUB = luqinu, Brunn., 860, il y a sans doute KA -f- SU à restituer. L'emploi phonétique de Sub dans notre transcription est évidemment plus hypothé- tique que la valeur idéographique, Brunn., 821-824, Karibu «prêtre », que nous employons ailleurs, lorsque suit un nom divin, et celle de « dieu Karibu », lorsqu'il prend lui-même la place occupée dans des passages analogues par des noms divins. Rien de plus naturel que le nom de Karibu pour un nom de prêtre. Voir Muss.-Arn. WM 434 b. Quant au dieu Karibi, il existait réellement (Peiser, Babyl. Vertr. (ilu) Ka-rib, XXVIII, 7 ; (ilu) Ka-ri-bi, LXIII, 2). Balum est le dieu NU-ME-A. R. II, 49, 33. Cf. infr., D. 10, 13.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

màr A-ar ili pân Karib(97)-Ba-lum 20. 1 UT IS (Tam-mil ?) 1 ZU-ZU (= Emqu) Col. 5. 2 màr Is-tup (ilu) EN-ZU

mâr-mârGir(6)-raimhas(=RA) 1 A-ma (ilu) ÊN-ZU mâr Ga-zu-a-lum 5 . pân Sal-lu-lu 1 Ilu A-zu màr A-si-gu-ru-tu 1 Karlb (97) (ilu) Da-gan mâr Al-la-la 10. 1 Gir(5)-zu-ni

mâr ME-SI(?)(i^)i-lum

fils d'Aiar ili, chez Karib-Balum ; 20. 1 UT-IS, 1 ZU-ZU, Col. 5. 2 fils d'Istup Sin,

petits-fils de Girra initias'. 1 Ama Sin2 fils de Gazualum, 5 . chez Sallulu. 1 Ilu Azu, fils d'Asigurutu3 ; 1 Karib Dagan, fils d'Allala; 10. 1 Girzuni

filsdeME-SI(?)ilum\

SU-NIGIN 10 KAL ah TIL LU GAN 15. SU-NIGIN SU-NIGIN 20-3 KAL mâr-mâr ME-ZI-ZI (4Xi8o) + 5+i8+uGAN

sim-su

(4x6oo)+( 5x60)4-30+6+75+7» SE GUR SAG GAL 20. sîmu Col. 6. 1 siqlu kaspi

1 SE GUR SAG GAL kasap-su

Total : 10 individus, associés aux serfs. 1 5 . Total des totaux : 20 moins 3 individus, gens de ME-ZI-ZI Champ de 821 unités de su- perficie, sa valeur (étant de) 2736 V. V. GUR de blé,

20. au prix Col. 6. de 1 sicle d'argent

par GUR de blé ; (d'où) sa valeur en argent :

!. RA est évidemment à lire lapàtu, mahâsu, sabâtu, d'où Girra imhas, conformément aux attributions de ce dieu. Qu'on se rappelle R. IV, 35,7, Is ^^ Gir-ra, il faut lire Is-qis Girra. ^^ a non seulement la valeur qas, mais aussi celle de qis, comme il ressort de Asurn., I, 96, u-rak- £Z^ il faut le prétérit urakkis et non urakkas, comme fait l'éditeur de la KB. Delitzsch lit usalbi (rD1?); l'isolement de cet exemple permet de contester que sa lecture soit certaine. Cf. GES-TIN= J^K composé de ^ et de ^K.

2. Cf. ZA., XII, 337, Scheil, idem.

3. L'original a plutôt Abagurutu.

4. Cf. SI-TUK =palhn, Brunn., 4217; ME-SI-TUK-ZU = ardu palhu, ibid., 10415. Ou bien le deuxième signe est-il DE? Cf. Scheil, Rec. de signes, nos 46 et 71. On le retrouve Cyl. Gud.. A. 20, 16; 28, ti, 24, et Hilpr., OBI., I, pi. phot, VII, col. 3, 13.

10

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

Col.

45 72 ma-na 6 siqlu 2 ma-na

sihru kaspi 5 . si m G AN

7 ma-na LAL 9, 1 KUD siqlu

kaspi NINKININGAN

1 su-ga-nu kaspi mas-ga-na-at

KI-LAL-BI 1 5 siqlu kaspi 10. 1 subatu SU-UL A-PAL

Ên-na Hum

AB + AS(M3)ali

Dûr-(ilu) ÈN-ZU(ki)

mâr I-mi (ilu) ÊN-ZU 15. 1 subatu SU SE G A

Su-ni-um

mâr Gir(5)-zu-ni

IS

1 subatu SU SE GA 20. Gir(?)-zu-ni

mâr Is-tup ilu

1 subatu SU SE GA

ZU-ZU

mâr A-ar E-a

Col.

45 mines et l/s, 6sicles, 2 minettes d'argent, 5. prix du champ;

et 7 mines, moins 9 sicles et une fraction de sicle,

additionnellement au prix du champ.

1 suganu d'argent

du poids de 1 5 sicles ; 10. 1 vêtement SU-UL A-PAL,

(pour) Enna-Hum ',

ancien2 de la ville

de Dûr-Sin,

fils d'Imi Sin ; 15. 1 vêtement SU SE GA,

(pour) Sunium,

fils de Girzuni,

fonctionnaire IS;

1 vêtement SU SE GA 20. (pour) Girzuni

fils d'Istup ilu,

1 vêtement SU SE GA,

(pour) ZU-ZU,

fils d'Aiar Êa.

5. SU-NIGIN 1 su-ga-nu kaspi

mas-ga-na-at SU-NIGIN 1 subatu SU-UL A-

PAL SU-NIGIN 3 subatu SU SE GA NIN BA GAN

1 I-li KAL

10. 1 I-mi (ilu) EN ZU

2 mâr En-na Hum

5. Total: 1 suganu d'argent

10

Total : 1 vêtement SU-UL A-

PAL, Total : 3 vêtements SU SE GA, en don pour le champ. 1 Ili KAL,

1 Imi Sin,

2 fils de Ênna-Hum,

1. Ennâ-Hum est un nom comme Ennê-Istar (roi de Kis), OBI., II, t. 104, ç, 6, et quant au sens, une sorte d'invocation.

2. Signe AB renfermant le signe AS; s'est peut-être perpétué sous la forme simple AB qui a la valeur abu ou sîbn « ancien », si bien adapté à ces textes. Cf. D. 12, 4, a-bi ali NIM(ki). Il y a les anciens de telle ou telle ville; 20 les anciens sine addito, témoins ou arbitres dans la vente, et enfin les anciens du champ, qui paraissent en être les propriétaires.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

1 1

15

AB + AS('4?)ali Dur (ilu) ÊN-ZU (ki) 1 (ilu) ÈN-ZU a-ar mâr A-ar È-a 1 I-li sa-tus mâr Du-da-tus (182) 1 I-nin ME-SUM mâr Dam-ba-ba

20

Col. 8.

>5

ancien de la ville de Dûr-Sin ; 1 Sin aiar, fils d'Aiar Êa; 1 Ili satus, fils de Dudatus; 1 Inin ME-SUM, fils de Dambaba;

20.

SU-NIGIN 10- 1 KAL TIL-LU GAN

akalu kaspu mâr-mâr SI-SA(9i)-NI

5. (4xi8)+iGAN

sîm-su

(4x6o) + 3 + V.+V. SEGUR SAG GAL

simu

1 siqlu kaspi 10. 1 SEGUR SAG GAL

kasap-su

4 ma-na kaspi 3 siqlu 1 ma-na sihru

sîm GAN

Y, ma-na 6 i KUD siqlu kaspi 15. NIN Kl NIN GAN

1 subatu SU SE GA Ilu ba-ni mâr Ra-bè ilu pân La-mu -um 20. sangu (173) (ilu) ZA-MAL-MAL 1 subatu SU SE GA Karibu sa MA-MA

Col. 8. Total: 10 moins 1 individus,

serfs du champ, (avec) nourriture et salaire. GensdeSI-SA-NI. 5 . Une terre de 73 unités de su- perficie, sa valeur étant de243GUR2/5 + y3„debIé,

au prix de

1 sicle d'argent, 10. leGURdeblé,

(d'où) sa valeur en argent :

4 mines d'argent, 3 sicles, 1 mi- nette

prix du champ;

et y, mine 6 sicles, et 1 fraction, 15. additionnellement au prix du champ.

1 vêtement SU SE GA,

(pour) Ilu bani,

fils de Rabê ilu '

chez Lamum, 20 . prêtre de ZA-MAL-MAL8 ;

1 vêtement SU SE GA,

(pour) Karibu sa MA-MA \

1. Rabê si fréquent n'est-il pas à lireRa-am; cf. S-^H et ÎXJS&H.-

2. ZA-MAL-MAL, dieu de Kis, R. II, 61, 52.

3. MA-MA, nom divin, R. III, 67, 14 c.

12

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

Col. 9. mâr Ur (ilu) NIN-KAR (-°7) Col. 9.

SU-NIGIN 2 subatuâUSEGA NIN BA GAN 5. SU-NIGIN 2 KAL 5.

TIL-LU GAN akâlu kaspu mâr mâr La-mu-um sangu (.73) (ilu) ZA-MAL-MAL

10. 10.

SU-NIGIN io8o+i8o+(i8x4) + 1 GAN

GAN GUR (?5)

iltanu

Si-lu-ga ali UD 1 5 . GAN GUR

amurru

La-mu-um

GAN LUGAL

GAN GUR 20. sadû

nâr Diglat (46)

GAN GUR

sûtu(IM-HU + SI)

En-bu ili 25. SU-NIN 10. GAN Ba-az-ki Col. 10.

fils de Ur (ilu) NIN-KAR.

Total : 2 vêtements SU SE GA,

en don pour le champ.

Total : 2 individus,

serfs du champ,

avec nourriture et salaire :

gens de Lamum,

prêtre de ZA-MAL-MAL.

Col

Total (de tout ce qui précède) : 1333 unités de superficie

mesuré (ou limité)

au nord '

(par) le siluga* de la ville de UD ; 1 5 . mesuré

à l'ouest

par Lamum

et le champ du roi ;

mesuré 20. à l'est

par le Tigre ;

mesuré

au sud'

par En-bu-ili 25. SU-NIN.

Canton de Baz-(ki)3

1 Du-da-tus

màr Ur-NIN 5 . Kis-ki

1 Dudatus, fils d'Ur-NIN, 5. de la ville de Kis ;

1. A noter les vieilles formes pour indiquer le nord et le sud. Pour HU + SI, le vieux texte de Sippar du Musée de Constantinople a HU-MÂ (cf. Scheil, Rec, XXII, 29, texte OBI., pi. phot. VI et VII, passim).

2. Sduga ne signifierait-il pas ici les environs de la ville de UD, la partie campagne par opposition à la ville proprement dite? Silakku rentre dans le même ordre d'idées (Del. HWB), est un synonyme de alu ; et le sens s'adapterait bien au texte suivant : ana nâri u bûri lu atmâ ana sert kakki u silakki atmà. « J'ai invoqué le fleuve et la fontaine, j'ai invoqué le champ d'armes (?) et la campagne habitée » (Sm., 949, obv. 34).

3. Baz(ki), R. V, 34, II, 30; Nabuch., Grotef., II, 48. Ê-dur-gi-na, temple de Bêl-sarbi, dieu de Baz.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

'3

i (ilu) ÊN-ZU is-sap

i Sal-la-la

i Gimil i-li-su

3 mâr ZU-ZU 10. pân A-ar E-a

i Du-da-tus

mâr Sal-la-la

MU

pân Ên-na Hum 15. AB + AS (i4î)ali

Dûr(ilu) ÊN-ZU(ki)

25

Col. ii,

10

10.

l5

SU-NIGIN 5 KAL

AB + AS AB + AS (ni) GAN 20. (3x60) +10 KAL mâr mâr

Dûr(ilu ÊN-ZU(ki) akâlu usakal (98)

1 A-li a-hu

mâr NI-BA URU IM

ah sarri

1 ZU-ZU

dup-sar

SU-AB

mâr La-mu-um

1 SIT(m6)-ZI

ummanu

dup-sar

1 (ilu) Ma-lik napistu irba (IN-

ZU) mâr I-da ili1 rab-sukkalli (58) iMA-MASER(io5)SU mâr NA-NI sakkannaki

Col. 11

1 Sin issap ;

1 Sallala;

1 Gimil ilisu;

3 fils de ZU-ZU,

chez Aiar Ea ;

1 Dudatus,

fils de Sallala,

MU,

chez Enna-Hum,

ancien de la ville

de Dûr-Sin.

Total : 5 individus des anciens du champ ; 20. (et) 190 individus, gens

de la ville de Dûr-Sin, il nourrira.

10.

1 Aliahu,

fils de NI-BA URU IM,

frère du roi ;

1 ZU-ZU,

scribe,

SU-AB,

fils de Lamum ;

1 SIT-ZI,

artiste,

scribe ;

1 (ilu) Malik-napistu irba,

fils de Ida ili,

grand sukkal;

1 MAMA SER SU (kisru irba),

fils de NA-NI,

le prince ;

1. Cf. B. 4, 42, avec il, (77).

M

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

15. 1 Gimil (ilu) Da-gan

mâr Bel i-li

pân Na-zi-tim

sabrû (30) bîti

1 Is-ga-lum 20. mâr Sa-ni

1 Bil-su ZID(>78)ib-nim

1 E-a ra-bê

2 mâr A-hu HU pân Al-lu-lu

25 . 1 In su-mi-su da-nu Col. 12. mâr Is-a-lum

pân gallî (TE LAL) rabî 1 Karibu sa i-li mâr Bc-li GI 5 . sakkannak amil GIS TI 1 Ut-ti-ru

1 Sar-ru GI i-li

2 mâr Pal-GA

10. pânNAR (ko) (ou LUL)

1 I-li sar-ru

mâr I-ti SE

sakkannak

amil GIS GID DA 15. 1 Il-su irba

mâr MU-MU

gallabi (SU-I)

pân Al-lu-lu

1 A-GIS-BIL(?.)-KAL 20. 1 Dûr-su-nu

2 mâr Su-ru-us GI

pân Asaridu (KUR-SIS) pa-te-si

15. 1 Gimil Dagan,

fils de Bel ili,

chez Nazitim,

le voyant du temple ;

1 Isgalum, 20. fils de Sani ;

1 Bil-su ZID ibnim ;

1 Êa rabê ;

2filsdeAhuHU'

chez Allulu; 25 . 1 In sumisu danu, Col. 12. fils de Isalum,

chez le guerrier chef;

1 Karibu sa ili,

fils de Bêli GI (kînu), 5 . le chef,

des citoyens GIS TI ;

1 Uttiru

1 Sarru GI ili ;

2 fils de Pal-GA', 10. chez le NAR3

Ili sarru,

filsd'ItiSE4,

le chef,

des citoyens GIS GID DAB; 1 5 . Ilsu irba,

fils de MU MU,

le tondeur,

chez Allulu ;

A-GIS-BIL-KAL, 20. Dûrsunu,

2 fils de Surus-GI,

chez Asaridu,

le patési,

1. Cf. A. 15, 8; n, 23, MA-MAHU.

2. Cf. A. 15, 12, Pal Ê-a. GA est nom divin par analogie.

3. Cf. le ^1*" £l^ ^pjS: des palais royaux d'Assyrie.

4. SE, nom divin par analogie, c'est-à-dire Nabû. Cf. Scheil, ZA. XII, 341, JJ»~\ *~>Ç- SE et Brunn., 4416.

5. « Aux longs bois » (lances ?)

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

'5

GIS-UH (m?) (ki) 25. 1 I-zi-ir qul('58)-la-zi-in Col. 13. mâr Gimil i-li

QA SU GAB

1 U(i)-za-si-na-at (Bel... ?)

màr Ki-ti-ti (ou Ki-ti TI) 5 . 1 GIS KU GA SU AL SI-IN

mâr Tam-ma

1 Ur(ilu)SIR(74)

mâr LUGAL KU-LI (ibru)

1 Zi-gur MU-NÈ 10. mâr I-li a-hi

pân galli rabî

1 MA-MASER(.65) SU

mâr Ra-bê ilu

pân Sal-la-la 1 5 . 1 MU-MU

mâr Ur-Marad-da

1 Ên-bu ili

mâr Du-da-tus

pân rab-sukkal-li 20. 1 Gal-zu daïan

mâr I-ti NAP {ou Bel)

Ud-kib-nun(ki)

iU(oMBèl)GI§BIL(5i)GAZU

mâr Gir-ru-su 25 . amil SI Col. 14. 1 SA (9.) NAQAR(49)

mâr NI SI SI

nu-tur SA(54)-NA-É (ou sa NA-É)

1 KAL i-li 5 . mâr Gir-é (ilu) Ma-lik

pân MASKIM(-38)-GÈ

1 URU KA GI-NA

deGISUH(ki'); 25. Izîr qullazin2, Col. 13. fils de Gimil ili

QASUGAB;

Uzasinat,

fils de Kititi; 5. GISKUGASUALSIN,

fils de Tam-ma;

Ur(ilu)SIR,

fils de LUGAL KU-LI3;

Zigur MU-NÊ, 10. fils de Ili ahi,

chez le guerrier-chef;

MAMA SER SU, (kisru irba)

fils de Rabè ilu,

chez Sallala; 15. MU-MU,

fils deUrMaradda;

Ênbu ili,

fils de Dudatus,

chez le grand sukkal; 20. Gai zu daïan,

fils de Iti NAP (Bel)4.

de Sippar;

UGISBILGAZU,

fils de Girrusu, 25. le veilleur (?) ; Col. 14. SANAQAR,

fils de NI SI SI,

préposé aux ;

v

KAL ili,

fils de Giré Malik,

chez le ;

URU KA GI-NA,

r. Pour l'identification de GIS-UH-(ki) avec le Djokha actuel, voir Scheil, Recueil de Trav., XIX, p. 62. et

XXI, p. 125.

2. « Il a haï leur crime (?) »

3. Brunn., 10579.

4. Brunn., 3851.

i6

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

Col. 15.

mâr ÊN-GIL(im)-SA

pa-te-si 10. Sir-pur-la-(ki)

1 Da-num

mâr Is-qu ili

rab-mâti

1 I-sub(97)-lum 1 5 . mâr Il-su ra-bê

pa-te-si

Ba-si-me-ki

1 La-ni

mâr Is-mâ GA 20. pânArURUIM

1 Sal-lu-lu

mâr Ik-ru-ub ilu

pân A-gu-tim

1 Ga-ni i-li

mâr La-mu-sa

TIG-GAB-A-KI (Kutha)

1 I-li sa-tus

mâr SU-DA-TI

1 Iq-su zi-na-at

mâr I-si-me

nu-tur AB + ASAB + AS(.43) 5 . 1 Bel (1) bi-in sar ali

mâr UR UR

pân rab sukkal-Ii

1 MA-MA HU

mâr I-NÊ-NÊ 10. nu-tur SA(54)-NA-Ë 1 Bel (i) bi-in sar ali

mâr Pal E-a

25

fils d'ÊN-GIL-SA, patesi

10. de Sirpurla; Danum, fils d'Isqu ili, grand du pays; Isublum.

15 . fils de Ilsu rabè, patesi

de Basimeki; Lani, filsd'IsmâGA'

20. chezAr URUIM; Sallulu, fils d'Ikrub ilu, chez Agutim; Gani ili,

25. filsdeLamusa, de Kutha; Ili satus, Col. 15. fils de SU-DA-TI2;

Iqsu zinat, fils de Isime, préposé aux anciens; 5. Bel bin sar ali3, filsdeURUR, chez le sukkal-chef; MA-MA HU, fils de I-NÊ-NÊ,

10. préposé aux ;

Bel bin sar ali3, fils de Pal Êa,

1. GA, nom divin par analogie. Cf. I§mâ->-»f-, B. 2, 5. Cf. A. 12, 9, Pal-GA et Pal Êa, A. 15, 12.

2. Nom rappelant celui du père de Sargani sar ali, DA-TI Bel, que je ne puis lire comme Hilprecht, hù-(ti) Bel. OBI., pi. II, 2. Ce serait plutôt imhur Bel.

3. Bel donne (imper.) ou a donné le roi de la ville, « J"3. Bin Gani sar ali », donne, ô dieu Gani, le roi de la ville. Gani peut être, en effet, un nom divin. Cf. A. 14, 24, Gani ili, et B. 5, 13, Ilu Ga-ni. Même explication pour Sar(ixv), Gani sar ali : « Éclaire, ô Gani, le roi de la cité. » Remarquez que les deux sar ont un signe différent l'un de l'autre. Le style des omina : LUGAL-GINA et sarru-kînu, est de fabrique postérieure et tronque le nom. R. V. 41, 29 a-b, sar-ga-nu= dannu serait un mot différent.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

'7

15

25

Col. 16.

Gir-da-ni-(ki)

1 A-hu tàbu (HI)

mâr Su-nu-nu

pân Ha-lum

1 Su-nu-nu

mâr Ilu KAL

sangu (123) (ilu) A-MAL 20. I-NÊURU-(ki)

1 Du-da-tus

mâr I-su ilu

mâr mâr A-hu HU

Da-mi-gi-(ki)

1 Sar-ru i-li

mâr Sar-ru Dûri

sa'ilu

1 I-li A-hi

mâr Ilu A-ha

1 Da-qu

mâr Gir-zu-ni

1 MU-SA GIR-su-nu

mâr Da-da-lum

dup-sar

1 NA NE UM

mâr I-ti TI 10. Da-mi-gi-(ki)

in Dan-ni uru is-tim

1 Tu-li-da-da-nam mâr I-li-ni

pân MU-NA

S

15

de Girdani(ki); Ahu tâbu, 15. fils de Sununu, chez Halum; Sununu

flls de Ilu KAL, prêtre du dieu A-MAL, 20. àl-NÊ URU (ki); Dudatus, fils d'Isu ilu, petit-fils de Ahu HU, à Damigi(ki) ; 25 . Sarru ili,

fils de Sarru Dûri, le prêtre ; Col. 16. Ui Ahi,

filsd'Ilu Aha; Daqu,

fils de Girzuni ; 5. MU-SA GIR-sunu, fils de Dadalum, scribe ; NA NE UM, filsdeltiTI', 10. à Damigi(ki),

dans le district de .Danni uru

istim ; Tulidadanam, fils d'Ilini, chez MU-NA.

SU-NIGIN 50-1 mâr mâr

A-ga-nê-(ki)

AB + AS AB + AS(M3)GAN

!5-

Total : 50 moins 1 , gens

d'Aganê,

anciens du champ.

20. G AN Ba-az-(ki)

20. Canton de Baz(ki),

r. TI, nom divin par analogie, cf. Scheil, ZA. XII, 336 b., JH "*f ^V^ans l'Obéi., passim, Ili Êa, lli Nabû, Iti ilu.

i8

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

25

in Dûr(ilu) EN ZU-(ki) Ma-an-is-tu irba

sar Kis isîm

Face B

25

dans le district de Dur Sin(ki)

Manistu-irba

roi

de Kis*,

a acheté.

Col. i,

mâr tum

li

Col. 2.

, . . kaspi KI-LAL-BI . . . siqlu kaspi i subatu SU- UL A-PAL 5. Saq-qul('58)-lum 1 subatu SU SE GA A-hu MU-NÊ 1 subatu SU SE GA SUB SUB (97) 10. [3] mâr Ê-a ra-bê 1 subatu SU SE GA Nanâ AL-SU (irba) mâr Is-tu-tu ' 4 mâr mâr pân A-zub(97)Hum

1 subatu SU SE GA 5 . Is-mâ ilu

1 subatu SU SE GA I-ti ilu

dup-sar

2 mâr Ilu QAR (49) 10. 1 subatu SU SE GA

Ê-a TIG (i4«) mâr Is-tu-tu

Col. 1. fils de tum,

un d'argent,

du poids de x sicles ; 1 vêtement SU-UL A-PAL 5. (pour) Saqqullum ; 1 vêtement §U SE GA (pour) Ahu MU-NÊ; 1 vêtement SU SE GA pour SUB-SUB; 10. 3 fils d'Êa-rabê ;

1 vêtement SU SE GA Col. 2. (pour) Nanâ irba

fils d'Istutu ' ; 4 petits-fils (ou gens) de chez

Azub Hum 3; 1 vêtement SU SE GA 5 . (pour) Ismâ ilu ;

1 vêtement SU SE GA pour Iti ilu,

scribe ;

2 fils d'Ilu QAR;

10. 1 vêtement SU SE GA, (pour) Êa-TIG fils d'Istutu';

1. Impossible de ne pas relever, à la fin de cette première partie de l'inscription, que le nom de Kis, quand il s'agit de la ville bien strictement, est suivi de (/a), au lieu que dans le titre royal on veut désigner vaguement tout le royaume, ce déterminatif manque. Les Assyriens écrivaient indifféremment mât Assur et mât Assur{ki). Les pré- déterminatifs mât, alu ne sont pas employés dans notre Obélisque.

2. Le rapprochement de E-pi-ir i-lum A. 3, 7 et de TU-TU C. 3, 10 rend ici une lecture Epir TUTU plausible.

3. Notre lecture ressort de OBI, I, pi. VII, col. VI, 14, A-zub i-lum. Il faut donc rendre aussi plus haut A. 14, 14 hub Hum.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

19

Col. 3. 1 subatu SU SE GA Col. 3.

Gir-zu-ni mâr La-mu-um 4 mâr mâr Da-tum 5. 1 subatu SU SE GA

Karibu sa (ilu) ZA-MAL-MAL

mâr MU-MU

mâr mâr Gir-am (ilu) Ma-lik 1 subatu SU SE GA 10. NU-RA amat ili

marat Karibu sa NU-NI mâr mâr BU-IM Col. 4. xMÂ-DU-DU Col. 4.

SU-NIGIN 2 ki-li-lum kaspi

' SU-NIGIN 2 subati SU-UL A- PAL

5. SU-NIGIN 10- 1 subati SU SE GA

NIN BA GAN

SU-NIGIN 11 KAL

TIL LU GAN

akâlu kaspu 10. 1 SU AD-MU (ou Gimil abiya)

mâr La-mu-um

1 I-da il (77)

1 Su-ru-us GI

2 mâr Il-su QAR (49) 15. 1 Zi-ra

Col. 5. mâr Ilu KAL Col. 5.

1 A-da-da mâr Il-ka ME-IR

3 + 2 mâr mâr Da-tum

1 vêtement SU SE GA (pour Girzuni, fils de Lamum ; 4 petits-fils (ou gens) de Datum. 5 . 1 vêtement SU SE GA

(pour) Karibu sa (ilu) ZA-MAL- MAL, fils de MU-MU, petit-fils de Giram (ilu) Malik ;

1 vêtement SU SE GA, 10. (pour) NU-RA,

servante du dieu,

fille de Karibu sa NU-NI,

petite-fille de BU-IM,

nautonier.

Total : 2 kililum (ronds) d'ar- gent,

Total : 2 vêtements SU-UL A- PAL, 5 . Total : 10 moins 1 vêtements SU SEGA,

en don pour le champ.

Total : 1 1 individus,

serfs du champ,

avec nourriture et salaire. 10. SU AD-MU

fils de Lamum,

Ida il',

Surus GI,

2 fils d*Il-su QAR; 1 5 . Zira,

filsd'Ilu KAL;

Adada,

fils d'Ilka ME-IR';

5 petits-fils (ou gens) de Datum :

1. Le même nom est écrit A, 1 1, 10 Ida- >-J\-. Ce dernier signe permute quelquefois dans notre inscription avec le signe £z£^:TT et v, v. Voir les noms Dur il et Apra il.

2. a Ton dieu est Adad. »

20

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

Col. 6.

Col.

5 . Gimil Nanâ

mâr ME sa-lim

mâr mâr KA-KA

i Ilu A-zu

mâr I-zu-bu io. 1 Karibu (97) sa Il(77)-la

mâr Ur(ilu) NIN-KAR

2 mâr mâr A-zub(97)Hum

1 Ilu Ga-ni

mâr Sal-lu-lu 1 5 . mâr mâr Gir-am (ilu) Ma-lik

SU-NIGIN 10- 1 KAL ah TIL-LU GAN

5. GAN GUR (35)

iltanu

mâr mâr KU-KU

GAN GUR

sûtu 10. sa-ad Gu-ni-zi

GAN GUR

sadû

ME sa-lim

mâr sarri 15. GAN GUR

amurru

BAR-(ki)

GAN Ba-ra-az edin (196) -(ki)

in Kis-(ki)

Col. 6.

Col.

5 . Gimil Nanâ,

fils de ME salim,

petit-fils de KA-KA;

Ilu Azu,

filsd'Izubu; 10. Karibu sa Illa',

fils d'Ur(ilu) NIN-KAR;

2 petits-fils d'A-zub Hum;

Ilu Gani,

fils de Sallulu, 15. petit-fils de Giram (ilu)Malik.

Total : 10 moins 1 individus, associés des serfs.

5. mesuré (ou limité)

au Nord :

(par) les gens de KU-KU ;

mesuré

au Sud 10. (par) le montGunizi;

mesuré

à l'Est

(par) ME salim 2

fils du roi; 15. mesuré

à l'Ouest

par la ville de BAR(ki);

Canton de Baraz edin(ki),

dans le district de Kis.

60 + 20 mâr mâr Kis-(ki) 5 . in Ga-za-lu-(ki) akalu usakal

60+20 gens de Kis, 5 . dans Gazalu(ki) il nourrira.

1 . Nom divin, par analogie.

2. Cf. C. 10-23. Salim Ahu. Ahu peut être nom divin. C. 17, 3. Ahu is-sap. B. 1, 7. Ahu MU-NE.

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

(La suite comme A. 10 penult. à A. 16 conclusion excl.) Col. 14. Conclusion : Col. 14.

19. GANBa-ra-az-edin(i0)-(ki)

20. in Kis-(ki)

2 1 . Ma-an-is-tu irba

22. sarru

23. Kis

24. isîm

19. Canton de Baraz edin(ki)

20. dans le district de Kis.

21 . Alanistu-irba

22. roi

23. de Kis, 2,1 . a acheté

Face C

Col. 1,

Col. 2.

Col. 3.

...GAN

[sim] su

... [x SE]x 3600 (i85) [GUR S]AG GAL

simu

5. [1 siqlu] kaspi

[1 SE] GUR [SAG] GAL

1 (erû) pa-da-ru-um siparri simu 1 GIS-KU (175) 5 siqlu kaspi kasap-su-nu 5. 1 ma-na kaspi LAL 5 siqlu 3 SAB IMÊR

simu

.an

KI-LAL-BI y, sa kaspi

1 (erû) HA-ZI siparrî

1 subatu SU-UL A-PAL

ZU-ZU

5 . mâr Ur-Marad-(72)da mâr-mâr I-ki-lum

Col. 1

Col.

Col. 3.

Champ de.r unités de superficie,

sa valeur

étant de x GUR de blé,

au prix 5 . de 1 sicle d'argent le GUR de blé.

1 padarum de cuivre, au prix, chaque instrument ', de 5 sicles d'argent. Leur valeur 5. est doncde 1 minemoins 5 sicles. 3X4 ânes ' au prix de

Son poids est de '/a ^e mine

d'argent, 1 HA-ZI de cuivre, 1 vêtement SU-UL A-PAL, (pour) ZU-ZU, 5. fils d'Ur-Marad-da, petit-fils d'Ikilum,

1. Comme il ressort du calcul fait sur un passage analogue complet (C col. 8, 1 1 à 18), GIS-KU ne peut avoir ici que le sens d'outil en général.

2. C'est par le calcul aussi qu'on arrive à conclure de C,' col. 8, 18 à 25, que SAB équivaut à un groupe de quatre.

23

OBÉLISQUE DE MAN1STU-IRBA

Col. 4.

Col. 5.

IO.

10.

pa-te-si

KISLAH-(ki)

1 subatu SU-UL A-PAL

TU-TU

1 subatu SU-UL A-PAL

I-NÊ ZU-AP

mârUr SIT('46)-an-ni

1 subatu SU-UL A-PAL

Ti-ru-um

mâr A-da-na-ah

mâr mâr I-ti Ê-a

1 subatu SU SE GA

AMAR (7») URU URU

1 subatu SU SE GA

Be-li sa-tu

mâr ZU-ZU

mâr mâr Ur Marad-da

[pân I-k]i-lum

1 subatu SU SE GA I-li A-hi

2 mâr A-hu MU-NÊ mâr mâr Is-tup Ilu

5 . pân Ê A-A

1 subatu SU SE GA Ra-bè Ilu

mâr Karibu (97) sa E-a 1 subatu SU SE GA

10. Ga-at-lum (ou Qat Hum)1 1 subatu SU SE GA DAR(29)-MA SIB (40) 1 subatu SU SE GA Be-li ba-ni

15. 3 mâr Ur ZU-AP

Col.

Col. 5.

10.

10.

10.

patesi

de KISLAH (ki) ; 1 vêtement SU-UL A-PAL (pour) TUTU,

1 vêtement SU-UL A-PAL,

(pour) I-NÊ apzu,

fils d'Ur SIT-anni;

1 vêtement SU-UL A-PAL,

(pour) Tirum,

fils d'Adanah,

petit-fils d'Iti Êa;

1 vêtement SU SEGA,

(pour)AMAR URU URU ;

1 vêtement SU SE GA,

(pour) Beli satu,

filsdeZUZU,

petit-fils d'Ur Maradda,

chez Ikilum;

*5

1 vêtement SU SEGA, pour Ili Ahi,

2 fils d'Ahu MU-NÊ, petits-fils (ou gens) d'Istup Ilu, chez Ê A-A; (ou dans le temple

d'AA) 1 vêtement SU SE GA, (pour) Rabê Ilu, fils de Karibu sa Êa ; 1 vêtement SU SE GA (pour) Gatlum 1 vêtement SU SE GA (pour) DAR-MASIB2; 1 vêtement SU SE GA, (pour) Beli bani;

3 fils d'Ur apzu,

i. Cf. A/4, 3 et la note.

2. DAR-MA, nom divin par analogie. Cf. D. 10, 4, DAR-MA ba-ni; ou faut-il lire SU-MA...?

OBÉLISQUE DE MANISTU-1RBA

23

mâr mâr Il-su la-ba 1 subatu SU SE GA ... ni . . . [l]a-ba Col. 6. I-ki-lum

1 subatu SU SE GA A-hu HU

2 mâr Is-mâ ilu

5. 1 subatu SU SEGA Gal-zu

mar UR-SAG UD-KIB-NUN -(ki)

1 subatu SU SE GA DUP-SI-GA

10. 1 subatu SU SE GA Gimil i-li

2 mâr Gal-zu

mâr-mâr UR-SAG UD-KIB- NUN-(ki)

5 mâr mâr 1 5 . SIT(m6)-NA-AT (ou Sitnat)

1 subatu SU SE GA

DUP-SI-GA

mâr I-ki-lum

mâr mâr Ur NIN 20. 1 subatu SU SEGA

Ma-la NI-SU (ou Mala irba)

mâr DUP-SI-GA

[mâr] mâr I-ki-lum

... A-a Col. 7. 1 subatu SU SE GA

ME SIS SIS

mâr Bara(63)gi-si

mâr mâr Ur (ilu) ÊN-LIL

petits-fils de Ilsu laba1; 1 vêtement SU SEGA, ... ni, ... laba, Col. 6. (pour) Ikilum;

1 vêtement SU SEGA, (pour) Ahu HU,

2 fils d'Ismâ ilu;

5. 1 vêtement SU SE GA, (pour) Galzu, fils de Qarrad Sippar(ki) ;

1 vêtement SU SE GA, (pour) DUP-SI-GA ;

10. 1 vêtement SU SE GA, (pour) Gimil ili;

2 fils de Galzu,

petits-fils de Qarrad Sippar(ki;

5 gens 15. deSIT-NA-AT.

1 vêtement SU SE GA

(pour) DUP SI GA,

fils d'Ikilum,

petit-fils d'Ur NIN;

20. 1 vêtement SU SE GA,

pour Mala NI-SU,

fils de DUP-SI-GA,

petit-fils d'Ikilum;

(dans le temple) d'A-a;

Col. 7. 1 vêtement SU SE GA,

(pour) ME SIS SIS,

fils de Bara gi-si,

petit-fils d'Ur (ilu) Bel.

S

5'

SU-NIGIN 1 SAB IMÊR + BAR + AN

Total : 1x4 ânes,

1. A rapprocher de ce nom, La-ba- »~«Jf-, fréquent à la même époque.

24

OBELISQUE DE MANISTU-IRBA

Col. 8.

SU-NIGIN i GIS TUL (.74)

GAR («87) SU SU-NIGIN 1 ki-li-lum kaspi SU-NIGIN 1 (crû) HA-ZI

siparri 10. SU-NIGIN 6 subati SU-UL A-

PAL SU-NIGIN 20 subati SU SE

GA NIN BA GAN SU-NIGIN 26 KAL mâr mâr Karibu(97) US-GAL

1 ^ . pa-te-si

KISLAH-(ki) TIL-LU GAN akàlu kaspu

(3X 1080) + (3 x 180)+ (3x18) GAN

20. sim-su

(3 SEx36oo) + (3x6oo)+(3x6o)

GURSAG G AL sîmu

1 siqlu kaspi 1 SEGURSAGGAL

25. kasap-su

3 GUN(mi)33 raa-na kaspi sîm GAN

40 GUN sipàtu (>8o) si mu 5 . 1 siqlu kaspi

4 ma-na sipàtu kasap-si-in

10 ma-na kaspi

3 ki-li-lu kaspi

10. KI-LAL-BI 1 ma-na kaspi 6 (erû) HA-ZI siparri

4 (erû) na-ap-la-ga-tum siparri 3 (erû) par-sa-tum siparri sîm 1 GlS-KU

Col. 8.

Total : 1 instrument GlS TUL

GAR SU, Total : 1 kililum d'argent, Total : 1 HA-ZI de cuivre,

10. Total : 6 vêtements SU-UL A-

PAL, Total : 20 vêtements SU SE

GA, Don pour le champ. Total : 26 individus, gens de Karibu US-GAL,

1 5 . patesi

de KISLAH ki : serfs du champ, avec nourriture et salaire. Champ de 3834 unités de su- perficie,

20. sa valeur

étant de 12780 GUR de blé,

au prix

de 1 sicle d'argent par GUR de blé, 25 . d'où sa valeur en argent : 3 talents 33 mines, prix du champ. 40 talents de laine, au prix 5. de 1 sicle d'argent

les quatre mines de laine ;

d'où leur valeur

de 10 mines d'argent;

3 kililu d'argent,

10. du poids d'une mine; 6 HA-ZI de cuivre,

4 naplagatum de cuivre, 3 parsatum de cuivre, au prix, par instrument,

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

25

»5'

Col. 9.

20.

25

10.

5 siqlu kaspi

kasap-su-nu

1 ma-na 5 siqlu kaspi

3 SAB IMÊR+BAR+AN(»a)

si m

1 IMÊR+BAR+AN

1/3 sa kaspi

kasap-su-nu

4 ma-na kaspi 40 NI DUK(r56) sîmu

1 siqlu kaspi

10NIQA

kasap-su

3 ma-na kaspi

5 SAG-US

4 SAG-SAL sîmu

1 SAG

1/3 sa kaspi

kasap-su-nu

3 ma-na kaspi

1 martu

sîm-sa

13 siqlu kaspi

15. SU-NIGIN 21 1/3 sa ma-na LAL 2 siqlu kaspi NIN Kl NIN GAN

1 SAB IMÊR+BAR+AN iGISTUL(r74)GARSU

1 ki-li-lum kaspi 20. KI-LAL-BI 1/3 sa kaspi

1 (erû) na-ap-Ia-aq-tum siparri

15. de 5 sicles d'argent,

d'où leur valeur

d'une mine 5 sicles d'argent;

3x4 ânes,

au prix, 20. par âne,

d'un tiers de mine d'argent ;

d'où leur valeur

de 4 mines d'argent.

40 mesures d'huile". 25. au prix

d'un sicle d'argent Col. 9. les 10 qa d'huile,

d'où le prix

de 3 mines d'argent ;

5 mâles, 5 . 4 femelles,

au prix

par tète

de 1/3 de mine d'argent,

d'où la somme 10. de trois mines d'argent ;

une fille,

au prix

de 13 sicles d'argent.

15. Total : 21 mines 1/3 moins 2 sicles d'argent,

additionnellement au prix du champ.

1x4 ânes;

1 instrument GIS TUL GAR SU;

1 kililum d'argent, 20. dont le poids est de 1/3 de mine;

1 naplaqtum de cuivre;

1. De même que la mesure qa col. 9, I, suit la substance qu'elle mesure, ainsi notre signe qui suit la substance de l'huile ne peut être qu'une mesure ou un vase, c'est-à-dire t||5. Donc : 40 pots d'huile à 1 sicle les 10 qa : prix total 3 mines, ou 180 sicles : d'où 1.800 qa pour 40 pots, ou 45 qa pour 1 tT|^ ou karpatu.

4

36

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

i subatu SU-UL A-PAL I-ti Ê-a

mâr Ur Marad-da 25. mâr mâr Ur Kes(i22)-(ki) Col. 10. pânDUP-SI-GA

1 subatu SU-UL A-PAL I-ti ili

mâr Il-su QAR(49) 5 . 1 subatu SU-UL A-PAL Ê-KU-KU

2 mâr Su-mu GI

10. mâr mâr RAB-SUB(97) 1 subatu SU SE GA DA-DA mâr Ur Marad-da

1 subatu SU SE GA 15. KAMA-MA

mâr Ilu QAR (49)

2 mâr mâr Ur kes(i22)-(ki) pân DUP-SI-GA

1 subatu SU SE GA 20 . Dam-ba-ba

mâr Ilu QAR

1 subatu SU SE GA

Sa-lim A-hu

mâr DA-DA 25 . 2 mâr mâr

Ra-bê ilu Col. 11. 1 subatu §U SEGA

Su-mu E-a

1 subatu SU SE GA

Ê DA-DA 5 . 2 mâr Karibu (97) sa Nanâ (121)

mâr mâr RAB-SUB

1 subatu SU SE GA

1 vêtement SU-UL A-PAL, (pour) Iti Êa, fils d'UrMaradda, 25 . petit-fils d'Ur Kes(ki), Col. 10. chez DUP-SI-GA;

1 vêtement SU-UL A-PAL, (pour) Iti ili,

fils d'IIsu QAR; 5. 1 vêtement SU-UL A-PA1, (pour) Ê-KU-KU,

2 fils de Sumu GI',

10. petits-fils de RAB-SUB2; 1 vêtement SU SE GA, (pour) DA-DA, fils d'Ur Maradda;

1 vêtement SU SE GA, 15. (pour) KA MAMA,

fils d'Ilu QAR,

2 petits fils de Ur Kes(ki) 5 ; chez DUP-SI-GA ;

1 vêtement SU SE GA 20. (pour) Dambaba,

fils de Ilu QAR ;

1 vêtement SU SE GA

(par) Salim Ahu,

fils de DA-DA, 25. 2 petits-fils de

Rabê ilu; Col. 11. 1 vêtement SU SE GA,

(pour) Sumu Ea;

1 vêtement SU SE GA,

(pour) Ê DA-DA, 5. 2 fils de Karibu sa Nanâ,

petits fils de RAB-SUB;

1 vêtement SU SE GA,

1. GI, nom divin par analogie, cf. Sumu Êa C. II, 2.

2. Nom propre, ou nom de fonction rab-karibu comme rab-sukkalli.

3. Le signe 122 et le mot Kes (ki) indique un lieu particulier comme il ressort de ce petit texte OBI. I. Autogr. pi. 8, 14. (An) Nin-har-sag, nin-a-ni UR (an) GUR, us dan-ga, lugal sis ab ki ma, lugal Ki-ên-gi ki burbur kit, KeS ki, ki ag-ga-ni, mu-na-ru. « A Ninharsag... le Kes-ki son lieu bien aimé, il a construit. »

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

27

Col. 12.

IluNC-IT

mâr I-ti E-a 10. màr mâr Ur Marad-da

pân Ur Kes(i22)-(ki)

1 subatu SU SE GA

I-si-im ilu

mâr Im-tum 15. mâr mâr Ur kes(i22)-(ki)

SU-NIGIN 1 SAB 1MÊR +

BAR + AN SU-NIGIN 1 GIS TUL (-74)

GARSU SU-NIGIN 1 ki-li-lum kaspi 20. SU-NIGIN 1 (erû) na-ap-la-aq-

tum siparri SU-NIGIN 4 subâti SU-UL A-

PAL SU-NIGIN 8 subâti SU SE GA NIN BA GAN SU-NIGIN 12 KAL 25. mâr mâr DUP-SI-GA pân SUB (97) sa-ru-um nu-tur sa-ad BAR (alu) IM-(ki)

TIL-LU GAN

5 . akalu kaspu

(ixi8o)+(7xi8) GAN

sîm-su

600 + (7x60) SE GUR SAG GAL 10. sîmu

1 siqlu kaspi

(pour) Ilu NU IT,

fils de Iti Êa, 10. petit-fils de Ur Maradda,

chez Ur Kes(ki);

1 vêtement SU SE GA,

(pour) Isim ilu,

fils d'Imtum 15. petit fils de Ur Kes(ki)

Total : 1x4 ânes,

Total : 1 GIS TUL GAR SU

Total : 1 kililum d'argent, 20. Total : 1 naplaqtum en cuivre,

Total : 4 vêtements SU-UL A-

PAL, Total : 8 vêtements SU SE GA, don pour le champ. Total: 12 individus. 25. gens de DUP-SI-GA, Col. 12. chez SUB sa-ru-um",

préfet de la montagne BAR(alu) IM

(ki) - : serfs du champ, 5 . avec nourriture et salaire.

champ de 306 unités de super- ficie, sa valeur étant 1020 GUR de blé;

10. le prix étant

à 1 sicle d'argent

1. Karibu sarum. Cf. R., II, 34, 3, 32, sarû synonyme de lagin isitti et musarbidu syn. de sukkallu.

2. BAR = ahâtu « montagne voisine de. . . » (?).

28

OBÉLISQUE DE MAN1STU-IRBA

i Se gur sag gal

kasap-su 1 7 ma-na kaspi 1 5 . sîm GAN

7 GUN LAL 12 ma-na sipâti

si mu

i siqlu kaspi 4 ma-na sipâti (>8o) 20. kasap-si-in

i 2/3 sa ma-na 2 siqlu kaspi

NIN Kl NIN GAN

1 subatu SU SEGA ZU-ZU

25 . 1 subatu SU SE GA Gir-é SUB

2 mâr Is-mâ ilu pân nagiri (56)

Col. 13. mârmàrURUR

Si (ou pân) PA-HI

SU-NIGIN 2 subati SU SE GA 5. NIN BA GAN SU-NIGIN 2 KAL mâr mâr UR-UR SI (ou pân) PA-HI TIL-LU GAN 10. akâlu kaspu

SU-NIGIN 6x1080 GAN

GAN GUR (35)

iltanu 15. nârZI-KALA(.72)-MA

GAN GUR

sûtu

Bit Gis-ma-nu (ki)

GAN GUR 20. sadû

Col.

!3-

le GUR de blé,

la somme du prix

est de 17 mines d'argent, 1 5. prix du champ.

7 talents moins 12 mines de laine,

au prix

de 1 sicle d'argent

les 4 mines de laine, 20. d'où la somme du prix:

1 mine 2/3 de mine, et 2 sicles d'argent,

additionnellement au prix du champ.

1 vêtement SU SE GA,

(pour) ZU-ZU;

1 vêtement SU SE GA, (pour) Gir-é

2 fils d'Ismâ ilu, chez le majordome, gens de UR-UR, chez PA-HI (ou Sl-PA-HI)

Total : 2 vêtements SU SE GA, 5 . Don pour le champ. Total : 2 individus, gens de UR-UR chez PA-HI (ou SI-PA-HI), serfs du champ, avec nourriture et salaire.

25

10

Total : 6480 unités de superficie,

mesuré (ou limité)

au nord 15. par le canal ZI-KALAMA ;

mesuré

au sud

par la tribu Bit Gismanu(ki);

mesuré 20. à l'est

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

29

25

Col. 14.

10

15

20.

nâr A-mas-ti-ak

GAN GUR

amurru

(ilu) A-MAL is-da-gal

mâr Sar-ru kînu

SUG (197) (ilu) Nin-har-sag

1 subatu SU SE GA

1 (erû) HA-ZI siparri

Pa-sa-ah ilu

Amil ZID (i78)-GID

mâr UR-UR

1 subatu SU SEGA

1 (erû) HA-ZI siparri

Ib-lul ilu

dup-sar

mar NU-GAL

1 subatu SU SE GA

1 (erû) HA-ZI siparri

Ur (ilu) NIN KAR («07)

SAG-TU (.83)

mâr BARA-(63) KI-BA

mâr mâr A-ku i-lum

25

Col. 14.

SU-NIGIN 3 subati SU SE GA SU-NIGIN 3 (erû) HA-ZI si- parri NINBA Amil GAN GID-DA

1 Karibu sa LU-LU

mâr Ilu A-zu

daïan

1 Gal-zu ilu

SU NIN

sangu (173)

(ilu) LUGAL Marad-da

1 Ilu ba-na

10

par le canal Amastiak;

mesuré

à l'ouest

par (ilu) A-MAL isdagal

fils de Sarru kînu.

Cannaie de (ilu) Nin-har-sag.

1 vêtement SU SE GA,

1 outil HA-ZI de cuivre,

(pour) Pasah ilu,

le meunier,

fils d'UR-UR ;

1 vêtement SU SEGA,

1 outil HA-ZI de cuivre,

(pour) Iblul ilu,

le scribe,

fils de NU-GAL;

1 vêtement SU SE GA,

1 outil HA-ZI de cuivre,

(pour) Ur (ilu) NIN-KAR,

le préfet (?)

fils de BARA KI-BA,

petit-fils de Aku ilum.

»5

20,

25

Total : 3 vêtements SU SE GA, Total : 3 outils HA-ZI de cuivre,

cadeau

aux arpenteurs.

1 Karibu sa LU-LU ' ,

fils de Ilu Azu,

le juge;

1 Galzu daïan,

SU NIN,

prêtre,

du dieu LUGAL Maradda

1 Ilubana,

1 1 ,.„„! Miyad-da si souvent nommé. Les syllabaires ajoutent ,. LU-LU, nom divin, par analogie- Le même que le Lugal Ma, arf rfa s. souvem -4- 4- pour préciser sans doute qu'il s'agit d'un Ninip de Maraddafk,). Vo.r Brunn., ,07,9.

30

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

AB+Aè(M3)ali Col. 15. mârSAB(«»7)TIG(«4«)BA

1 Bè-li a-mi màr Ur Ap-ra

pân DAR+A(îo)-TUM MU-DA 5 . 1 A-bu-bu màr I-mi ilu PA Ka-zu-ra-ak-(ki) 1 Is-tupilu

màr AMAR (7») URU URU 10. mârmâr sangu ('73) 1 MI-DAR+A (30) mâr I-ki-lum nu-tur 1 Na-na-ak-ki 15. 1 Ti-ir-su

màr Karibu (97) sa LU-LU mâr mâr PA-AL (sabrû) 1 I-li A-hi mârBIL-SAG 20 . nu-tur

1 Ma-an-sa-ki irba mâr A-BIL-DA 1 Ilu ba-ni

nu-tur MÂ-URU («08) 25. marRAB-SUB(97) 1 Na-mu-ru-um mâr I-da ilu iIHTIG

mâr Su-mu (ilu) ÊN-ZU Col. 16. iMi-it-tus

mâr Is-tup ilu nu-tur 1 Ilu ba-ni 5. mâr MI-SU+A (30) 1 DIR(28)-UM mâr I-ti (ilu) Da-gan

i. Ap-ra, non divin, par analogie. Cf. D. 5, 3, 4, rencontre Ida f>^\\ B. 4, 12, pour Ida >~*^- A. n, dans Surpu II, 163 (Zimmern).

ancien de la ville, Col. 15. filsdeSABTIGBA;

1 Bèli a-mi filsd'Ur Apra\ chez DAR+A-TUM MU-DA; 5. 1 Abubu, filsd'Imi ilu,

fonctionnaire de Kazurra(ki); 1 Istupilu,

filsd'AMAR-URU-URU, 10. petit-fils, du prêtre; 1 Ml-DAR+A, fils d'Ikilum,

préfet en chef de Nanakki ; 15 . 1 Tirsu,

fils de Karibu sa LU-LU, petit-fils du voyant 1 Ili Ahi,

fils de BIL-SAG, 20 . préfet ;

1 Mansaki irba, filsd'A-BIL-DA; 1 Ilu bani,

préfet de MÂ-URU 25. filsde(du?)RAB-SUB; 1 Namurum fils d'Ida ilu; 1 IluTIG, fils de Sumu Sin; Col. 16. 1 Mittus,

fils d'Istup ilu, préfet ; 1 Ilu bani, 5. fils de MI-SU+A; 1 DIR-UM, fils d'Iti Dagan;

Apra £~£^TY est évidemment pour Apra *-*\-, comme on 10. Le dieu Ya-ap-ru est nommé entre En Suèinak et Humban

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

3'

15

I TU-TU

mâr NI-NI 10. 1 A-ku Ê-a

mâr Karibu (97) sa E-a

Ur (ilu) ÊN-ZU

mâr Ur Isin (144)

nu-tur GIS-KIN (64) TI

1 Ur ÊN-GAL DU-DU

mâr Ur (ilu) Asnan (8l)

nu-tur Ê-mar-(42)za-(ki)

1 TU-TU

mâr Sal-la-la 20. ah Ra-bê ilu

1 Ilu QAR (49)

mâr Ti-li-lum

1 Ik-ru-ub ilu

mâr Karibu (97) sa SU

1 Ilu MU-DA

mâr I-ME-A

1 DAR(*>)-MA SIB (40)

mâr I-nin sa-tu

iUr(ilu)PA-GIS-BIL-SAG Col. 17. mâr Ê-IM-IL (60) (Bit mutlillû)

APINH-LUGAL

1 A-hu is-sap

mâr A-ha-ar-si 5 . 5 mâr mâr LUGAL Isin (144)

25

Col. 17.

1 TU-TU,

fils de NI-NI; 10. 1 Aku Êa,

fils de Karibu sa Ea;

1 Ur Sin,

fils d'Ur Isin,

préfet des GIS KINTI'; 15. 1 Ur ÊN-GAL DU-DU,

fils d'Ur (ilu) Asnan,

préfet d'Êmarza(ki) ;

1 TU-TU,

fils de Sallala, 20. frère de Rabè ilu;

1 Ilu QAR,

fils de Tililum;

1 Ikrub ilu,

fils de Karibu sa SU ; 25. 1 Ilu MU-DA,

filsd'I-ME-A;

1 DARMA SIB,

fils d'Inin satu ;

1 Ur (ilu) PA-GIS-BIL-SAG,

fils d'Ê-IM-IL,

jardinier du roi; 1 Ahu issap,

fils de Aharsi, 5 . petit-fils de LUGAL Isin

10

:5

SU-NIGIN 3 dup-sar SU-NIGIN 30 LAL 3 AB+AS

AB+AS(m3) 1 Be-li sa-tu 10 mâr Pa-sa-ah ilu amilZID(.78)-GID Is-lul ilu mâr Is-tup ilu 1 I-mi ilu mâr Karib (97) Be-li

10.

15

Total : 3 scribes,

Total : 30 anciens moins 3

1 Beli satu,

fils de Pasah ilu,

meunier ;

1 Islul ilu,

fils d'Istup-ilu;

1 Imi ilu,

fils de Karib Beli;

GIS-KIN-TI = /«s&ato.Suppl. Wôrt. B. Meissner, 105.

32

OBÉLISQUE DE MAN1STU-IRBA

30.

Col. 18

'•>

IO

»5

20

1 Ilu GI

mârGal-zu ilu

SU-NIN

sangu (173) 20. (ilu) LUGAL Marad-da

1 Ti-ru-um

mar Qar-su

rab-sukkalli

mâr-mâr I-URU-IS be-li 25. 1 IQBIL-GI

mâr Be-li TIG

nu-tur amil SI

1 I-da ilu

màr Ib-lul ilu

mâr mâr NU-GAL

1 Ilu A-ha

mâr Be-li TIG

nu-tur

1 NU-NI-DA

mâr Be-li a-mi

mâr mâr Ur Ap-ra

pân DAR+A(3o)-TUM MU-DA

1 Li-sa-lum

mâr Ur AN-KI

SUAZAG-DIM

20,

25

Col. 18.

1 Ilu GI

fils de Galzu ilu,

SU-NIN,

prêtre,

du dieu LUGAL Maradda;

1 Tirum,

fils de Qarsu,

gra.nd-sukkal;

petit-fils d'I-URU-ISbeli;

1 IQ BIL-SI, fils de Beli TIG, préfet des veilleurs (?) ;

1 Ida ilu,

fils d'Iblul ilu,

petit-fils de NU-GAL;

1 Ilu Aha,

fils de Beli TIG,

préfet ;

1 NU-NI-DA,

fils de Beli ami,

petit-fils de Ur Apra,

chez DAR+A-TUM MU-DA;

1 Lisalum,

fils d'Ur AN-KI,

l'orfèvre :

30

10

SU-N1GIN 10 mâr-mâr

AB+ASAB+AS (m?)

1 Bê-li TIG

mâr Ra-bê ilu

1 A-nu bel (>)_zu

mâr Ik-ru-ub ilu

1 Is-mâ ilu

mâr Ik-ru-ub Ê-a

1 I-ti ilu

màr Ha-da-bi

1 Karibu sa Nanâ

mâr KA MA-MA

1 Ur Ap-ra

*5

20.

Total : 10 fils des anciens. 1 Beli TIG, fils de Rabè ilu; 1 Anu belzu, fils d'Ikrub ilu; 1 Ismâ ilu, fils d'Ikrub Êa; 1 Iti ilu, fils de Hadabi; 1 Karibu sa Nanâ, fils de KA MAMA ; 1 Ur Apra,

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

îî

25. dup-sar

mâr Su-mu Hum

1 Dam-qu i-lum

mâr Ra-bê ilu

1 Karibu (97) sa LU-LU 30 . Rab-mâti

sa-ad BAR (alu) IM-(ki) Col. 19. 1 Ga-at-lum (ou Gat Hum)

mâr Ra-bê ilu

Ha-ar-ha-mu-na-ak-(ki)

1 UR-UR 5 . mâr Su-ni-um

Mar(42)-ur(>5o)-(ki)

1 Ra-bê ilu

mâr Il-su A-ha

Ka-dû('23)-lum-(ki) 10. 1 I-da ilu

mâr I-ku E-a

Ka-zu-ra-ak-(ki)

25. scribe,

fils de Sumu Hum; 1 Damqu ilum, fils de Rabè ilu; 1 Karibu sa LU-LU, 30. chef du pays

de la montagne BAR (alu) IM(ki) ; Col. 19. 1 Gatlum

fils de Rabê ilu, à Harhamunakki; UR-UR, 5 . fils de Sunium, à Mar-ur(ki) ; 1 Rabê ilu, fils de Ilsu Aha, à Kadûlum(ki); 10. 1 Ida ilu, fils d'Iku Êa, à Kazurakki.

SU-NIGIN i2nu-turuPA

*5-

SU-NIGIN SU-NIGIN 32 KAL

Marad-da-(ki)

AB+AS AB+AS

GAN . 20. 600(201) KAL

in Ga-za-lu-(ki)

akalu usakal

600(20.) KAL

SU 1 UTU 25 . 600+600(201) KAL

SU 2 UTU

in mas-ga-ni Be-li-ba-ni

abarak (92) (ilu) A-MAL is-da- gal

akalu usakal 30. Amil Marad-da-(ki)

Total : 12 préfets et fonction- naires.

J5- "

Total des totaux : 32 individus

de Maradda(ki)

des anciens

du champ. 20. (En outre) 600 individus

à Gazalu(ki)

il nourrira.

600 individus,

chaque jour (?), 25 . 1200 individus,

chaque deux jours (?),

dans l'hôtellerie de Beli bani

intendant d' A-MAL isdagal,

il nourrira. 30. (Tous), gens de Maradda(ki).

5

34

OBELISQUE DE MANISTU-IRBA

Suite comme A. 10 penult, etc., à A. 16 conclusion exclus. Conclusion :

Col. 24.

Col. 1.

Col. 2.

Col. 3.

Col.

27 GAN Marad-da-(ki)

28 Ma-an-is-tu irba

29 sarru

30 Kis

31 isîm

Col.

24.

27 Champ de Maradda(ki).

28 Manistu-irba

29 roi

30 de Kis

31 a acheté

... + 2GAN

sîm-su

....rSEx36oo(.s5)GUR GAL

Face D Col.

SAG-

1.

Champ de. . .+2 unités de super- ficie, sa valeur étant de .r GUR de blé;

simu

[1 siqlu] kaspi

1 SEGURSAGGAL

kasap-su Col. 2.

1 GUN 2 ma-na kaspi

sîm GAN

(6x6o)+i2 SE GUR SAG GAL

kasap-su

6 ma-na 12 siqlu kaspi

NIN Kl NIN GAN

1 SAB IMÊR+BAR+AN Col. 3.

1 GISTUL(.74)GARSU

1 subatu SU-UL A-PAL

1 ki-li-lum kaspi

KI-LAL-B1 15 siqlu kaspi

IQ BIL-GI

1 ki-li-lum kaspi

KI-LAL-BI 15 siqlu kaspi Col. 4.

1 subatu SU-UL A-PAL

Al-la

au prix 5 . de 1 sicle d'argent

le GUR de blé,

sa valeur

est de 1 talent 2 minesd'argent,

prix du champ.

372 GUR de blé, 5 . au prix

de 6 mines 12 sicles d'argent,

sont additionnels au prix du champ.

1x4 ânes,

1 instrument GIS TUL GAR SU,

1 vêtement SU-UL A-PAL,

1 kililum d'argent, 5. du poids de 15 sicles

(pour) IQ BIL-GI,

1 kililum d'argent,

du poids de 1 5 sicles,

1 vêtement SU-UL A-PAL,

(pour) Alla,

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

35

Col. 5.

Col. 6.

Col. 7.

2 mâr Ap-ra il

5 . mâr-mâr Is-tup-Bêl 1 subatu SU SE GA 1 (erû) par-sa-tum siparri SUB(97)SUGI SAG-TUO83)

mâr GIR-A-MU (ou Ardiya) mâr mâr Ap-ra il (77)

3 mâr mâr Ap-ra il (77) 5 . 1 subatu SU SE GA

Su-mu GI

1 subatu SU SE GA Bêl(i)li-id i-lum

2 mâr Dûr-il (77) mâr mâr Ib-bu-bu

1 subatu SU SE GA

Karibu sa KUR-KUR (PAP- PAP)

mâr LUGAL-Isin 5. 1 subatu SU SEGA

Ti-da-nu

mârlluMU-DA

mâr mâr Ur(ilu) SI-LU

1 subatu SU SE GA 10. KU-KU

mâr En-na E-a

mâr mâr ZI-ZI

1 subatu SU SE GA

Ilu A-ha 5 . mâr I-ti Nanâ

mâr mâr Amil SI

1 subatu SU SEGA

Gir-zu-ni

mâr Is-tup Karibi (97) 10. mâr mâr Si-na-na-tim

Col. 5.

Col. 6.

Col. 7.

Col. 8.

SU-NIGIN 1 SAB IMER + BAR+AN

Col. 8.

2 fils d'Apra il,

5. petits-fils d'Istup Bel ; 1 vêtement SU SE GA, 1 outil parsatum de cuivre, (pour) SUBSUGI chef,

fils de GIR-A-MU, petit-fils d'Apra il ',

3 petits-fils d'Apra il; 5. 1 vêtement SU SE GA,

(pour) Sumu GI;

1 vêtement SU SE GA, (pour) Bel lidilum;

2 fils de Dur il, petits-fils d'Ibbubu;

1 vêtement SU SE GA, (pour) Karibu sa KUR-KUR,

fils de LUGAL-Isin;

5. 1 vêtement SU SE GA,

(pour) Tidanu,

fils d'Ilu MU-DA,

petit-fils d'Ur(ilu) SI-LU;

1 vêtement SU SE GA, 10. (pour) KU-KU,

fils d'Ênna Êa,

petit-fils de ZI-ZI;

1 vêtement SU SE GA,

(pour) Ilu Aha, 5. fils d'Iti Nanâ,

petit-fils d'Amil SI;

1 vêtement SU SE GA,

(pour) Girzuni,

fils d'Istup Karibi, 10. petit-fils de Sinanatim.

Total : 1 x 4 ânes,

1. Apra est nom divin, cf. noie supra.

36

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

SU-NIGIN i GIS TUL (.74)

GARSU SU-NIGIN 2 ki-li-lum kaspi SU-NIGIN 1 (erû) par-sa-tum

siparri 5. $U-NlGIN2subatiSU-ULA-

PAL SU-NIGIN 8 subati SU SE GA NIN BA GAN SU-NIGIN 10KAL TIL-LU GAN 10. akâlu kaspu

GAN sa-ad Mil-ki-im in Zi-ma-na-ak

Col. 9. GANGUR(«)

iltanu

GAN An-za-ma-tim GANGUR 5 . amurru

nâr NUN-ME GAN GUR sûtu

GAN Mi-zu-a-ni-im 10. GAN GUR sadû GAN Si-im-tum

1 I-zi-lum 15. 1 En-na E-a Col. 10. 2mârUR-SAGHUMowQarrad

Hum mâr mâr TI-TI 1 Ilu A-ha

mar DAR(29) -MA ba-ni 5. PA

1 LUGAL-Isin

Total : 1 outil GIS TUL GAR

SU, Total : 2 kililum d'argent, Total : 1 parsatum de cuivre,

5. Total : 2 vêtements SU-UL A- PAL, Total : 8 vêtements SU SE GA, don pour le champ Total : 10 individus, serfs du champ, 10. avec nourriture et salaire. Champ de Mont Milkim, district de Zimanak

Col. 9. Mesuré (ou limité)

au nord

par le canton d'Anzamatim ; mesuré 5. à l'ouest

parle canal NUN-ME; mesuré au sud

par le canton de Mizuanim; 10. mesuré à l'est par le canton Simtum.

1 Izilum, 15 . 1 Enna Ea, Col. 10. 2 fils de UR-SAG Hum \

petits-fils ou gens(?) de TI-TI ;

1 Ilu Aha,

fils de DAR-MA bani,

fonctionnaire ;

1 LUGAL Isin,

1. Cf. Ennâ Hum, Iti Hum, Qat-Hum. Sumu-Hitn (sup.).

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

37

PA

màr Is-tup (ilu) ÊN-ZU

i Su-mu Hum 10. mâr Sa-tu-ni

i Karibu sa (ilu) NU-MUS-(74) DA

qat (ilu) NU-ME-A

i Ilu A-ha

qat Bi-e-tim Col. il. i Gir-é Karibi (97)

mâr Ilu A-ha

pânDÈ-DÈ(50

1 Ga-Ia-ab Ë-a 5 . mâr I-si-me

ri'u

Be-li MU-DA

mâr Su-mi SU

1 DIR(28)-UM 10. mâr Gu-ni-su

1 Ilu ba-ni

mâr A-hu pa-lik

mâr mâr Zi-im-tum

I Karib(97)-Isin 15. mâr NA-Ê-SUM Col. 12. dam-qar (49)

1 Ik-ru-ub E-a

mâr I-ki-lum

a-bi ali 5. NIM-(ki)

1 Karibu (97) sa (ilu) Adad

mâr I-dur (142) ma-at

1 Sa (91) i-li

mâr Karibu (97) sa MA-MA 10. pân Tu-kul(i58)-tim

fonctionnaire,

fils d'Istup Sin ;

1 Sumu Hum, 10. fils de Satuni ;

1 Karibu sa (ilu) NU-MUS- DA\

chez (ilu) NU-ME-A2;

1 Ilu Aha,

chez Bètim; Col. 11. 1 Giré Karibi '.

fils d'Ilu Aha,

chez DE- DE ;

1 Galab Êa. 5. filsd'Isime,

berger ;

1 Beli MU-DA,

fils de Sumi SU ;

1 DIR-UM, 10. fils de Gunisu;

1 Ilu bani,

fils d'Ahu palik,

petit-fils de Zimtum ;

1 Karib Isin, 15. fils de NA-Ê-SUM, Col. 12. marchand;

1 Ikrub Êa,

filsd'Ikilum,

ancien de la ville 5. deNIM(ki);

1 Karibu sa Adad,

fils d'Idur mat;

1 Sa ili,

fils de Karibu sa MA MA, 10. chez Tukultim4;

1. Adad ilu sagimu V, R. 46, 44 a, b..

2. Balum « Mercure », R. II, 49, 3, 33, Jens-Kosm. 124.

3. Ou Arad Karibi comme A. 14, 5; C. 12, 26; ei probablement ailleurs Ardam Malik pour Gir-am Malik, B. 3, 8; 5, 15.

4. La lecture qui du signe 158 n'est pas certaine. On le retrouve dans Saqqullum, B. 1, 5. Peut-être est-ce une variante de qu (154).

î»

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

i DAR («) -MA MU-TUM

mâr Ra-bê Ilu

pân (ilu) NIN-KAR (io7)

i Gir-zu-ni 15. mârGu-ni-su Col. 13. pânSAL-IMÈR

1 En-na E-a

màr A-ha-ar-si

nangaru (rôa) 5. 1 La-a-gur (3?)

màr URU SUB (97)

pàn Pl-GI ali

1 Su-mi SU

mâr Lu-da-na-at 10. ri'u

1 La-giSUB(97)

mâr Gir-zu-ni

1 La-gi SUB (97)

mâr SUB SUB (97) {ou Karib Karibi) 15 . pân gallabi

1 Gir-zu-ni

màr SUB SUB (97) Col. 14. amilSI

1 Su-ni-um

mâr Bi-im

pân ZI-ZI 15 . 1 I-nin sa-tu

màr En-na E-a

dam-gar (49)

1 Su-mi SU

mâr Lu-zu-su 10. pàn (ilu) ÈN-(ki)

1 A-ku i-lum

mâr NAR?(.77) i-lum

1 DAR-MA MU-TUM, fils de Rabê Ilu, chez le dieu NIN-KAR; 1 Girzuni,

15. fils de Gunisu, Col. 13. chez SAL-IMÉR';

1 En-na Èa, fils d'Aharsi, le menuisier ; 5. 1 Làgur,

fils d'URU SUB, chez PI-GIali; 1 Sumi SU 2, fils de Ludanat,

10. berger;

1 Lagi SUB, fils de Girzuni; 1 Lagi SUB, fils de SUB SUB,

1 5 . chez le tondeur; 1 Girzuni, fils de SUB SUB, Col. ^14. veilleur;

1 Sunium, fils de Bim, chez Zl-Zi ; 5 . 1 Inin-satu, fils d'Enna-E-a, marchand ; 1 Sumi SU, fils de Luzusu, 1 o . chez Ea ;

1 Aku ilum, filsdeNAR(?)ilunr,

1. Imertu ou Atânu (?).

2. SU, nom divin par analogie.

3. Le signe 177 est probablement un des multiples signes archaïques, qui se sont confondus pour former le signe moderne ^Tf:, avec ses nombreuses valeurs.

OBÉLISQUE DE MANISTU-1RBA

39

Col. 15.

pân Ur (ilu) AP 1 Zi-kar(-io)-su (ou SU) 15. mâr Ur (ilu) ÊN-LIL dup-sar

1 Du-da-tus mâr I-nê i-lum qat SIT BAR-(ki)

2 dup-sar

Col.

chez Ur(ilu) AP; 1 Zikarsu, 15. fils d'Ur Bel; scribe;

1 Dudatus, fils d'Inc ilum,

15. chez le prêtre de BAR(ki) (ou

chez SIT-BAR(ki)

2 scribes.

10.

NIGIN 30 KAL AB+AS AB+AS GAN RlT(.73)-TAB-(ki) 60+30+4 KAL mâr mâr

RIT(.7î)-TAB-(ki) akâlu usakal

10.

Total : 30 individus

des anciens du champ

de RIT-TAB(ki),

94 individus,

gens

de RIT-TAB(ki),

il nourrira

Suite comme A 10 penult., etc. à A. 16 conclusion exclus. Conclusion : Col. 22. 18. GANRIT(«73)-TAB-(ki) Col. 22.

19. Ma-an-is-tu irba

20. sarru

2 1 . Kis

22 . isîm

18. Champ de RIT-TAB(ki).

19. Manistu irba

20. roi

2 1 . de Kis

22. a acheté.

SYLLABAIRE DE L'OBÉLISQUE

(Dessiné par G. Jéquier)

i

■*-

4 -ii— -n/

6 -OX

7 "^F"

,0 -A )

«-<

12 -$-

«4 -4-> «s -4— <

16 -4-

i7 -f/ 18 -Hq

«9 -NTL 20 SSr* »-§-»

24

25 26

34 r=

36 <W

1

37 ,

38^£^

39=J=4]==(

4°=}=ffl

41 r£>

43=1

44 5]

45 4TXDBd>'

47 4HHr}

48 =5=

49 5

5°g£=*

52 13=13

53 ^>

54 ^>

55 3=#>

57

27 "U

*8TL!f 29 "1

+Lj_

58 ^p

61 l}_

62

.21 \

9a<hfff[ I23 <=!> 934

124 \^~

153

154 ff» I

«55 ff^b^

84 (jffff=l

86 -9"

LISTE DES NOMS PROPRES

(a) NOMS DE PERSONNES

A-ar È-a, père de ZU-ZU (Emqu). A. 7, 3. A-ar Ê-a, père de (ilu) EN-ZU a-ar. A. 7, 15. A-ar Ê-a. A. 10, 10.

A-ar ili, fils de Karib Ba-lum, berger. A. 4, 14. A-ar ili, père de (ilu) ÊN-ZU irba (AL-SU).

A. 4, 18. A-BIL-DA, père de Ma-an-sa-ki irba. C. 15, 22. A-bu-bu, fils de I-mi ilu, préposé de Kazurakki.

C. 15,5.

A-GIS-BIL-KAL, fils de Su-ru-us GI.A.12,19.

A-gu-tim. A. 14, 23.

A-da-da7 fils de Il-ka ME-IR, petit-fils de Da-

tum. B. 5, 2. A-da-na-ah, père de Ti-ru-um. C. 4, 6. A-zub Hum, grand-père de Saq-qul-lum, A-hu

MU-NÊ, SUB-SUB et Nanâ AL-SU. B. 2, 3. A-zub I.Ium, grand-père de Ilu A-zu et de

Karibu sa II— la. B. 5, 12. A-ha-ar-si, père de A-hu is-sap. C 17, 4. A-ha-ar-si, charpentier, père de En-na Ê-a.

D. 13, 3.

A-hu HU, père de Bil-su ZID ib-nim et de

Ê-a ra-bê. A. 1 1, 23. A-hu HU, de Damigiki, grand-père de Du-da-

tus et père de 1-su ilu. A. 15, 23. A-hu HU, fils de Is-mâ ilu, petit-fils de SlT-

NA-AT. C. 6, 3. A-hu HI (tâbu) fils de Su-nu-nu. A. 15, 14. A-hu is-sap, fils de A-ha-ar-si, petit-fils de

LUGAL (Sarru)-Isin. C. 17, 3. A-hu MU-NÊ, fils de Ê-a ra-bê, petit-fils de

A-zub Hum. B. 1, 7.

A-hu MU-NÊ, père de I-li (NI-NI) A-hi. C. 5, 3. A-hu pa-lik, père de Ilu ba-ni. D. 11, 12. A-ku Ê-a, fils de Karibu sa Ê-a. C. 16, 10. A-ku i-lum, grand-père de Ur-(ilu)NlN-KAR.

C. 14. 14. A-ku i-lum, fils de NAR i-lum. D. 14, ri. Al-la, fils d'Ap-ra il, petit-fils d'Is-tup Bel et

d'Ap-ra il. D. 4, 3. Al-la-la, père de Karib (ilu) Da-gan. A. 5,9. Al-lu-lu. A. n, 24. Al-lu-lu. A. 12, 18. A-li A-hu. fils de NI-BA (alu) IM, frère du roi.

A. 10, 2<).

A-ma (ilu) ÊN-ZU, fils de Ga-zu-a-lum. A. 5, 3. (ilu) A-MAL is-da-gal, fils de Sar-ru kînu.

C. 13, 24.

(ilu) A-MAL is-da-gal. C. 19, 28.

Amil SI (fonct. ?), grand-père de Ilu A-ha.

D. 7, 6. AMAR-URU-URU. C. 4, 9. AMAR-URU-URU, père de Is-tup ilu. C. 15, 9. A-nu bel (^)-zu, fils de Ik-ru-ub ilu. C. 18, 16. Ap-ra il, père de IQ BIL-GI et d'Al-la. D. 4, 4. Ap-ra il, grand-père de IQ BIL-GI, Al-la, SUB-

SU GI. D. 5, 4. Ar (alu) IM. A. 14, 20. A-si-gu-ru-tu, père de Ilu A-zu. A. <;, 7.

Ê A-A. C. 5, 5.

Ê-a ra-bê, fils de A-hu HU. A. 11, 22. Ê-a ra-bê, père de Saq-qul-lum, A-hu MU-NÊ et SUB-SUB. B. 1, 10.

6

42

OBELISQUE DE MANISTU-IRBA

Ê-a T1G, fils de Is-tu-tu, petit-fils de Da-tum. B. 2, II.

E-pi-ir MU-NÊ, père de Lam-gi-um. A. 3, 5. E-pi-ir i-lum, fils de Is-tup (ilu) ÊN-ZU. A. 5,7. Ê-DA-DA, fils de Karibu sa Nanà, petit-fils de

RAB-SUB (fonction.?) C. 11. 4. Ê-IM-IL (Bit mutlillû), jardinier du roi, père de

Ur(ilu) PA-G1S-BIL-SAG. C. 17, 1. Ê-KU-KU, fils de Su-mu-Gl, petit-fils de RAB- SUB (peut-être nom de fonction). C. 10, 8. Ên-bu ili (SU-NIN). A. 9, 24. Ên-bu ili, fils de Du-da-tus. A. 13, 17. ÊN-G1L-SA, patesi de Sirpurla, père de URU-

KA-GI-NA. A. 14, 8. (ilu) ÈX-ZU a-ar, fils de A-ar Ê-a. A. 7, 14. (ilu) ÊN-ZU is-sap, fils de ZU-ZU. A. 10, 6. (ilu) ÊN-ZU irba (AL-SU), fils de A-ar ili.

A. 4. 17. Ên-na Ê-a, père de KU-KU. D. 7, 1. Ên-na È-a, fils de UR-SAG HUM, petit-fils de

TI-T1. D. 9, 2. Ên-na Ê-a, fils de A-ha-ar-si, charpentier.

D. 13, 2. Ên-na Ê-a, marchand, père de I-nin sa-tu.

D. 14, 6. Ên-na Hum (ancien de Dûr-Sin), fils de I-mi

(ilu) ÊN-ZU. A. 6, 11. Ên-na Hum (ancien de Dûr-Sin), père de I-li

KAL et I-mi (ilu) ÊN-ZU. A. 7, 11. Ên-na HUM, ancien de Dûr-Sin. A. 10, 14.

BARA GI-SI, père de ME-SIS-SIS. C. 7. 3.

BARA KI-B A, père de Ur (ilu) NIN-KAR sag-tu. C. 14, 13.

Bel (^) bi-in sar ali, fils de Pal Ê-a, de Girda- niki. A. 15, 11.

Bel (<) bi-in sar ali, fils de UR-UR. A, 15, 5.

Bel (<) GIS BIL GA-ZU, fils de Gir-ru-su amil SI. A. 13, 23.

Bel (■() -za-si-na-at, fils de Ki-ti-ti. A. 13, 3.

Bel (BE) i-li, père de Gimil (ilu) Da-gan. A. 11, 16.

Bel (^) li-id i-lum, fils de Dûr-il, petit-fils de Ib-bu-bu. D. 5, 8.

Be-li GI sakkannak amil GlS-TI, père de Ka- ribu sa i-li. A. 12, 4.

Be-li a-mi, fils de Ur ap-ra. C. 15, 2. Be-li a-mi, père de NU-NI-DA. C. 18, 5. Be-li ba-ni, fils de UrZU-AB, petit-fils de 11-su

la-ba. C. 5, 14. Be-li ba-ni, abarakku. C. 19, 27.

Be-li MU-DA (= iqbî), fils de Su-mi SU- D. 1 1 , 7.

Be-li sa-tu, fils de Pa-sa-ah ilu amil Z1D-G1D, C. 17, 9.

Be-li sa-tu, fils de ZU-ZU, petit-fils de Ur- .Marad-da. C. 4, 11.

Be-li T1G, nulur amil SI, père de IQ BIL-GI. C. 17, 26.

Be-li T1G nutur, père de Ilu A-ha. C 18, 2.

Be-li TIG, fils de Ra-bê ilu. C. 18, 14.

BU-1M, navigateur, grand-père de NU-RA, ser- vante du dieu. B. 3, 13.

Bi-e-tim. D. 10, 14.

Bi-im, père de Su-ni-um. D. 14, 3.

B1L-SAG nutur, père de I-li A-hi. C. 15, 19.

Bil-su ZID ib-nim, fils de A-hu HU. B. 11, 21.

Ga-zu-a-lum, père de A-ma (ilu) ÊN-ZU. A. 5,4. Ga-la-ab Ê-a, fils de I-si-me, berger. D, 11, 4. Gal-zu, fils de UR-SAG Sippar, petit-fils de

SIT-NA-AT. C. 6, 6. Gal-zu, père de DUP-SI-GA et de Gimil i-li.

C. 6, 12. Gal-zu daian, père de Is-tup (ilu) ÊN-ZU et de

I-NÊ (ilu) ÊN-ZU. A. 4, 2. Gal-zu daian, père de I-ti NAP, de Sippar.

A. 13, 20. Gal-zu ilu, SU-NIN (fonctionnaire) du prêtre de

Lugal-Marad-da. C. 14, 24. Gal-zu ilu, SU-NIN du prêtre de Lugal-Marad- da, père de Ilu-kînu (GI). C. 17, 17. Ga-ni i-li, fils de La-mu-sa de Tig-gab-a-ki.

A. 14, 24. Ga-at-lum (nu Qat Hum), fils de Ur ZU-AB,

petit-fils de Il-su la-ba. C. 5, 10. Ga-at-lum, fils de Ra-bê ilu, de Harhamunakki.

C. 19, 1. Gu-ni-su, père de Dir(SI+A)-um. D. 11, 10. Gu-ni-su, père de Gir-zu-ni, D. 12, 15. Gimil (ilu) Da-gan, fils de Bel i-li.

A. 11, 15.

NOMS DE PERSONNES

43

Gimil (SU) i-li (NI-NI) -su, fils de ZU-ZU.

A. 10, 8.

Gimil i-li, QA-SU-GAB, père de I-zi-ir qul-

la-zi-in. A. 13, i- Gimil i-li (NI-LI), fils de Gal-zu, petit-fils de

UR-SAG Sippar et de SIT-NA-AT. C. 6, 1 1 . Gimil Nanâ, fils de Me sa-lim, petit-fils de KA-

KA. B. 5, 5. G1R-A-MU {ou Ardiya), père de SUB-SU GI

sag-tu. D. 5, 2. Gir-am (ilu) Ma-lik, grand-père de Karibu (sa)

(ilu) ZA-MAL-MAL. B. 3, 8. Gir-am (ilu) Ma-lik, grand-père de Ilu Ga-ni.

B. 5,15.

Gir-é Karibi, fils de Is-mâ ilu, petit-fils de UR-

UR. C. 12, 26. Gir-é Karibi, fils de Ilu A-ha. D. 11, 1. Gir-é (ilu) Ma-lik, père de KAL i-li (NI-NI).

A. 14, 5. Gir-zu-ni, fils de ME-DÊ (ou SI) i-lum. A. 5.

10.

Gir-zu-ni (IS), père de Su-ni-um. A. 6, 17. Gir-zu-ni, fils de Is-tup ilu. A. 6, 20. Gir-zu-ni, père de Da-qu. A. 16, 4. Gir-zu-ni, fils de La-mu-um, petit-fils de Da-

tum. B. 3, 2. Gir-zu-ni, fils de Is-tup Karibi, petit-fils de Si-

na-na-tim. D. 7, 8. Gir-zu-ni, fils de Gu-ni-su, D. 12, 14. Gir-zu-ni, père de La-gi SUB. D. 13, 12. Gir-zu-ni, fils de SUB-SUB amil SI. D. 13, 16. Gir-ru-su amil SI, père de Bel (<) GIS BIL GA

ZU. A. 13, 24. Gir-ra RA, grand-père de UT-IS et ZU-ZU-

A, 5, 2. GIS-KU-GA-SU-AL-SI-IN, fils de Tam (*|)-

ma. A. 13, 5.

DA-DA, fils de Ur Marad-da, petit-fils de Ur-

keà-ki. C. 10, 12. DA-DA, père de Sa-lim A-hu. C. 10, 24. Da-da-lum, scribe, père de MU-SA GIR-su-nu.

A. 16, 6. Dam-ba-ba, père de I-nin me-sum. A. 7, 19. Dam-ba-ba, fils de Ilu QAR, petit-fils de Ra-

ilu. C. 10, 20.

Damqu i-lum, fils de Ra-bè ilu. C. 18, 27. Da-num, fils de Is-qu ili (GAL-KALAMA).

A. 14, 11. Da-qu, fils de Gir-zu-ni. A. 16, 3. DAR-t-A-TUM MU-DA. C. 15, 4. DAR + A-TUM MU-DA. C. 18, 7. DAR-MA ba-ni, fonctionnaire PA, père de Ilu

A-ha. D. 10, 4. DAR-MA SIB, fils de I-nin sa-tu. C. 16, 27. DAR-MA SIB, fils de Ur ZU-AB, petit-fils de

Il-su la-ba. C. 5, 12. DAR-MA MU-TUM, fils de Ra-bê ilu. D. 12, 11. Da-tum, grand-père de Is-mâ ilu, I-ti ilu, E-a

TIG, Gir zu-ni. B. 3, 4. Da-tum, grand-père de SU-AD-MU, I-da il,

Su-ru-us GI, Zi-ra. A-da-da. B. 5, 4. DÊ-DÊ. D. 11. 3.

Du-da-tuè, père de I-li sa-tuè. A. 7. 17. Du-da-tus, fils de Ur-NIN. A. 10, 3. Du-da-tus, fils de Sal-la-la (MU). A. 10, 11. Du-da-tus, père de Ên-bu ilu. A. 13, 18. Du-da-tus, fils de I-su ilu, petit-fils de A-hu HU,

de Damigiki. A. 15, 21. Du-da-tus, fils de I-NÊ i-lum. D. 14, 17. DUP-SI-GA, fils de Gal-zu, petit-fils de UR- SAG Sippar et de SIT-NA-AT. C. 6, 9. DUP-SI-GA, fils de 1-ki-lum, petit-fils de Ur- NIN. C. 6, 17. DUP-SI-GA, père de Ma-la Nl-SU. C 6, 22. DUP-SI-GA. C. 10, 1. DUP-SI-GA. C. 10, 18. DUP-SI-GA. C. 11, 25. Dur (BAD)-il, père de Su-mu GI et de Bel (^) li-

id i-lum. D. 5, 9. Dur (BADrsu-nu, fils de Su-ru-us GI. A. 12, 20. Dir (SI-A)-um, fils de La-mu-sa. A. 4, 11. Dir (SI-A)-um, fils de I-ti (ilu) Da-gan. C. 16, 6. Dir (SI-A)-um, fils de Gu-ni-su- D. 11,9.

Ur AN Kl, orfèvre, père de Li-sa-lum. C. 18, 9. Ur(ilu) AP. D. 14, 13- Ur Ap-ra, père de Bê-li a-mi. C. 15, 3. Ur Ap-ra, grand-père de NU-NI-DA. C. 18, 6. Ur Ap-ra, scribe, fils de Su-mu Hum. C. 18, 24. Ur (ilu) Aênan, nutw de Émarzaki, père de Ur ÊN-GAL-DU-DU. C. 16, 16.

44

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

Ur ÊN-GAL-DU-DU, fils de Ur (ilu) Asnan,

iiulur Èmarzaki. C. 16, 15. Ur (ilu) ÊN-ZU, fils de Ur-lsin, nutur G1S-K1N-

TI. C. 16, 12. Ur (ilu) ÊN-LIL, grand-père de ME-S1S-S1S.

C. 7, 4.

Ur (ilu) ÊN-LIL, scribe, père de Zi-kar-SU-

D. 14, 15.

UR-UR, père de Bel (<) bi-în Sar ali. A. 15, 6. UR-UR, grand-père de ZU-ZU et de GIR-é

Karibi. C. 13. 1 . UR-UR, père de Pa-sa-ah ilu amil ZID-GID.

C. 14, 3. UR-UR, fils de Su-ni-um, de Mar-Uru(?)ki .

C. 19, 4. URU-KA-G1-NA, fils de ÊN-GIL-SA, pâtés1

de Sirpurla. A. 14, 7. URU-SUB, père de La-a-gur. D. 13, 6. Ur ZU-AB, père de Ga-at-lum, DAR-MA-SIB,

Be-li ba-ni. C. 5, 15. Ur Isin, nutur GIS-KIN-TI, père de Ur (ilu)

EN-ZU. C. 16, 13. Ur Kes-ki, grand-père de I-ti Ë-a. C. 9, 25. Ur Kes-ki, grand-père de DA-DA et de KA

MA-MA. C. 10, 17. Ur Kes-ki. C. 11, 11.

Ur Kes-ki, grand-père de I-si-im ilu. C. 11, 15. Ur Marad-da, père de MU-MU. A. 13, 16. Ur Marad-da, père de ZU-ZU. C. 3, 5. Ur Marad-da, grand-père de Be-li sa-tu. C. 4, 13. Ur Marad-da, père de I-ti Ê-a. C. 9, 24. Ur Marad-da, père de DA-DA. C. 10, 13. Ur Marad-da, grand-père de Ilu NU-IT. C. n, 10. Ur NIN, père de Du-da-tuè. A. 10, 4. UR NIN, grand-père de DUP-SI-GA. C. 6, 19. Ur (ilu) Nin-KAR, père de Karibu sa MA-MA.

A. 9, 1. Ur NIN-KAR, père de Karibu sa Il-la. B. 5, 11. Ur (ilu) NIN-KAR : fonction), fils de BARA-KI-

BA, petit-fils de A-ku i(NI)-lum. C. 14, 11. UR-SAG HUM {ou Qarrad Hum), père de I-zi-

lum et En-na É-a. D. 10, 1. UR-SAG Sippar, père de Gal-zu. C. 6, 7. UR-SAG Sippar, grand-père de DUP-SI-GA

et de Gimil i-li. C. 6, 13. Ur (ilu) SI-LU, grand-père de Ti-da-nu. D. 6, 8.

Ur (ilu) SIR (ou MUS), fils de Sarru KU-LI.

A. rç, 7. Ur (ilu) PA-GIS-BIL-SAG, fils de Ê-1M-1L

(Bit mutlillù), jardinier du roi. C. 16, 29. Ur-SIT-an-ni, père de I-NÊ ZU-AP. C. 4, 3. Ut-ti-ru, fils de Pal GA. A. 12, 7. UT-IS (Tam-mil?), fils de Is-tup (ilu) ÊN-ZU,

petit-fils de Gir-ra RA. A. 4, 20.

ZU-ZU, fils de Is-tup (ilu) ÊN-ZU, petit-fils de

Gir-ra RA. A. 4, 21. ZU-ZU, fils de A-ar Ê-a. A. 7, 2. ZU-ZU, père de (ilu) EN-ZU is-sap, Sal-la-la,

Gimil (SU) i-li (NI-NI) -su. A. 10, 9. ZU-ZU, scribe SU-AB, fils de La-mu-um.

A. 11, 2.

ZU-ZU, fils de Ur Marad-da, petit-fils de I-ki-

lum, patési de KI-'M (ki). C. 3, 4. ZU-ZU, père de Be-li sa-tu. C. 4, 12. ZU-ZU, fils de Is-mâ ilu, petit-fils de UR-UR.

C. 12, 24.

Zi-gur MU-NÊ, fils de I-li (NI-NI) A-hi. A. 1 3, 9. ZI-ZI, grand-père de KU-KU. D. 7, 2. ZI-ZI. D. 14, 4. Zi-kar SU, fils de Ur (ilu) ÊN-LIL, scribe.

D. 14, 14.

Zi-im-tum, grand-père de Ilu ba-ni. D. 11, 13. Zi-ra, fils de Ilu KAL, petit-fils de Da-tum.

B. 4, 15.

Ha-lum. A. 15, 16.

Ha-da-bi, père de I-ti ilu. C. 18, 21.

Ib-bu-bu, grand-père de Su-mu GI et de Bel (()

li-id i(NI)-lum. D. 6, 1. Ib-lul ilu, scribe, fils de NU-GAL (fonction.?).

C. 14, 6.

Ib-lul ilu, père de I-da ilu. C. 17, 29.

I-da il, fils de Il-su QAR, petit-fils de Da-tum.

B. 4, 12. I-da ili (>->Jf-), grand sukkal, père de (ilu) Ma-

lik ZI IN-SU (balatu irba). A. 11, 10. I-da ilu, père de Na-mu-ru-um. C. 15, 27. I-da ilu, fils de Ib-lul ilu, petit-fils de NU-GAL

(fonction.?). C. 17, 28. I-da ilu, fils de 1-ku Ê-a de Kazurakki. C 19, 10.

NOMS DE PERSONNES

-45

I-dur ma-at, père de Karibu sa (ilu) Adad.

D. 12, 7. I-URU-lS Be-li, grand-père de Ti-ru-um.

C. 17, 24. 1-zu-bu, père de Ilu A-zu. B. 5, 9. I-zi-lum, fils de UR-SAG HUM, petit-fils de

TI-TI. D. 9, 1. I-zl-ir qul-la-zi-in, fils de Gimil i-li (SU-NI-LI)

QA-SU-GAB. A. 12, 25. I-kuE-a, deKazurakki, pèredel-dailu. C. 19, 1 1. 1-ki-lum, patési de KI-*| (ki), grand-père de

ZU-ZU. C. 3, 6. 1-ki-lum, fils de Is-mâ ilu, petit-fils de SIT-NA-

AT. C. 6, 1. I-ki-lum, père de DUP-SI-GA. C. 6, 18. I-ki-lum, grand-père de Ma-la NI-SU. C. 6, 23. I-ki-lum, nutitr de Nanakki, père de MI-

DAR+A. C. 15, 13. I-ki-lum, ancien de NIM-(ki), père de Ik-ru-ub

Ê-a. D. 12, 3. Iq-su zi-na-at, fils de I-si-me, nutur des AasB

AasB. A. 15, 2. Ik-ru-ub E-a, père de Is-mâ-il. C. 18, 19. Ik-ru-ub Ê-a, fils de I-ki-lum, ancien de la ville

de NIM-(ki). D. 12, 2. Ik-ru-ub ilu, père de Sal-lu-lu. A. 14, 22. Ik-ru-ub ilu, fils de Karibu sa SU. C. 16, 23. Ik-ru-ub ilu, père de A-nu bel (^) zu. C. 18, 17. Ilu A-zu, fils de I-zu-bu, petit-fils de A-zub

Hum. B. 5, 8. Ilu A-zu, juge, père de Karibu sa LU-LU.

C. 14, 21. Ilu A-zu, fils de A-si-gu-ru-tu. A. 5, 6. Ilu A-ha, fils de Sal-lu-lu, ^ tff A. 4, 8. Ilu A-ha, père de I-li (NI-NI) A-hi. A. 16, 2. Ilu A-ha, fils de Be-li TIG nu-Lur. C. 18, 1. Ilu A-ha, fils de I-ti Nanâ, petit-fils de Amil Si

(fonct.?). D. 7, 4. Ilu A-ha, fils de DAR-MA ba-ni, fonctionnaire

PA. D. 10, 3. Ilu A-ha. D. 10, 13.

Ilu A-ha, père de Gir-é Karibi. D. 11,2. lluÊN-KI. D. 14, 10. Ilu ba-na, ancien de la ville, fils de SAB(LIB)-

TIG-BA. C. 14, 28. Ilu ba-ni, fils de Ra-bê ilu. A. 8, 17.

Ilu ba-ni, préfet de MÂ-URU, fils de RAB-SUB (fonct. ?). C. 1 5, 23.

Ilu ba-ni. fils deMI-DAR + A. C. 16, 4.

Ilu ba-ni, fils de A-hu pa-lik, petit-fils de Zi- im-tum. D. 11, 11.

Ilu Ga-ni, fils de Sal-lu-lu, petit-fils de Gir-am ilu Ma-lik. B. 5, 13.

Ilu GI, fils de Gal-zu. SU-NIN du prêtre de LUGAL Maradda. C. 17, 16.

Ilu MU-DA, fils de I-ME-A. C. 16, 25.

Ilu MU-DA, père de Ti-da-nu. D. 6, 7.

Ilu NU-IT, fils de I-ti Ê-a, petit-fils de Ur Marad- da. C. 11, 8.

IluNU-ME-A. D. 10, 12.

Ilu XIN-KAR. D. 12, 13.

IluKAL, prêtre de A-MAL à INÊ-URU- ki , père de Su-nu-nu. A. 15, 18.

Ilu KAL, père de Zi-ra. B. 5, 1.

Ilu QAR, père de Is-mâ ilu et de I-ti ilu, scribe.

B. 2, 9.

Ilu QAR, père de KA MA-MA. C 10, 16.

Ilu QAR, père de Dam-ba-ba. C. 10, 21.

Ilu QAR, fils de Ti-li-lum. C. 16, 21.

Ilu TIG, fils de Su-mu (ilu) ÊN-ZU. C. 15, 28.

I-li(NI-NI)A-hi,pèredeZi-gurMU-NÊ.A.i3,io.

I-li (NI-NI) A-hi, fils de Ilu A-ha. A. 16, 1.

1-li (NI-NI) A-hi, fils de A-hu MU-NÉ, petit- fils de Is-tup ilu. C. 5, 2.

I-li A-hi, fils de B1L-SAG nutuv. C. 15, 18.

I-li (NI-NI) KAL, fils de Ên-na Hum, ancien de Dûr-Sin. A. 7, 9.

I-li— ni (NI-NI-N1), père de Tu-li-da-da-nam.

A. 16, 13.

I-li (NI-NI) sa-tué, fils de Du-da-tué. A. 7, 16. I-li (NI-NI) sa-tué, fils de SU-DA-TI. A. 14, 27. I-li éar-ru, fils de I-ti SE sakkannok amil GIS-

GID-DA. A. 12, 11. Il-ka ME-1R, père de A-da-da. B. 5, 3. Il-su A-ha de, Kadùlumki, père de Ra-bê ilu.

C. 19, 8.

Il-su irba, fils de MU-MU, tondeur. A. 12, 15. Il-su la-ba, grand-père de Ga-at-lum, DAR-

MA-SIB, Be-li ba-ni. C. 5, 16. Il-su QAR, père de I-ti ili. C. 10, 4. Il-su QAR, père de I-da il et de Su-ru-us GI.

B. 4, 14.

46

OBÉLISQUE DE MANISTU-lKMiA

Il-su ra-bê, patési de Basimeki, père de I-zub-

l.lum. A. 14, 15. [-ME-A, père de Uu MU-DA. C. 16, 26. I-mi (ilu) ÊN-ZU, père de En-na Hum. A. 6, [4. I-mi (ilu) ÊN-ZU, fils de Ên-na Hum, ancien de

Dûr-Sin. A. 7, 10. I-mi ilu, préposé de Kazurakki, père de A-bu-

bu. C. 1 5, 6. I-mi ilu, fils de Karib Be-li. C. 17, 14. Im-tum, père de I-si-im ilu. C. 11, 14. I-NÊ ilu) ÊN-ZU, fils de Gal-zu daian, petit- fils de Su-mu I;Ium. A. 4, 1. I-NÊ ZU-AP, fils de Ur SIT-an-ni. C. 4, 2. I-NÊ i-lum, père de Du-da-tus. D. 14, 18. I-NÊ NE, nu-tur SA-(ow sa) NA-É, père de

MA-MA HU. A. 15, 9. 1-nin me-sum, fils de Uam-ba-ba. A. 7. 18. I-nin sa-tu, fils de En-na È-a, marchand. D. 14, 5. I-nin sa-tu, père de DAR-MA SIB. C. 16, 28. In su-mi su-da-nu, fils de Is-a-lum. A. n. 25. I-sub-lum [ou I-zub Hum1, fils de 11-su ra-bc.

patési de Basimeki. A. 14, 14. I-su ilu, père de Du-da-tus. A. 15, 22. I-si-im ilu, fils de Im-tum, petit-fils de Ur-

kes-ki. C. 11, 13. IQ BIL-GI, fils de Be-li TIG, nutur amil SI.

C. 17. 25.

IQ BIL-GI, fils d'Ap-ra il, petit-fils d'Is-tup Bel et d'Ap-ra il. D. 3, 6.

Is-a-lum, père de In su-mi su-da-nu. A. 12, 1.

lè-ga-lum, fils de Sa-ni. A. 11, 19.

Iè-tup (ilu) ÊN-ZU, père de E-pi-ir i-lum. A. 3, 8._

Iè-tup (ilu) EX-ZU, fils de Gal-zu daian, petit- fils de Su-mu Hum. A. 3, 18.

Is-tup (ilu) ÊN-ZU, père de UT-IS [ou Tammil) et ZU-ZU. A. 5, 1.

Is-tup (ilu) ÊN-ZU, père de LUGAL (Sarru)- Isin, fonctionnaire PA. D. 10, 8.

Is-tup-Bêl, grand-père de IQ BIL-GI et dAl-la.

D. 4, 5-

Is-tup ilu, père de Gir-zu-ni. A. 6, 21.

Is-tup ilu, grand-père de I— II (NI-NI) A-hi.

C. 5, 4. Is-tup ilu, fils de AMAR-URU-URU, petit-fils

du prêtre. C. 15, 8.

Is-tup ilu. nutur, père de Ali-id-dus. C. 16, 2. Is-tup ilu, père de Is-lul ilu. C. 17, 13. Is-tup Karibi, père de Gir-zu-ni. D. 7, 9. 1-si-me, nutur AasB-AaiB, père de Iq-su zi-

na-at. A. 15, 3. I-si-me, berger, père de Ga-la-ab E-a. D. n, 3. Is-lul ilu. fils de Iè-tup ilu. C. 17, 12. Is-mâ GA, père de La-ni. A. 14, 19. lè-mà ilu, fils de Ilu QAR. petit-fils de Da-

tum. B. 2, 5. Is-mâ ilu, père de I-ki-lum et de A-hu HU.

C. 6, 4. Is-mâ ilu, père de ZU-ZU et de Gir-é Karibi.

C. 12, 27. Is-mâ ilu, fils de Ik-ru-ub Ê-a. C. 18, 18. Iè-qu ili, GAL-KALAMA, père de Da-num.

A. 14, 12. Is-tu-tu. père de Nanâ AL-SU. B. 2, 2. Is-tu-tu, père de Ê-a TIG. B. 2, 12. I-ti È-a, grand-père de Ti-ru-um. C. 4, 7. I-ti Ê-a. fils de Ur Marad-da, petit-fils de Ur

kes-ki. C. 9, 24. I-ti Ê-a, père de Ilu NU-IT. C. n, 9. 1-ti (ilu) Da-gan, père de Dir(SI+A)-um. C. 16,7. I-ti ilu, fils de La-mu-sa. A. 2, 15. 1-ti ilu. père de Su-ru-us GI. A. 3, 15. 1-ti ilu, scribe, fils de Ilu QAR, petit-fils de

Da-tum. B. 2, 7. I-ti ili, fils de Il-su QAR. C. 10, 3. I-ti ilu, fils de Ha-da-bi. C. 18, 20. I-ti Nanâ, père de Ilu A-ha. D. 7, 5. I-ti NAP, de Sippar, père de Gal-zu daian. A. 13,

21. I-ti SE, sakkcmnak amil GIS-G1D-DA, père de

I-li sar-ru. A. 12, 12. I-ti Tl. de Damigiki, père de NA-NÊ-UM.

A. 16, 9.

KA-KA, grand-père de Gimil-Nanâ. B. 5, 7. KAL i-li (NI-U), fils de Gir-É (ilu) Ma-lik.

A. 14, 4. KA MA-MA, fils de Ilu QAR. petit-fils de Ur

kes-ki. C. 10, 15. KA MA-MA, père de Karibu sa Nanâ. C. 18, 23. Karib Ba-lum, berger, père de A-ar ili. A. 4, 15. Karib Ba-lum. A. 4, 19.

NOMS DE PERSONNES

47

Karib Be-li (NI), père de I-mi ilu. C. 17, 15. Karib (ilu) Da-gan, fils de Al-la-la. A. 5, 8. Karibu sa Ê-a, père de Ra-bè ilu. C. 5, 8. Karibu sa Ê-a, père de A-ku Ê-a. C. 16, it. Karibu sa (ilu) ZA-MAL-MAL, fils de MU-MU,

petit-fils de Gir-am (ilu) Ma-lik. B. 3, 6. Karibu sa ll-la, fils de Ur N1N-KAR, petit-fils

de A-zub Hum. B. 5, 10. Karibu èa i-li (NI-L1), fils de Be-li GI sakkan-

nak amil GIS-TI. A. 12, 3. Karibu sa KUR-KUR, fils de LUGAL (Sarru)

Isin. D. 6, 3. Karibu sa LU-LU, fils de Ilu A-zu, juge. C. 14,

21.

Karibu sa LU-LU, père de Ti-ir-su. C. 15, 16. Karibu sa LU-LU, grand du pays de Sad BAR

alu IM. C. 18, 29. Karibu sa MA-MA, fils de Ur (ilu) Nin KAR.

A. 8, 22. Karibu sa MA-MA, père de SA (U) i-li (NI-NI).

D. 12, 9. Karibu sa Na-nâ, fils de Su-mu GI, petit-fils de

RAB-SUB (peut-être nom de fonction)-

C. 10, 6.

Karibu sa Nanâ, père de Su-mu E-a et de E-

DA-DA. C. 11, 5. Karibu sa Nanâ, fils de KA MA-MA. C. 18, 22. Karibu sa (ilu) NU-MUS-DA. D. 10, ix. Karibu sa NU-NI, père de NU-RA, servante du

dieu. B. 3, 12. Karibu sa SU, père de Ik-ru-ub ilu. C. 16, 24. Karibu sa (ilu) Adad, fils de I-dur ma-at.

D. 12, 6. KU-KU. B. 6, 7.

KU-KU, fils de Ên-na Ê-a, petit-fils de ZI-ZI.

D. 6, 10. KUR-SIS (=Asaridu), patési de GIS-UH-KI.

A. 12, 23. Ki-ti-ti, père de Bel (^)-za-si-na-at. A. 13, 4.

La-a-gur, fils de URU-SUB. D. 13, 5. La-gi SUB, fils de Gir-zu-ni. D. 13, 11. La-gi SUB, fils de SUB-SUB. D. 13, 13. Lam-gi-um, fils de E-bi-ir MU-NÊ. A. 3, 4. La-mu-um, prêtre de ZA-MAL-MAL. A. 8, 19. La-mu-um, prêtre de ZA-MAL-MAL. A. 9, 8.

La-mu-um, père de ZU-ZU. A. 11, 5. La-mu-um, père de Gir-zu-ni. B. 3, 3. La-mu-um, père de SU AD-MU. B. 4, 11. La-mu-sa, père de I-ti ilu. A. 2, 16. La-mu-sa. A. 3, 16.

La-mu-sa, père de Dir (SI-A)-um. A. 4, 12. La-mu-sa, de Tig-gab-a-(ki), père de Ga-ni i-li

(NI-LI). A. 14, 25. La-ni, fils de Is-mâ GA. A. 14, 18. Lu-da-na-at, berger, père de Su-mi SU. D. 13,9. Lu-zu-su, père de Su-mi SU. D. 14, 9. Li-sa-lum, fils de Ur AN-KI, orfèvre. C. 18, 8.

Ma-an-iè-tu irba, roi de Kis. A. 1, 6. Ma-an-sa-ki irba, fils de A-BIL-DA. C. 15, 21. Ma-la NI-SU, fils de DUP-SI-GA, petit-fils de

1-ki-lum. C. 6, 21. (ilu) Ma-lik ZI IN-SU (balatu irba), fils de I-da

ili, grand suklcal. A. 11, 9. MA-MA HU, fils de 1-NÊ nutur SÂ-NA-É.

A. 15, 8. MA-MA SER SU, fils de NA-NI sakkannak.

A. 11, 12. MA-MA SER SU, fils de Ra-bê ilu. A. 13, 12. ME-DÊ [ou SI) i-lum, père de Gir-zu-ni. A. 5, 1 1 . ME-ZI-ZI. A. 5, 16.

ME sa-lim, père de Gimil-Nanâ. B. 5, 6. ME sa-lim, fils du roi. B. 6, 13. ME-SIS-SIS, fils de BARA-GI-SI, petit-fils de

UR (ilu) ÊN-LIL. C. 7, 2. MU-MU, tondeur, père de Il-su SU (irba).

A. 12, 16.

MU-MU, fils de Ur Marad-da. A. 13, 15. MU-MU, père de Karibu sa (ilu) ZA-MAL-MAL.

B. 3, 7- MU-NA. A. 16, 14.

MU-SA GIR-su-nu, fils de Da-da-lum, scribe.

A. 16, 5. Mi-it-tus, fils de Is-tup ilu. nutur. C. 16, 1. Mi-DAR -f A, fils de I-ki-lum, nutur de Nanak-

ki. C. 15, 12. MI-DAR+A, père de Ilu ba-ni. C. 16, 5.

NA-Ê-SUM, marchand, père de SUB Isin.

D. 11, 15. Na-zi-tim (prophète du palais). A. 11, 17.

48

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

Na-mu-ru-um, fils de I-da ilu. C. 15, 26. Nanâ AL-SU, fils de Is-tu-tu, petit-fils de A-

zub Hum. B. 2, 1. NA-NÉ-um, fils de I-ti TI de Damigiki. A. 16, 8. NA-NI lakkannak, père de MA-MA SER SU.

A. 11, i?.

NAR i (Nl)-lum, père de A-ku i (Nl)-lum.

D. 14, 12. NU-GAL (fonction.?), père de Ib-lul ilu, scribe.

C. 14, 8. NU-GAL (fonction.?), grand-père de I-da ilu.

C. 17, 30. NU-NI-DA, fils de Be-li a-mi, petit-fils de Ur-

Ap-ra. C. 18, 4. NU-RA, servante du dieu, fille de Karibu sa

NU-NI, petit-fils de BU-IM, navigateur.

B. j, 10.

NI-BA (alu) IM, frère du roi, père de A-li A-hu.

A. 10, 26. NI-NI, père de TU-TU. C. 16, 9. NI-SI-SI nu-tur SA-NA-É, père de SA(U)-

NA-QAR. A. 14, 2.

Sa-lim A-hu, fils de DA-UA, petit-fils de Ra-

ilu. C. 10, 23. Sa-ni, père de Is-ga-lum. A. 11, 20. Sa-tu-ni, père de Su-mu Hum. D. 10, 10. SUB US-GAL, patési de KI-SLAH- (*f-ki).

C. 7, 14.

SUB Isin, fils de NA-Ê-SUM, marchand. D. 1 1,

14. SUB-SU GI, sag-tu, fils de GIR-A-MU, petit- fils d'Ap-ra il. D. 4, 8. SUB-SUB, fils de Ê-a ra-bê, petit-fils de A-

zub Hum. B. 1, 9. SUB-SUB, père de La-gi SUB. D. 13, 14. SUB-SUB arnil SI, père de Gir-zu-ni. D. 13, 17 SUB Jà-ru-um, nutur de Sad BAR alu) Im-ki.

C. 12, 1. Su-mu È-a, fils de Karibu sa Nanâ, petit-fils

de RAB-SUB (fonction.?). C. 11, 2. Su-mu (ilu) ÊN-ZU, père de Ilu TIG. C. 15, 29. Su-mu Gl, père de Karibu sa Nanâ et de E-KU-

KU. C. 10, 9. Su-mu GI, fils de Dur il, petit-fils de Ib-bu-

bu. D. 5, 6.

Su-mu Hum, grand-père de lé-tup (ilu) ËN-ZU

et de I-NÊ (ilu) EN-ZU. A. 4, 3. Su-mu I.lum, père de Ur Ap-ra, scribe. C. 18, 26. Su-mu Hum, fils de Sa-tu-ni. D. 10, 9. Su-mi SU, père de Be-li MU-DA (= iqbî).

D. 11, 8. Su-mi SU, fils de Lu-da-na-at, berger. D. 13, 8. Su-mi SU, fils de Lu-zu-su. D. 14, 8. Su-ni-um, de Mar Uru (? Ici', père de UR-UR.

C. 19, 5. Su-ni-um, fils de Bi-im. D. 14, 2. Su-ni-um, fils de Gir-zu-ni (iS). A. 6, 16. Su-ru-us GI, fils de I-ti ilu. A. 3, 14. Su-ru-us GI, père de A-GIS-BIL-KAL et de

Dûr-su-nu. A. 12, 21. Su-ru-us GI, fils de Il-su QAR, petit-fils de

Da-tum. B. 4, 13.

Pal Ê-a, de Girdaniki, père de Bel (^) bi-in sar

ali. A. 15, 12. Pal GA, père de Ut-ti-ru et de Sar-ru GI i-li.

A. 12, 9. Pa-sa-ah ilu arnil Z1D-G1D, fils de UR-UR.

C. 14, 1. Pa-sa-ah ilu, arnil ZID-GID, père de Be-li sa-

tu. C. 17, 10. PI-GI ali (fonction.?). D. 13, 7.

Sal-la-la, fils de ZU-ZU. A. 10, 7.

Sal-la-la (MU), père de Du-da-tus. A. 10, 12.

$al-la-la. A. 13, 14.

Sal-la-la, père de TU-TU. C. 16, 19.

Sal-lu-lu, El*" Hff Père de llu A"ka' A- 4- 9- Sal-lu-lu. A. 5, 5.

Sal-lu-lu, fils de Ik-ru-ub ilu. A. 14, 21. Sal-lu-lu, père de Ilu Ga-ni. B. 5, 14.

Qar-su, grand sukkal, père de Ti-ru-um. C. 17, 22.

Ra-bê ilu, père de Ilu ba-ni. A. 8, 18. Ra-bê ilu, père de MA-MA SER SU. A. 13, 13. Ra-bê ilu, fils de Karibu sa Ê-a. C. 5, 7. Ra-bê ilu, grand-père de Dam-ba-ba et de Sa- lim A-hu. C. 10, 26. Ra-bê ilu, père de Be-li TIG. C. 18, 15.

NOMS DE PERSONNES

49

Ra-bê ilu, frère de TU-TU. C. 16, 20.

Ra-bê ilu, père de Damqu i(NI)-lum. C. 18, 28.

Ra-bê ilu, de Harhamunakki, père de Ga-at- lum. C. 19, 2.

Ra-bê ilu, fils de 11-su A-ha, de Kadûlum(ki). C. 19, 7.

Ra-bê ilu, père de DAR-MA MU-TUM.D. 12, 12.

RAB-SUB (peut-être nom de fonction), grand- père de Karibu sa Nanâ et de Ê-KU-KU. C. 10, 10.

RAB-SUB (fonction.?), grand-père de Su-mu Ê-a et de È-DA-DA. C. n, 6.

RAB-SUB (fonction.?), père de Uu ba-ni.

C. 15, 25.

SAB (LIB)-TIG-BA, père de Ilu ba-na, ancien

de la ville. C. 15, 1. SA (U) i-li (NI-NI), fils de Karibu sa MA-MA.

D. 12, 8. SAL-1MER. D. 13, 1.

SA (U)-NA-QAR, fils de NI-SI-S1 nu-tur SÂ-

NA-É. A. 14, 1. Saq-qul-lum, fils de Ê-a ra-bê, petit-fils de

A-zub-Hum. B. 1, 5. Sar-ru GI i-li, fils de Pal GA. A. 12, 8. Sar-ru Dûri (BAD), prêtre, père de Sar-ru i-li

(NI-NI). A. 15, 26. Sar-ru i-li (NI-NI), fils de Sar-ru Dûri (BAD),

prêtre. A. 15, 25. Sarru (LUGAL) Isin, grand-père de A-hu is-sap.

C. 17, S- Sarru (LUGAL) Isin, père de Karibu sa KUR-

KUR. D. 6, 4. Sarru (LUGAL) Isin, fonctionnaire PA, fils de

Is-tup (ilu) ÊN-ZU. D. 10, 6. Sar-ru kînu(GI), père de (ilu) A-MAL is-da-gal.

C. 13, 25.

Sarru KU-LI, père de Ur (ilu) SIR {ou MUS).

A. 13, 8. Si-na-na-tim, grand-père de Gir-zu-ni. D. 7,

10. SI-<Hgfl-NI. A. 8, 4. SlT-ZI, artiste scribe. A. 11,6. SIT-BAR-KI {ou mieux sangu Bar(ki). D. 15, 1. SIT-NA-AT, grand-père de I-ki-lum, A-huHu,

Gal-zu, DUP-SI-GA, Gimil i-li (NI-LI).

C. 6, 15. SU AD-MU, fils de La-mu-um (Gimil abiya),

petit-fils de Da-tum. B. 4, 10. SU-DA-TI, père de I-li (NI-NI) sa-tus. A. 15, 1. Su-nu-nu, père de A-hu HI (tâbu). A. 15, 15. Su-nu-nu, fils de Ilu KAL, prêtre de A-MAL

de Inê-uru(ki). A. 15, 17.

Tam (^f)-ma, père de GIS-KU-GA-SU-AL-SI-

IN. A. 13, 6. Tu-kul-tim. D. 12, 10. Tu-li-da-da-nam, fils de 1-li-ni (NI-NI-NI).

A. 16, 12. TU-TU. C. 3, 10. TU-TU, fils de NI-NI. C. 16, 8. TU-TU, fils de Sal-la-la, frère de Ra-bê ilu.

C. 16, 18.

Ti-da-nu, fils de Ilu MU-DA, petit-fils de Ur (ilu) SI-LU. D. 6, 6.

Ti-ir-su, fils de Karibu sa LU-LU, petit-fils du prêtre. C. 15, 15.

Ti-li-Ium, père de Ilu QAR. C. 16, 22.

Ti-ru-um, fils de A-da-na-ah, petit-fils de I-ti E-a. C. 4, 5.

Ti-ru-um, fils de Qar-su, grand sukkal, petit- fils de I-URU-IS Be-li(NI). C. 17, 21.

TI-TI, grand-père de I-zi-lum et En-na Ê-a.

D. 10, 2.

50

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA

(b) NOMS DE DIVINITÉS

ilu Adad. D. 12, 6.

ilu A-zu. A. 5, 6.

ilu A-ha. A. 4, 8 ; C. 17, 3.

ilu A-MAL. C. 13, 24.

A-nu(?). C. 18, 16.

ilu AP. D. 14, 13.

Ap-ra. C. 15, 3, etc.

ilu Asnan. C. 16, 16.

Ê-a. A. 7, 3.

ÊN-GAL-DU-DU. C. 16. 15.

ilu ÊN-ZU (sin). A. 3,8.

ilu ÈN-(ki), D. 14, 10.

iluÊN-LIL. C 7, 4; D. 14, 15.

Bel (»-<). A. 11, 16.

Bêl«). A. 15, 5.

BIL-GI. C. 17, 25.

GA(?). A. 14, 19.

Gal-zu. A. 4, 2.

GA-NI(?). A. 14, 24 ;B. 5, 13.

GI (?). C. 10,9.

Girra. A. 5, 2.

ilu Da-gan. A. 5, 8.

DAR-A-TUM (?). C. 15, 4.

DAR-MA(?). C. 5, 12 ; D. 10, 4

ilu Z A-MAL-MAL. A. 8, 20.

Hum. A. 4, 3.

Ilu. A. 3, 15. U-la (?), B. 5, 10.

1-nin. A. 7, 18; C. 16, 28 ; 1). 14, 5.

KAL, A. 7, 9.

Karibi. C. 12, 26 ; D. 7, 9.

ilu LUGAL-Marad-da. C 14, 27.

LU-LU. C. 14, 21.

ilu MA-L1K. A. 11,9.

MA-MA. A. 8, 23.

ME(?). B. 5,6.

Nanâ. B. 5, 5,

NAP(Bél). A. 13, 21.

ilu NU-ME-A. D. 10, 12.

ilu NU-MUS-DA. D. 10, 11.

NU-N1(?). B. 3, 12.

ilu NIN-HAR-SAG. C. 13, 26.

ilu NIN-KAR. A. 9. 1.

SE (Nabû). A. 12, 12.

SU. C. 16, 24.

ilu Sl-LU, D. 6, 8.

ilu SIR (MUS). A. 13, 7.

ilu PA-G1S-BIL-SAG. C. 16,

PAP-PAP (dim). D.6, 3.

ilu QAR (?). B. 4, 14; C. io,

TI. A. 16, 9.

29.

16.

(c) NOMS DE LIEUX

A-ga-nê-(ki). C. 16, 17. (nâr) A-mas-ti-ak. C. 13, 21. An-za-ma-tim. D. 9, 11. Ê-mar-za-(ki). C. 16, 17. Ba-az-(ki). A. 10, 1 ; 16, 20.

Bar-(ki). B. 6, 17. Ba-ra-az-edin-(ki). B. 6, 18 ; 14, 19. Ba-si-me-(ki). A. 14, 17. Bit Gis-ma-nu-(ki). C. 13, 18. Ga-za-lu-(ki). B. 7, 5 ; 19, 21.

NOMS DE LIEUX

Gir-da-ni-(ki). A. 15, 13.

GIS-UH-(ki). A. 12, 24.

Da-mi-gi-(ki). A. 15, 24.

Dan-ni URU is-tim. A. 16, n.

Dur (ilu)Sin. A. 6, 13 ; 7, 1 3 ; 10, 16, 22 ; 16, 21.

(nâr) Diglat. A. 9, 21 .

UD-KIB-NUN-(ki) (Sippar). A. 13, 22.

Zi-ma-na-ak. D. 8, 12.

Ha-ar-ha-mu-na-ak-(ki). C. 19, 3.

(alu)IM(ki). G. 18, 31.

l-NÊ-URU-(ki). A. 15, 20.

Ka-dû-lum-(ki). C. 19, 9.

Ka-zu-ra-ak-(ki). C. 15,7; 19, 12.

Kes-(ki). C 9, 25; 10, 17 ; 11, 11, 15 (lieu par- ticulier, voir note).

KISLAH-(ki). C. 3, 8; 7, 16.

Kis. A. 1, 8; 16, 24; B. 14, 23; C. 24, 30; D. 22, 21.

Kis-(ki). A. 10, 5 ; B. 7, 3 ; 14, 20. Marad-da-(ki). G. 19, 17, 30 ; 24, 27. Mar-ur-(ki), n" 150. C. 19, 6. Mi-zu-a-ni-im. D. 9, 9. Na-na-ak-(ki), C. 15, 14. (nâr) NUN-ME, D. 9, 6. (alu)NIM-(ki). D. 12, 5. (SUG) [ilu] Nin-har-sag. C. 13, 26. Si-lu-ga (alu) UT (canton de terre). A. 9, 14. Si-im-tum. D. 9, 12. RIT-TAB-(ki). D. 15, 6. 9; 22, 8. (Sa-ad BAR (alu) IM (ki). C. 18, 31. Sa-ad Gu-ni-zi. B. 6, 10. Sa-ad Mil-ki-im. D. 8. 11. Sir-pur-la-(ki). A. 14, 10. TIG-GAB-A-(ki) ou Kutha. A. 14, 26.

(d) NOMS DE PROFESSIONS

A-bi ali. D. 12, 4. Abarakku. A. 2, 17. AasB ali. A. 6, 12. AasB-AasB. C 18, 13. AasB-GAN. A. 10, 19. Amat ili. B. 3, 11. ÈX-ME-LI (sa'ilu). A. 15, 27. Amil GAN-G1D-DA. C. 14, 19. Daianu. A. 4, 2. Dam-gar. D. 12, 1. Dup-sar. A. 11, 3. Ummanu dup-sar. A. 11, 7, 8. Amil ZID-G1D. C. 17, 11. Irrisû (APIN) sarri. C. 17, 2. IS. A. 6, 18. MÂ-DU-DU. B. 4, 1. MASKIM-GÊ. A. 14, 6. MU. A. 10, 13.

Nagiru(GIR). C. 12, 28.

Nangaru. D. 13, 4.

NAR (LUL). A. 12, 10.

Nu- ^- (n. pr. ?). C. 17, 30 ; oppos. à Nu- tjf

Nu-tur AasB-AasB. A. 15, 4.

Nu-tur GIS-K1N-TI. C. 16, 14.

Nu-tur |E^yy -NA-É. A. 14, 3.

Nu-tur amil SI. C. 17, 27.

5ÛB (Ka + su) ou Karibu (passim).

PA. C. 19, 14. D. 10, 5, 7.

PA-HI. C. 13, 2, 8.

Pa-te-si, A. 12, 23.

QA-SU-GAB. A. 13, 2.

RAB-KALAMA. A. 4, 10.

RAB-SUB ou n. propr. C. 10, 10; C. 11,6;

C. 15,25. RAB-SUKKAL. A. 11, 11.

53

OBÉLISQUE DE MANISTU-IRIiA

Ri'u. A. 4, 16.

RIT (= sangu). A. 8, 20.

Sabrû biti. A, II, 18.

SAC.-TU. D. 5, 1.

Sakkanaku. A. n, 14.

Sakkanak amil G1S-G1D-DA. A, u

Sakkanak amil G1S-T1. A. 12, 5, 6.

14.

Sarru. A. 1, 7.

SU-AB. A. u, 4.

SU-AZAG-DIM. C. 18, 10.

SU-I (gallabu). A. 12, 17.

SU-NIN. A. 9,25.

(Amil) SI. A. 13, 25.

TE LAL (gallû) RAB. A. 12,2.

Avant de fermer les listes des noms, il ne nous coûte pas de reconnaître que pour plusieurs d'entre eux, maint point reste obscur, que dans l'état actuel de notre science, on ne peut éclaircir.

Le texte de l'Obélisque étant manifestement sémitique ou sémitisant, les noms ayant une apparence sémitique devaient être transcrits prouijacent, les autres devaient être traités comme des idéogrammes relatifs. Généralement, nous avons rendu ces idéogrammes par une valeur phonétique, quand celle-ci était assurée par un emploi courant et documenté, et adaptable au contexte. En cas contraire, nous avons sursis et exprimé l'Idéogramme ut sic.

Quelquefois, nous avons gardé l'Idéogramme, bien que la valeur en fût très connue, et à cause de cela même). Dans LUGAL-Maradda, SID, RIT, etc., la substitution se fait à vue d'œil, et l'esprit appréhende par un mouvement plus simple et direct, le signe du texte original.

Des expressions comme Ur (dans les noms propres), patési, àirpurla[ki), etc., n'étaient, selon nous, à aucun titre, idéographiques. Quelle qu'en soit l'origine, et quoique les syllabaires en donnent des valeurs équivalentes, on les prononçait Ur, patési, etc. (Voir pour ce dernier mot pi. 13, nos 4 et 5, la 2e classe de briques d'Ardum narâm Susinak..

Pour un grand nombre de nous, il n'a pas été possible de discerner toujours si les éléments en étaient ou tous idéographiques, ou tous phonétiques, ou de caractère mixte : Is-lu-lu, Sil-nci-al, etc.

STÈLE DE NARÂM-SIN

Pl. ii.

La stèle de victoire publiée par M. de Morgan, en tête de son Rapport sur ses premières fouilles à Suse (Leroux, 1898) est en réalité l'œuvre du roi Narâm-Sin, assez connu déjà, par un monument semblable, découvert en 1891 ou 1892 au pays de Mardin, et transporté au Musée de Constantinople. Nous avons publié ce dernier relief, figure et inscription, dans le Recueil des Travaux, XV, 62.

La stèle de Suse portait aussi au-dessus de la tête du roi, trois colonnes de texte. Les quelques débris qui en restent, et qui ont échappé par hasard à une destruction que je ne crois pas systématique, ont une grande importance, puisque certainement elles font allusion à des événements historiques, alors que la stèle de Mardin-Constantinople me paraît être restée dans les généralités, et ne se rapporter tout au plus qu'à une construction de palais ou de temple.

(Pour la question de provenance, voir les réflexions générales qui précèdent le déchiffre- ment du texte de l'obélisque de Manistu-irba.)

Col. 1

(ilu) [Na-rja-am (ilu) ÈN-ZU da-num

Col. 1

Narâm-Sin, le puissant,

A.

54

Col. 2.

Col. 3.

STÈLE DE NARAM-SIN

Si-dur

Sa-tu-ni

Lu-lu-bi-im[ki] ip-hu-ru-m[a]

girru (?)

im-[liku?]

a-na[yâsi]

i[n] [K]is

. . .SU (?). . . 7.U

A-MU-RU

Col.

Col. 3.

(prince) de Sidur. . . .

Satuni,

(prince) de Lulubi,

se réunirent

et une campagne (?) décidèrent (?) contre [moi]

dans la ville de Kis

il dédia, (je dédiai)

Il résulte clairement du bas-relief et de ces fragments de texte, que Narâm-Sin eut affaire à une coalition (iphuru est absolument certain) des peuples de la montagne, tels que Lulubi, Kassi et sans doute aussi nos Élamites, et qu'il les défit; notre monument est commémoratif de ces événements, et fut érigé au milieu ou à proximité des peuples, ennemis ou rebelles, qui venaient d'être vaincus.

Après Anu-banini dont nous avons publié, avec de Morgan, dans le Recueil des Travaux (XIV, 100), la stèle à Zohab, nous rencontrons un nouveau roi de Lulubi, appelé Satuni, nom bien sémitique et peu rare dans l'onomastique ancienne de ces pays (Voir Obéi. Man. D. io, 10 : OBI, I,pl. phot. VI, III, 14).

On savait déjà par les Omina, II, 10, 11, que Narâm-Sin, comme Sargani sar ali, avait bataillé dans ces parages, qu'il était allé au pays d'Apirak, et qu'il avait vaincu Rîs-Adad, roi de cette contrée. La chose paraît dorénavant historiquement établie.

Les premiers signesde la 2e col. , KAS (harrânu) suivi de MIR, semblent bien figurer les élé- ments originaux du signe ëJTT|n[ LIGIR, comme il apparaît aussi par ce signe moderne. Toutefois, le contexte nous impose ici le sens de « campagne, expédition », qui se trouve déjà dans le premier élément «girru, harrânu », ou quelque chose de semblable. Il existait effective- ment, avec ce sens, un idéogramme, dont la première partie est mutilée, qui finissait en MIR (MIR ou TU, si l'on considère les formes modernes). Or, la partie mutilée ne pouvait être que KAS, RAS, puisque l'idéogramme complet avait les valeurs harrânu, alaktum, girrum 51, col. I, 43, Del. HWB à girru). Cet idéogramme KAS+MIR serait le nôtre dans la ire ligne de 2e colonne.

Dans la 3e colonne, Kis paraît indiqué comme le théâtre d'un événement, soit que la

STÈLE DE NARÂM-S1N

55

bataille y fut livrée, soit, bien plutôt, que le butin et des trophées y aient été consacrés aux dieux. En tout état de cause, cette bataille et cette consécration eurent heu '.

Je réserve la traduction du texte anzanite, ajouté plus tard à la stèle de Suse, par le roi Sutruk-Nahhunte,pournotre deuxième volume d'inscriptions, celui des Inscriptions amanites. 11 y est fait allusion évidente à Narâm-Sin, à sa stèle, et probablement au lieu le roi élamite la trouva avant de la transporter à Suse (Voir les réflexions générales précédant le déchiffrement de l'obélisque de Manistu-Irba).

C'est à une occurrence d'un autre genre que nous devons la stèle de Constantinople

Col. i.

Col.

Col. 3.

Col. 4.

[Narajm [ilu ÊN]zu [da]-num

ilu ÉN-KI

in ki-ib-ra-tim

ar-ba-im

NA-E (= zikaru)

[sa] ir-tim

[a-a-b]e

[utirru ?]

kisal kalama (?)

u

ki-gal

îs-pu-uk (Hilpr.)

sa duppu

su-a (Hilpr.)

u-sa-za-ku-ni

(uu) .Jfqf

[isidsuj li-su-ha

u

SE-ZIR

li-il-gu da

[i-]ni-[su]

u

[P]I (uznu)

[qa]-ti

Col.

Col. 2.

Col. 3.

Col 4.

Narâm-Sin le puissant

(roi élu) par Êa

dans les régions

les quatre,

héros

qui la poitrine

des ennemis

a refoulée ('?),

le Kisal du pays (?)

et

le Kigal

il a entassés.

Celui qui cette tablette

ci,

enlèverait,

la déesse Ninni

et

(ses fondements) qu'ils arrachent

et

sa progéniture

qu'ils perdent!

sa vue

et

(son) ouïe,

(sa) main

(et ),

(qu'ils frappent !)

BRIQUE DE NARAMSIN

Pl. 13. I

Si Narâm-Sin savait conquérir, comme nous l'avons vu plus haut, il savait aussi faire

œuvre de paix.

Certainement, il construisit à Suse soit des temples, soit des palais. Ce fragment de brique qui a été trouvé à Suse, et qui porte son nom, en fait foi :

Na-ra-a[m (ilu)] Ê[N-ZU] Narâm-Sin,

sar-ru roi...

dan-g[a] puissant,

sar-[ru] roi....

Ainsi va toujours croissant le nombre des villes, ce grand roi a perpétué son souvenir. Suse est à ajouter à Babylone, Sippar, Nipur, Maradda(ki), Sirpurla, -VT -UNU(ki), et au pays de Mardin-Diarbékir.

L'emploi de Sar-ru, phonétiquement écrit au lieu de l'idéogramme usuel LUGAL, pour nouveau qu'il soit dans ces sortes de formules, ne peut point nous étonner. L'obélisque de Manistu-irba nous fournit d'autres exemples pareils : Sar-ru GI ili. A. 12, 8; Sar-ru Dur (BAD). A, 15, 26; Sar-ru ili, A. 15, 25; Sar-ru GI, C. 13, 25, le mot sarru ne peut guère être que celui qui signifie « roi », c'est-à-dire LUGAL. Les Achéménides écriront aussi à deux reprises èa-ar-ri(rabû). Voir à la fin du volume.

i-7

IN

Pl. 12. Cône de Karibu sa Susinak

(Dessiné par J. de Morgan)

CONE DE FONDATION DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK

Pl. i:

Il existe dès maintenant plusieurs exemplaires de ce cône, dans les collections de Suse. Le texte n'en est pas absolument nouveau; les sept premières lignes ont été publiées par Winckler, Untersuchungen, p. 157, d'après Brit. Mus. 53, 12-19, 57- G. Smith avait signalé ce document, et attribué à un patesi de *~\\<\ HM : RI-TU, Eridu ! La teneur complète et vraie du texte est la suivante :

10.

Karibu sa (ilu)^PÏ ERIN (Su- sinak)

pa-te-si

^f I ERIN (Susi) ki

sakkanak

ma-ti

NIM-(ki)

màr tt^W T BI is-hu-uq

ilu ^fj ERIN (Susinak)

é-nê-sum-ma

Bit (ilu) SU-GU

i-pu-us

1 . Karibu sa (ilu) Susinak

patesi de Suse, préfet 5 . du pays d'Élam,

filsde^^yVyBIishuq, au dieu Susinak * son seigneur, 10. le temple du dieu SU-GU a construit.

Les parties douteuses dans l'un des cônes sont absolument certaines dans les autres.

Le premier signe est, généralement, le signe KA avec l'enclave jÊj. Ce dernier élément revêt, dans quelques-uns de nos exemplaires (voir pl. 12), une forme particulière qui fait penser à(1 (Voir Scheil, Recueil des signes, 141). Ce signe, KA + x, permutait donc avec KA + SU, et cette identification ne peut être douteuse. SU lui-même, quand il est employé, est parfois retourné ^ pour la commodité du scribe. J'ai dit plus haut, pourquoi je donnai à ce signe le sens de Karibu, sens qui ne saurait être douteux, lors même que la lec- ture matérielle en devrait être modifiée.

Le dieu de notre dédicace est le dieu titulaire de Suse; nous le retrouverons fréquemment. Son idéogramme est pareil à celui de la ville même de Suse, et signifie « le dieu susien ».

6o CÔNE DE FONDATION DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK

On rencontre ces variantes :

■Hf- ^i hhmït

-HP- ^FJI BHMÏT -HF- &$ ^T KHÏÏ

alors que le nom de Suse (si longtemps méconnu dans les tablettes de la IIe dynastie d'Ur), s'écrit «JPT WJMÏÏ <M. et aussi : ^ & HMfT <Iêf.

Le nom antique de Suse, d'après les plus reculés de nos documents, était ^| ^ -\\ Su-àe-en;^ ^\ fc|j^ Su-su-un, (ainsi s'expriment les textes anzanites de Silhak In Susinak), ou encore ^JJ *£=]] Jf "g^yy ^JEJ fa/j Sa-a-sa-ki sa Nim-ma-ki, selon une inscription deKurigalzu, Hilpr. OBI. I, pi. 21, 43, II. 3, 4. Plus tard, sous les Sargonides et les Achémé- nides, nous trouvons diverses variantes du même nom ; Susi, Surp. Zimm., II, 162; Susan Assurb. VI, 27; Susi, Scheil Nabon. III, 43 ; Su-sa-an(ki), Achém. cf. inf., elles sont connues. Je ne citerai que pour mémoire le texte du roi d'Élam, ]-»{- <^] lêlIt-TTT èar ilàni, contemporain des Sargonides, texte publié plus loin dans ce volume, et le prince se dit sar {]]]«) JJ »B=ff $»-*i. Cf. infr. p. 80 Suèa{ki).

Si c'était une règle générale que lorsqu'un dieu et une ville ont un idéogramme pareil, ils eussent du même coup un nom commun, tels, le dieu Assur et la ville d'Assur, la déesse Nina et la ville de Nina, nous tirerions facilement de Sâsa, de Susen, de Susi, ou Susi le nom du grand dieu de Suse. Mais il y a des exceptions à cette règle, et nous écrivons avec des signes semblables le nom du dieu de Nipur et celui de la ville de Nipur, bien que le premier soit à lire Bel ou En-lit, et le second Nipur, sans aucun doute.

Or, il se trouve, et nous le savons par les textes assyriens, qu'il existait réellement un dieu susien (et le premier de tous), dont le nom est tiré du nom même de la ville de Suse. R. II. 57. 48 c. d, nous apprend que le Ninip d'Élam s'appelait *-*^- Su-si-na-ak. Cette coïncidence nous fixe. Étant certains parla provenance de nos nombreux documents que^Vj (var. ►-^JeT) HII&-TTT ^M est Suse, il nous paraît impossible que le dieu -*f- «-^J (var. '-WSV IËII^TTT dont le nom signifie « dieu Susien » ne soit pas Susinak. G. Smith, qui ne connaissait point l'idéogramme de Suse, ^PT HHMfïï <M> qu'il lisait RI- HW quelque part, et assimilait à Eridu, se fût fait grand honneur en identifiant par une sorte d'intuition, Susinak et (ilu) ^] (var. ^M, comme dans nos textes archaïques) lEjIlE^t^Pf. Ce dernier signe SES qui ne peut-être qu'un équivalent de l'ERIN archaïque l'aurait-il mis sur la piste, puisque dans le même volume (R. II. 57, 64, c. d.) le même Ninip d'Élam allégué plus haut est exprimé par l'idéogramme »-*f ^J| lÉÊllË<Sr<yT ? Il n'en est rien. G. Smith connaissait tout simplement le texte II, R. 60. obv. a, on lit 9. 10 :

(ilu) Ar-man (ou sin)-nu sarru sa Rapiqa (ki)

-HF" -VJI HENNIT sa Su-sa-an (ki), « dieu roi de Suse ».

CONE DE FONDATION DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK 6i

Par une conclusion qui s'impose après tout ce que nous avons dit, il faut rectifier la publi- cation R., en baissant d'une ligne la 2e col. de 60, a, comme l'a fait Strassm. , A. V., 756.

De la valeur SES dérive peut-être cette lecture. Mais il y avait déjà une autre assonance dans l'idéogramme, car ^-Sp^l (qui alterne avec >~W]) a la valeur Sus (Brunn. 3012). Il importe peu que cette valeur ait été attribuée à »-^>E| à cause de sa présence dans l'idéogramme de Suse, ou qu'elle ait été antérieure à cet emploi et adoptée pour l'assonance ; elle confirme l'identité du nom divin et du nom géographique.

J'ai dit que dans l'idéogramme de Susi et Susinak, le dernier signe JêHfH^TERIN, employé anciennement, a été remplacé plus tard par lëllEKË^TT, et que ces deux signes devaient être apparentés. En réalité, ces deux signes n'en font qu'un. Dans le premier, l'appendice NUN ^"TTTT qui signifie nunu, rabû, rubû « grandeur et pullulation » est remplacé dans le second par K^TT dont le sens est esébu qui veut dire aussi « pulluler », comme son synonyme enébu.

Une alternance semblable s'est produite dans un groupe de même genre, le signe lÉII^&^TITT^ GUR, karù, « le plus grand multiple des mesures de capacité, du blé en particulier ». Or, l'élément ^^JU qui exprime l'idée de multitude et de pullulation est remplacé, dans le même signe, à la fin de l'Empire babylonien, par *-]]] qui a le même sens, comme nous l'avons dit ci-dessus.

Tel contrat que l'on voudra, de l'époque de Nabonide, dira par exemple :

- JItt T «T m. 1HT ^T T<Hfïï~ T<« «f -*T

>

ina qatâ J Ta-qis a-na bit karô iddin-na.

Les signes I^II^TTT et I^H^C^TT sont donc, à certains égards, un seul et même signe ; le dieu >-*f- »-^y Mlt^TlT ancien et le dieu ^VT IêlI^^TT moderne ne sont qu'un seul et même dieu, Susinak. Plus tard, sous les rois élamites contemporains des Sargonides, cet idéogramme s'est encore simplifié, et l'on trouve le signe ^^JJ dans les textes anzanites, ainsi employé dans >~*f- -*¥] ^£^TT> Pour exprimer le dieu Susinak.

La terminaison ak dans Susinak est sémitique et, semble-t-il, fait un adjectif du mot auquel elle adhère. Susinak signifie « le Susien ». Cette désinence termine assez fréquemment des noms géographiques, par exemple : Kazurakki, Obéi. Man. C, 15, j.Nanakki, ibid., C, 15, 14. Harharnunakki , ibid.C, 19, 3.

Comment expliquer le terme In-Suèinak, si ordinaire dans les textes anzanites pour désigner notre dieu? Nous avons dit plus haut, que sur les exemplaires très nombreux du même texte, nous trouvions comme variantes aussi bien, >-»f- -£-^1 *~W] lUIfHfflf lugalani que »->f- *^] IeIIEHm I lugalani, c'est-à-dire Nin Susinak que Susinak. N'est-ce pas de la première variante qu'est issu In-Susinak, soit que la première lettre iV se soit affaiblie chez les Anzanites, soit que, à côté d'eux, les Sémites aient songé à la valeur ênu, entu maître, dame ») du signe ^^T (cf. bêlu, bêltu, autre valeur de NIN), et prononcé eux-mêmes parfois, En Susinak?

62 CÔNE DE FONDATION DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK

Notre patesi Karibu sa Susinak n'était que lieutenant (sakkanak) d'Élam, et dépendait, sans aucun doute, comme vassal, d'un roi d'Ur.

La racine pnr est assez connue par les autres langues sémitiques, mais il faudrait savoir la

valeur précise de C^^I^T C^< avant d'adopter la signification « écraser, briser ». Certainement le signe ÉZ^J^y s'est perpétué sous la forme plus simple ^C^T! SIM, RIG, qui avec le signe £3 fournit maintenant de nombreux idéogrammes (Brunn., 5179-5188) avec, à la base, le sens de « lien, enveloppe ». Ainsi le nom de notre patesi aurait le sens assez naturel « il (tel dieu, ou bien lui-même) a brisé son enveloppe, son lien », et pourrait se lire Sîbu ishuq ou Sîbèù ïshuq '.

È-nê-sum-ma me semble être pour ênisu « son seigneur », de énu. Faut-il alléguer que dans la langue de Su, ce même mot e-ne veut dire dieu (Bezold, Proceed. SBA, il, 173, etc. Planch., col. IV, 9-1 1)? et ce sens est encore plus approprié à ce passage.

Le dieu Sugu (= Sêbu) ou « l'Ancien ».

1. Cette hypothèse se trouve pleinement justifiée par la découverte récente (hiver 1900), d'un nouvel exemplaire de ce cône, se lit, au lieu de ^^|^T| , le signe simple £Z^£^| | SIM, RIG.

STATUETTE DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK

L'inscription suivante' se trouve gravée sur une statuette d'albâtre. Le sujet était debout, drapé dans une robe frangée, et faisant sans doute le geste liturgique des deux mains placées l'une sur l'autre, ramenées devant la poitrine. Mutilé par le haut et le bas, ce petit monument ne mesure plus guère que on'i 5, alors qu'il devait atteindre entier om2=; àom30. Fort heureusement l'inscription a été très peu atteinte, et les noms du titulaire et de son ascendant sont facilement restituables au complet, au moyen du cône de fondation ^îLU du même Karibu sa Suèinak, publiée ci-avant. Sans nul doute, ce patési était une sorte de Gudêa susien, et dès maintenant, il est permis d'espérer que les pro- chaines fouilles nous le feront mieux connaître. Le texte des cônes de fondation est généralement très soigné, de bonne écriture, à l'encontre de celui qui nous occupe présentement, les signes ont été tracés avec grande négligence.

Col. 1,

Col.

10.

A-na ' Col. 1 .

(ilu) AL UR KA Karibu sa (ilu) -^T ERIN (Su- èinak) pa-te-si

-VT ERIN-(ki) sakkanak ma-ti NIM-(ki) mâr £3£±] T^J bi is-hu-uq

(?)

u LA kaspi Col. 2.

u LA erî

10.

A

AL-UR-KA

Karibu sa (ilu) Susinak

patesi de Suse lieutenant du pays d'Élam fils de J^£

(?)

<y^y bi ishuq

et un LA d'argent et un LA de cuivre

1. Dessinée par G. Jéquier.

64

STATUETTE DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK

Col. 3.

kuz-zu

a bi lum 5. A ina libbi A-MU-TE

sa LA-É-BI

u-sa-za-gu-ni

(ilu) Susinak

(ilu) Samas 10. u(ilu) NA-URU-TI

u(ilu)...

ilu N[ER-URU-GAL]

SE-PA[L {pour ZIR)-su]

li-il-gu-[du] 5. é-(?)la-ti-[su]

li-is-kup (kip)-[pu]

trône (?).

Col. 3.

5 . de l'eau il y a amené. Celui qui ce LA enlèverait,

que le dieu Susinak, Samas, 10. le dieu NA-URU-TI,

et le dieu

que Nergal, sa progéniture perdent, 5 . et ses rejetons qu'ils tranchent!

Cette petite inscription fourmille, en effet, d'irrégularités, au point de vue de l'écriture.

Col. 1, 2, les deux derniers signes sont mal définis, et je lis sous toutes réserves ^TT— *-t=U- Ligne 3, ERIN est un peu différent du même signe dans la ligne cinquième, et dans 2, 8, BI dont la lecture est cependant certaine, dans la dernière case, se trouve disloqué.

Col. 2, ligne 1, le signe u ne ressemble pas au suivant, à cause de l'obliquité de ^\*-. Le LA de 2, 6 est plus chargé que les précédents, et tranche aussi sur le LA de 3, 5, si tant est qu'il y ait ici un LA. Un trait de séparation s'impose après A ina libbi A MU TE. Dans 2,7, le signe u est incomplet. Quant au sens, reconnaissons qu'il reste assez obscur, dans la partie proprement spécifique de l'inscription, ou deuxième colonne. Le premier signe est bien la conjonction, puisqu'on le retrouve ainsi fait dans la liste des dieux, 2, 10. Rien n'empêche de commencer ainsi une phrase; cependant la première colonne tournant sur une cassure, il peut nous manquer une ligne (LA (TAG) }} Y : un LA de lazulite, par exemple), qui se continuait par : et un LA d'argent, etc.

Le passage en apparence analogue de Stat. B Gud. VII, 50-55, alan-é sa azaga nu za gina nu-ga-a-an sa urudu nu sa an-na-nu zabara-nu... TAG-kal a-an, ne s'adapte pas ici.

Le LA était l'objet votif de l'inscription, et probablement un bassin ou une fontaine. LA avait le sens d'argile et de vase d'argile, hasbu (Brunn., 985). Hasbu passa au sens de vase en général, et nous trouvons hasbu kaspi, « un hasbu d'argent », K. 1349, 41 (Winckler KT, II, 1, ligne 41). Comparez Zimmern, Surpu Wlll, 34, itti mamit tj *~^\- « D'un sort par le vase. . . (qu'ils te délivrent!) » LA y est déterminé par le bois'.

r. Le texte OBI, I, texte 33, mentionne un fait semblable à celui relaté dans notre texte, ligne 22... BI (tak) usu, E har sag kalama (ma) a, E ki agga-na ge, gu id Kal (ilu) Latarak, a el su tag ga ku, im mi in gar « Un BI (avant de signifier un contenu, ce signe exprimait le contenant, et était un hiéroglyphe de vase), un BI de diorite, pour amener (lapatu) de l'eau pure dans le temple d'Êharsag kalama, sa maison préférée, au bord du canal Kal Latarak, il fit ».

STATUETTE DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK 65

Dans la 2e ligne, col. 2, il nous faut absolument erû. Les signes urudu et um y sont confondus, au profit de ce dernier. L'inverse a eu lieu dans Stat. B. Gud., IX, 5, he-urudu A^ il faudrait hi-um \. Ailleurs, 83, 1-18, 1335, °^y- "> II (d'après Jensen, KB. III, 46), urudu (erû) est rendu comme dans notre texte par um. Remarquons cependant que la confusion n'est pas complète, puisque le signe de notre texte est bien fermé par devant, comme il le faut dans urudu, au lieu que le signe um, à cette époque, est ouvert; déplus, dans le grand rectangle, notre signe n'a que deux traits verticaux intérieurs, au lieu que le signe um, à cette époque, en a trois.

2, 4. L'emploi de abilum, (apilum?) perm. de bai est très problématique.

2, 5. A la ligne II, 6, l'usage de <|Y>-JËf| au lieu du pronom relatif ^ est aussi insolite.

2, 10. Le dieu NA-URU-TI pourrait bien être le dieu Narudu ou Naruda des Surpu (Zimm., II, 182; VIII, 12). On peut alléguer aussi III R. 66, 9 b. >~>^- Na-ru-du »-iJf- ^ ^*~, et III R. 66, 14 d. *-*^- Na-ru-du >~*^- ^^j- Narudu est l'époux ou l'épouse des Igigi -£-£Ey HTW ÉF*fffc?j£TVR.ai,30,a.

3, 3 . Il y a bien PAL pour ZIR.

3, 6. Il y a peut-être plus vraisemblablement li-is-kip[pu\ (liskipu). Mais alors le signe

ressemblant à AL, c'est-à-dire »-|H. qui a déjà les valeurs kab, et kub s'enrichirait encore de celle de kib, ce qui est très possible. Liskupu serait admissible, s'il était prouvé que le verbe avait une double vocalisation au parfait, comme kanâsu : iknus, iknis sabâtu: isbat, isbut takâtu : atkal, atkil.

TEXTE DU LION

Ce fragment d'une inscription' archaïque sans titulaire connu, est tracé sur un bas-relief représentant un lion couché. C'est la dernière colonne d'un texte votif pareil aux précédents.

)t>##

i <HEEm

!»<—î

3=3

O

&fflin>

■»

tfz D

i . [u]-sa-za-gu

u

pisannu (?) rabu [us]-ra-bu-us

5 . (ilu) Susinak u

[ilu] Nèr-uru-gal isid-su li-su-ha

10. u

SE-ZIR-su

li-il-gu-da

[b]e-li

u (?) sib (?) si-ni

15. [i]n uz-ni-su [su]-ub-si

1 . (Celui qui cet objet) enlè- verait et

le grand bassin (?) détruirait,

5 . que Susinak et

Nergal, ses fondations arrachent,

10. et

sa progéniture perdent ! ô seigneur!

1 5 . dans son entendement, produis

Les caractères sont en général bien tracés. Comme signes intéressants, il faut remarquer 3, pisannu? 8. isdu, 9 ha, 12. il, 9, 12 U. Pour uèrabus (4), rac. an, cf. uribbu temensa, Lay. 38, 14.

1. Dessinée par G. Jéquier.

STÈLE D'ANUBANINI

67

Avant de quitter ce genre de textes archaïques, notons que le type le plus développé s'en trouve sur le monument d'Anubanini, roi de Lulubi, que nous avons publié autrefois dans le Recueil des Trav., XIV, 100 et suiv. Afin de la rendre plus accessible à un grand nombre, j'estime utile de redonner ici ce texte avec corrections et restitutions, après nouvel examen de la planche XI, tome IV, de Morgan, Mission scientifique en Perse. Il ne sera point déplacé en ce lieu, puisqu'il est aussi de provenance quasi élamite.

Col. 1

(llu) Anu ba-ni-ni Col. 1.

sarru da-num

sarru Lu-lu-bê-im(ki) (ou ki-im)

sa-Ia-am-su 5 . u sa-lam (ilu) >^]

i-na sa-du-im

Ba-ti-ir

us-zi-iz

sa sa-al-mi-in (Jens.) 10. an-ni-in

u dub-ba-am (ou BA-AM = suatu ? Hilpr.)

u-sa-za-ku

(ilu) Anu-um

u (ilu) Ani-tum 15. (ilu)ÊN-LIL

u (ilu) NIN-LIL

(ilu) Adad

u (ilu) ^Hf

(ilu) Sin 20. u(ilu)Samas

. . . (?)-lum

at (ou tu)

Col. 2. (ilu) Nin. . . Col. 2.

u(ilu)...

(ilu) EN...

be-el (?)... 5 . i-lu ra . . .

u sa-[âs-me]

ir-ra-dam

li-mu-dam

li-ru-ru-us

Anubanini, roi puissant, roi de Lulubi, sa statue 5. et la statue de la déesse Ninni, sur le mont Bâtir,

a fait placer. Celui qui ces statues 10. ci

et cette inscription

enlèverait, qu'Anum et Anitum, 15. Bel

et Bêlit, Adad et Ninni, Sin 20. et Samas,

le dieu Nin et le dieu. . . , le dieu EN. . . seigneur de. . . le dieu (?) de. . et des batailles, de malédiction funeste le maudissent!

6S

STÈLE D'ANUBANINI

Col. 3.

10. si-ra-su {pour zir

li-il-ku-du

ti-am-ti

e-li-tum

u sa-pil-tum 15. saZU-AB

a-bi-[su]

u su-sa-[su]

li-il-ku-du

nâr. . . 20. u nâr. . .

sû-ur-[su-su]

u su-ur-[su. . .]

Sa .. in. . . a-i . . .

10. sa progéniture qu'ils perdent! que la mer supérieure et inférieure

15. de l'abîme, ses parents et ses rejetons anéantissent! que le fleuve. . .

20. et le fleuve . . . ses racines et les racines de . Col. 3. [emportent?]

qu'il n'ait pas.

1. Cette manière de prêter une hypostase aux fleuves (bien plus quand il s'agit des mers) n'est pas isolée dans la mythologie babylonienne. Par exemple, dans le texte de Craig, Rel. Texts, I, 52, 24. 25, on lit en sens inverse : mâr Diglatnâr Purat nâr Me Kal Kal nâr Dur-Kib n[âr...] Nâr Si-kut nâr A-ra-ah-tum na-ram-ti Marduk lip[patrunikku lippasru]

que je lis et traduis :

Que les fleuves, Tigre et Euphrate, les canaux Mekalkal et Dur Kib et...

que les canaux Si-kut et l'Arahtum cher à Marduk te délivrent et t'absolvent! Cf. Scheil, Rev. Hist. des relig., 1897, sept.-oct., p. 204 (en bas).

V V

BRIQUE DE ARDUM-NARAM (itu) SUSINAK

(Exemplaires très nombreux. Spécim. PI. 13, nos 2-3)

10.

15

(An) NIN -VT ERIN (Susinak)

lugal-a-ni-ir

nam-ti

I-da-du

pa-te-si

-Vf ERIN-(ki)

Ardum naram (NITA KI-AG)

(An) NIN -Vf ERIN

dumu Kal(an) Ru-hu-ra-ti-ir

ê libit labara nu-un-gi

ê libit gi libit al-lu-ra

ê ki-azag-nun-na

egir-ra mu-na-ru

nam-ti-la-ni-ku

mu-un-na-ru

1. A Nin Susinak,

son roi,

pour la vie

de Idadu, 5 . patesi

de Suse,

Ardum naram

Susinak

fils de Kal(an) Ruhuratir, 10. les vieux murs n'a pas restaurés,

avec des murs neufs en briques,

le Temple Ki-azag nun-na

il a renouvelé;

pour la bénédiction de sa vie

15

il l'a reconstruit.

! Nous avons déjà dit que le nom du dieu dédicataire est écrit tantôt NIN ^] ERIN, d'où Ên-Susinak (NIN = énu), tantôt plus simplement ^T ERIN ou Susinak. De plus, au heu du signe simple ^l on rencontre aux mêmes endroits son gunu^m est ^ M e t qu 1 a la valeurs comme on peut le constater plus loin dans la brique de TemhrHalh, pi. 15, n 3. lign 4 et 10, dans le nom divin et dans le nom de Suse.

Sur ces briques, les variantes fourmillent. En effet, chaque inscription était tracée à la main, et aucune n'a été imprimée au moyen d'estampille. Le signe ERIN enjarticul.er revêt les formes

les plus diverses, JU-ffl !£Ml -^ MM JH^ M^â etc"> sans ^e ,e moindre doute puisse subsister sur son identification.

70

BRIQUE DE ARDUM-NARÂM (ilu) ÔUSINAK

Quant au nom du titulaire de ces briques, Ardum naràm Susinak, on peut formuler contre notre lecture, l'objection que le nom propre, à l'encontre de la coutume, n'est pas renfermé en entier dans une seule case, et qu'on lit sur les originaux : NITA Kl AG | (an) NIN «-^f ERIN et Ardum | narâm \ (itu) ^^] ERIN. Cette objection est sérieuse. Peut-être est-ce Idadu, patési de Suse et serviteur chéri de Susinak, qui est le vrai titulaire de l'inscription. Dans ce cas, à l'encontre d'une autre coutume dans des inscriptions analogues, nam-ti (ligne 3) se trouverait sans régime, et il faudrait traduire : pour (sa) vie, Idadu, patési de Suse, serviteur chéri de Suèinak, Jils de a reconstruit.

2. Le nom divin >~^T ERIN, quelles qu'en soient les variantes, dans sa forme ordinaire ou précédé de NIN, est toujours suivi de Lugal-a-ni-ir , ce qui nous renseigne sur le caractère masculin de notre divinité.

3. Lesio-ne NAM est composé de deux éléments presque toujours séparés l'un de l'autre,

à bonne distance.

4. Idadu peut bien être un mot anzanite. Il ressemble fort à Undadu, cité par Jensen, WZKM, VI, 21 3. J'ai cru trouver une variante I-da-da.

5. Idadu était patési de Suse; une variante le fait patési de N\M.-ma(ki). Son existence, que nous apprennent des documents contemporains se trouve encore confirmée par les briques de Silhak In Susinak, lointain successeur d'Idadu : « Kal-Ruhuratir, fils de I-da-ad-du, avait construit le sanctuaire d'In-Susinak; » dit ce roi dans un texte anzanite (306). Notre Ardum narâm Susinak étant fils de Kal-Ruhuratir, travaillait au nom et bénéfice de son grand-père Idadu. Si, d'après l'autre interprétation possible, Idadu est le titulaire de la brique, nous avons à enregistrer deux Idadu, le premier, fils de Kal-Ruhuratir, selon le texte même de la brique, et le second, père de Kal-Ruhuratir, selon le texte de Silhak In Susinak, cité plus haut.

9. Kal-(ilu) Ruhuratir est un nom propre composé à la manière sémitique. Kal est « l'indi- vidu, le prêtre, le serf », d'un dieu à nom anzanite. Ce dieu avait un temple à Suse, et parmi nos textes anzanites, il a ses briques votives. Son parèdre était le dieu Hi-is-me-di-iq ou aussi Is-mi-ti-iq (477, 918. Textes anzanites). Le premier dieu ne pouvait s'appeler Sup- pak-ratir, lecture qui serait plausible, si on n'avait la variante Ru-ha-ra-te-ir (966. Textes anza- nites). Une variante (40) ku-ti-ir pour ra-ti-ir, d'après le fragm. 40, serait très acceptable du point de vue anzanite, mais reste encore sujette à caution, à cause de son isolement.

Le dieu Ruhuratir n'est autre pour nous que le dieu La-hu-ra- x, qu'il faut lire La-hu- ra-til. La valeur til du signe >-< semble très prisée chez les Élamites. Ainsi, Bi- >-< -ya-èu est à lire Bitilyasu (cf. inf.). Le dieu Lahuratil est mentionné dans les Sur pu II, 162 (Zimmern) parmi les dieux susiens. Susinak (ilu SUS-SES), Ja-ap-ru, Humban, et, d'après le même auteur (p. 80), dans 43204 a. b (ilu) La-hu-ra- »~< = (ilu) BAR ]], c'est-à-dire de NIM-(ki) ou Ninip d'Élam. De même R. II, 57, 43, c, d, il faut aussi restituer Ninip ina NIM.

On sait avec quelle facilité permutaient en anzanite les liquides r et / (Lagamar et Lagama/; cette dernière lecture en al est documentée non plus seulement par des textes assyriens ou babyloniens, mais aussi par un texte inédit anzanite d'une brique de Kutir-Nahhunte, que je

BRIQUE DE ARDUM-NARÂM (ilu) ÔUSINAK 7.

publierai dans le volume suivant). Les liquides r et n s'échangeaient avec la même facilité, tels aha-ar et aha-an, etc. Peut-être le nom La-hu-ra >~< est-il à lire directement Lahuratir, en attribuant à >~< la valeur tir. Cette valeur me semble de préférence applicable dans Brùnn., 1562, *~< E^|t *~<T< tir-ra-ti = kisû « bois, verger ». On sait que tirru a précisément ce sens par II R. 23, 56, e, f, tir-rum est synonyme de ki-is-tum; et l'idéogramme même de kiètu est (GIS) TIR (Vtyifll). Que pourrait-on d'ailleurs tirer de be-ra-ti? Delitzsch cite ce dernier (berati) à kiètu comme un synonyme, sans toutefois oser l'insérer dans ses racines ma.

10. Plusieurs exemplaires donnent, pour ê libit labar, la variante é JtJ j£j é ur correspond à ê libit et ku à labara.

11. Remarquable est ici l'emploi de libit al-lu-ra pour libit al GUSUR-ra, ce qui semble prouver que dans l'usage le signe de GUSUR avait, ou la valeur de ur (ce qui était théorique- ment acquis), ou la valeur lu par corruption de al-ur-ra en al-lu-ra. Le ][Hf de la ligne précédente est peut-être le même GUSUR.

12. Au lieu de ki azagnun na on trouve ki azag an-na et ku azag nun na, et aussi, pour le tout, c=yyy| ^^y IêII^*~yyy ^I^f' norn signifiant qu'il s'agissait du temple par excellence de S use.

13. Egir-ra peut s'entendre, dans l'espace, de la partie postérieure du temple. Il est préfé- rable de l'imaginer dans le temps, et de lui donner le sens de ensuite, à nouveau. Dans des con- textes semblables, on trouve la formule entière rendue par utis, « il a renouvelé ». Pour munaru, on trouve mu-un-na-ru.

V V

BRIQUE DE ARDUM NARAM (ilu) SUSINAK

(DE STYLE ET DE LANGUE SÉMITIQUE) (4 pièces se complétant et débordant l'une sur l'autre. Spécim. Pl. 13, nos 4, 5)

1 . A-na (ilu) Susinak

bô-li-su

a-naba-la-tû-um

I-da-du 5 . pa-te-si

Susi (ki)

Wa-ar-du-um

na-ra-am

(ilu) Susinak 10. mâr Kal (ilu) Ru-hu-ra-ti-ir

i-ga-ra-am

ku-up-ra-am

labiram ul u-ri-kis (?)

i-ga-ra-am 15. e-es-sa-am

sa e-pi-ir-im

bit ku-azag-nun-na

wa-ar-ga-su (ou zu)

i-pu-us 20 . a-na ba-la-tù-su

u-se-pi-is

1 . Au dieu Susinak son seigneur, pour la vie

d'Idadu, 5 . patesi

de Suse,

Ardum-

naram

Susinak, 10. fils de Kal (ilu) Ruhuratir,

les murs

d'asphalte

vieillis, il n'a pas fortifiés ;

(avec) des murs 1 5 . neufs

en terre (briques),

le temple ku-azag-nun-na

après lui

il a fait ; 20. pour la bénédiction de sa vie

il l'a fait faire.

2. Lugalani est rendu largement par belïsu.

4. Balatuest rendu avec t, et le signe tum sert pour tu comme c'est l'ordinaire des textes

anzanites.

BRIQUE DE ARUM-NARAM SUSINAK 73

5 . Patesi paraît bien avoir été prononcé ainsi.

7. Les Babyloniens nous ont habitués kwardam pour ardam.

13. Le dernier signe de cette ligne ressemble fort à ERIN des lignes 1 et 9. Nous n'avons malheureusement aucune valeur phonétique simple de ce signe. L'idéogramme des textes précé- dents auquel un mot, à cet endroit-ci, doit correspondre adéquatement, est GI, et je ne trouve dans les valeurs de GI, avec le sens convenable, que rakasu qui puisse s'appliquer à 11-ri... ; ou faut-il lire uri-§iè (d'un verbe rasâsu), conformément à ce que nous avons dit plus haut des signes ERIN et SES (page 61)?

16. Un autre fragment de la même inscription sémitique a, pour epirim, la lecture abso- lument certaine e-pi-ir-ti-im. C'est la première fois que se rencontre la forme féminine singu- lière epirti correspondant au pluriel bien connu eprâti, comme epru à epirê. Cf. infr. Brique de Temti-Halki.

10

BRIQUE DE KUK-KIRPIAS

(Plusieurs exemplaires. Spécim. Pl. 14.)

Ce prince dont le nom signifie « serviteur du dieu Kirpias » (cf. Vocab. kassite, Rev. 1 . Kvk-ia— ardu), est signalé dans une brique de Silhak (an) In Susinak (808 textes anzanites), comme un des ancêtres de ce roi et bâtisseur de temples :

U] Silhak (an) In Susinak sak Sutruk(an) Nahhunte gig lipak haniq(an) Susinak gig sunkik Anzan Susunqa ] Ku-uk (an)Kir-p[i-as] siyan... kusis.. .

an -VT ERIN (Susinak) lugal-a-ni-ir Ku-uk Kir-pi-as sukkal- mah 5. sukkal NIM-ma Si-par (ki)

u -V! ERIN-(ki) (Susi) mâr Nin Si-il-ha-ha ê ur ku nu-un-gi

10. ê libit gi (signe BIL)

libital-lu-ra

Ê ki azag nun-na (var. an-na)

u-ti-is

nam-ti-la-ni-ku 15. in-na-dim

10,

15

Au dieu Susinak

son roi

Kuk-Kirpias,

grand gouverneur,

gouverneur d'Elam

Sipar (ki),

et de Suse,

fils de Nin Silhaha ;

les murs d'asphalte vieillis il

n'a pas fortifiés ; avec des murs neufs en briques,

le temple Ki azag nun-na il a renouvelé;

pour la bénédiction de sa vie, il l'a reconstruit.

3. Le signe Kir de Kirpias est rendu aussi par }K sans gunu.

4. La dignité de sukkallu ne peut différer beaucoup de celle de patesi. L'Élam est encore

vassale de la Babvlonie.

BRIQUE DE KUK-KIRPIAS

75

6. Par dans Sipar (ki) est rendu certain par 604, et surtout par 1004, qui est un texte calli- graphié, et où, à la différence de mas, par est fait à la manière archaïque, avec le trait horizontal à la base.

8. Nin Si-il (lil)-ha-ha. La lecture lil n'est pas incorrecte, ,mais le signe qui y correspond devait aussi avoir la valeur il, et notre mot serait Si-il-ha-ha. Le 3, pi. 15, semble bien avoir

Sî-'J^yyy ha-ha. Voir Temti Halki, plus loin.

Il y a les variantes c=y <<i <J et ^<^><y . Ces signes se sont confondus avec le 27 de mon Recueil de signes archaïques, j'ai précisément montré la valeur il attribuable au 27, par l'équivalence : (LUGAL) 27-la-ag = (LUGAL) X^i^W la-ak = (sar) Uruk (Brunn. 4849). Entre NIN et Silhaha, on rencontre parfois un signe indécis qui est ^]]] (11 18), pour le relatif èa. Silhaha serait donc un régime, et le nom de Nin-Silhaha signifierait : Seigneur de Silhaha! Il existait, d'après les textes de Silhak(an) In Susinak, un ancien roi du nom de >*v: ha-ha.

1 140 a Ê-UR-KU nu-un-ha-gi.

10. Enfin le fragment pi. 14, 5, du même Kuk-Kirpias, fournit la variante intéressante de ^yy^ pourË5&£^y, qui se lisent d'ailleurs tous deux GI.

Ê-ur-ku nu-un-gi

È libitHTfA-- Libit al-lu-[ra] E ki azag an-[na] utis...

C'est la première fois que dans nos textes, on rencontre le groupe géographique NIM-ma Si-par(ki) u Susi(ki). Il y a évidemment une division et une opposition : Elam Sipar est dif- férent de Susi, et les deux forment un tout-

Le texte de Mutabil (Brit. Mus., 51, 10-9, 152 ; Winckler Unters., p. 156) n'y contredit pas:

Mutabil

Mutabil

10.

J5

sakkanak

Dur ilu(ki)

mahis

gagad

ummân

Ansan(ki),

Elam-tim

Si-par-ki-im

u +-*f\ ERIN (corriger ainsi

Winckler) Ba-ra-'-si-im(ki)

prince

de Dur ilu(ki),

qui a brisé 10. la tête

des troupes

d'Ansan,

d'Élam

Sipar(ki), 15. et de Suse

Bara'sim(ki).

?6 BRIQUE DE KUK-KIRPIAS

Le même accouplement avec abréviation, apparaît dans le texte d'Alu-usarsid (Hilprecht,

OBI, pi. IV, ligne 6-10):

inu NIM-(ki) u Ba-ra-se-(ki) inira « après qu'il eut subjugué Élam et Barâse ki... »

(Le makis (c=j ^\]) gagad (^]]^) de Mutabil explique tous les éléments de l'idéogramme deAlu-usarsid,^yy^= t| £&]], que les syllabaires rendent par nâru.

NIM détermine les localités d'Élam. Il précède ou suit le nom qu'il affecte. Ici, nous avons NIM-(ma) Si-par-(ki). Dans les tablettes (2 Ur de Telloh), on rencontre NIM AnSan(ki), NIM Humurti (ki); la statue B. Gud., VI, 64 a (al) AnSan NIM (ki).

BRIQUE DE TEMTI HALKI

(Nombreux exemplaires. Spécim. Pl. 15, 1 à 4.)

Timti-Halki ou Temti Halki est aussi mentionné postérieurement dans les Inscriptions anzanites de Silhak (an) In Susinak :

I *T HT HT< - <M siyan

kus

is,

comme ancêtre du roi et constructeur de temple (Textes anzanites, 11 34). Il est vrai, le nom diffère par une légère variante Tepti pour Temti. Personne ne voudrait, je pense, trouver en cela un argument rédhibitoire de l'identification; car nos anciennes briques elles-mêmes ont quelquefois Tepti, comme on peut le lire sur le 2 de la planche 15.

Le vieux roi Silhak (an) In Susinak n'est pas seul à commémorer Tepti Halki. Nous retrouvons ce dernier nom, dans une brique d'un roi de la fin de l'Empire élamite, dans un texte sémitique.

E-RU-A Te-ip Hal-ki sarri ta-bi-iq « la construction du roi Tep-Halki se ruinait » (Voir pl. 25, 2, Brique de (an) Susinak sar ilâni). Nouvelle variante, même nom. «

Tepti est ce mot qu'on a lu quelquefois Dipti, en donnant au signe élamite ^f la valeur

DI, tandis qu'on a affaire au signe Vj TE. Dans la pierre de Za'aleh, on rencontre déjà cette

forme (col. 2, I. 6), sous le signe ^]]} (Tabl. comp. Amiaud, n°2oo).

Tepti, Temti, Tep n'a rien à voir naturellement avec le duppu assyrien, comme on l'a cru. Mais ce mot signifie bien plutôt bêlu « seigneur », comme nous le verrons ailleurs.

Temti-Halki était aussi fils de Nin-Silhaha, et par conséquent, frère de Kuk-Kirpias. Un autre fils de cette famille a laissé un nom, sans qu'on puisse savoir s'il a régné, comme il résulte de ce même texte :

1 . Te-im (var. ip)-ti Hal-ki sukkal mah

sukkal NIM-ma Si-par-(ki) u -TJT (SUS)-ERIN(ki)

1 . Temti Halki,

grand sukkal (ou gouverneur), gouverneur d'Élam Sipar (ki) et de Suse,

78

BRIQUE DE TEMTI-HALKI

5 . màr Nin *]]] (sa) Si-el-ha-ha ahu naram

^yyy (sa) Ku-n Gu-gu

zi-a-na-am

*]\\ (sa) e-pi-ir-tim

10. a-na(ilu) -TJ! (SUS)-ERIN nam-ti-la-ni-ku in-na-dim

io.

fils de Nin sa Silhaha,

frère chéri

de Kuri-Gugu,

un temple

de briques

au dieu Susinak,

pour la bénédiction de sa vie,

il a construit.

4. Au lieu du KT^I^ÏÏ habituel après Si-par-ki, le texte 2, pi. 15 a ^[ (lign 4). Cf. Brunn., 7773 = u.

L'emploi ^]]] sa pour le relatif ^ semble constant par ce triple exemple dans une seule petite inscription.

Le nom de Kuri Gugu rappelle agréablement celui de Kuri Galzu. Kuri Galzu signifie, on le sait, rê'i Kas'sî « pasteur de Kassû », Kassû pouvant être nom divin et nom ethnique. Notre Gugu serait, par analogie, et un dieu Gugu m, et un pays mât Gugu son, et cette assimilation semble plus fondée que toutes celles essayées sur Gog et Magog, jusqu'à ce jour. Del. Par., 246, 247. Cf. un dieu Ga-ga. Zimm., Surp. , VIII, 15, et un pays Gaga, Brit. Mus., El- amarna, I, 38.

Dans deux noms propres, Kuk-Kirpias et Kuri-Gugu, nous rencontrons des vestiges de langue kassite, en pleine capitale élamite. Il est probable que les langues kassite et anzanite ont de commun beaucoup plus qu'on ne l'a cru, et qu'en tout cas, elles ne sont pas absolument étrangères l'une à l'autre.

8. Il est agréable aussi de rencontrer le mot zianam dans un texte sémitique, avec le sens de « temple », et ce sens est certain. Qui douterait encore que le siyan si fréquent des textes anzanites ne fût un emprunt, et ne fût absolument identique à notre zianam? La racine de ce mot ne saurait être que i«i si usité au piel avec le sens de « orner », et presque exclusivement appliqué aux temples. Il se retrouve sans doute sous la forme de zi-na, entre samû et irsitum dans le vocab. kass. obv. col. 2, 21. Le mot kassite correspondant est zi-in-bi-na qui, lui-même, ne paraît pas pur d'alliage.

BRIQUE DU ROI ATTAIIUSU ou ATTAPAKSU

Pl. 15, 5

Silhak (an) In Susinak mentionne aussi le roi Attapaksu (At-ta-hu-su) dans une de ses briques (Textes anzanites, 1354), comme ancêtre, et comme constructeur de temple, à Suse. Le présent texte est d'Attapaksu lui-même. Ce nom a un aspect bien anzanite, si on le compare à Attamatu, cité par Jensen, d'après G. Smith, WZKM, VI, p. 215. Atta signifie « père» en anzanite. Dans une stèle inédite, Silhak (an) In Susinak appelle Sutruk-Nahhunte : At-ta haniq iirime « mon père chéri » ; comme il nomme Kutir-Nahhunte : i-gi hamit urime « mon frère bien-aimé ». Le mot atta néosusien est donc le même terme. Pak-èu est sans doute nom de divinité, et le sens du nom royal s'expliquerait par « Paksu est père ». A-a étant un idéo- gramme de abu, peut-être faut-il aussi lire, Attapaksina, le nom du dieu A-a-pa-ak-si-na dans Asurb., VI, 40.

Notre Attapaksu s'intitule « pasteur du peuple de Suse », comme cet Enne-Istar de Kis, « roi des SAB ou hordes de Gis-uh-ki », OBI, Hilpr.^ II, 50.

Il est probable,, par la ligne 4e, qu'il était aussi frère de Kuk-Kirpias et de Temti-Halki.

At-ta-pak-su

ri'u SAB Susi (ki)

ardu naram (NITA Kl AG) (ilu)

Susinak mâr Nin si...

Attapaksu,

pasteur du peuple de Suse,

serviteur chéri du dieu Susinak,

fils de Nin si-[ilhaha]...

BRIQUE DE ME-KU-BI

Pl. 15, 6

(an) -VT

Nin URU AN NA

Nin-a-ni-ir

ME KU Bl

Mârat Bil-la (?)-ma (ou Gi-la-ma)

pa-te-si

As-nun(?)-[nak]

Dam...

A la déesse ^], dame d'Uru Anna, sa dame, ME KU BI fille de Billama, patesi

d'Asnunnak, femme de...

Ce texte d'une princesse vouant des temples à ses dieux, nous remet en mémoire le rôle important qu'à cette époque reculée, la femme jouait en Orient. J'ai signalé autrefois les suscrip- tions historiques :

Mu dumu sal lugal patesi Ansan(ki) ba tuk.

Mu Ni-?-midaku dumu sal lugal nam nin Marhasi(ki) ba il. Co. Nif. 394.

« Année la fille épousa (ou devint) le patesi d'Ansan. »

« Année Ni...midaku, fille du roi, fut élevée à la principauté de Marhasi. » Rec. des Tr., XVII, 38, 40 et note 6, et XIX, 55, note.

La restitution Asnunnak est assez probable. Les territoires de Susiane et d'Asnunnak étaient certainement limitrophes. Je rappellerai le texte que j'ai rapporté de Sippara et publié au Rec. des Tr., XIX, 55, 11.

« Année de l'écrasement de Suse (et) d'Asnunnak. »

Un contrat de Niffer (2* dynastie d'Ur), Mus. Co. 11, implique des relations entre cette ville et Asnunnak. L'emprunteur *]]] gE HPfïï •"*! <M (( dans Asnunnak restituera « (Rec. des Tr., XIX, Scheil, notes, p. 55).

Une autre pièce de comptabilité de l'époque du roi Rim-Anum (Musée Co.), mentionne des

BRIQUE DE ME-KU-BI

esclaves de SU-EDIN-ki (Assyrie), Asnunnaki, Asuru (ou Asiru) qu'Arad-Sin, homme de Guti, et Marduk nasir, fonctionnaire de Martu, ont rendus (Rec. des Tr., XX, Scheil, notes

p. 64, 65).

Une autre pièce inédite de l'époque de Rîm-Anum (Musée Go.), porte :

1 ££: ^ (sic! et non din) Bel Amil «=|-nun-na-ki sa is-tu Gu-ti-a-ba-al-ki 1 »-Jf- Da-gan ba-an u-su-ri-a-am

« Ihi Bel, homme d'Asnunnak, que du pays de Gutiabal, Dagan-ban a délivré ! » Le gu, on le sait, ressemble fort à mu et v. v., à cette époque, et peut-être y a-t-il Mutiabalki, c'est-à- dire Emutbal. Le pays d'Asnunnak devait se trouver à la base du Poucht-é-Kouh.

FRAGMENT DU ROI M SIN

Pl. 13, 6

Le nom du roi est mutilé. Ni Bur Sin, ni Gimil Sin ni Inê Sin ne s'adaptent aisément à ce qui en reste.

|P (an) ÈN-ZU K Sin

[na-]ra-am (an) ÈN-LIL chéri de Bel.

L'écriture est ferme comme dans le texte d'Attapaksu, et tient par certains côtés de celle de la dynastie dite 2e d'Ur.

INSCRIPTION DE HAMMURABI

Personne ne s'étonnera de rencontrer à Suse, sur un gros bloc de granit noir, une inscription commémorative du roi Hammurabi. Nous savons assez, par les suscriptions histo- riques des contrats de son époque, par les listes dynastiques *4^ (Bu. 91-3-9. 284, Cuneif. Texts Brit. Mus. '), que ce prince eut longuement affaire aux Élamites, qu'il mit définitivement fin à leur influence en Babylonie, par une série de guerres heureuses.

Le texte *^ publié par Budge signale de façon certaine, au moins deux années de guerre avec Élam et Émutbal, les 30 et 31'"". Si on y ajoute celle de l'écrasement de Suse et d'Asnunnak signalée à la suite du texte de ME-KU-BI, et celle-ci inédite :

coi. 172 •. ^ <u ^ïï m m *t *<m <n ^ m 3 <<> 3=

Mu ki kus lu-ub Larsa (ki) gis ku bi in sig

« Année (Hammurabi) frappa de ses armes les troupes de Larsa »

qui appartiennent presque certainement au règne de Hammurabi, nous aurons un total de quatre ans de guerre avec Élam et les rois élamites de Babylonie.

1. J'ai rapporté de Sippara (Co. 16) un fragment de W^S, qui permet de combler quelques lacunes des textes allégués ci-dessus :

Rect. mu Ha-am-mu-ra-bi Iugalé Rect. Année de Hammurabi, roi.

mu y! *>-\\ (') \|*-F (■') kalama(ma) in gar Année il procura le bien-être du pays.

mu gis gu za para-mah an SIS-ki Kâ-dingir-ra Année il fit le trône du sanctuaire de Nannar

mu-un-na-dim à Babylone.

mu (dur) GI-A ba-ru Année il construisit Dur Gâgia.

[mu]. . . kalama. . . dim Année il fit le du pays.

[mu]. . . dim Année il fit

Vers, mu [Samsu] i-lu[na]. . . in gar

mu [dur] Ar-gi-ki. . . [u]n-na-dim (?) mu id Sa-am-su i-lu[na]. . bal mu id Sa-am-su-i-lu-na he-gal

mu gis gu-za aga. . . \^\ (an) SAG-DU

mu alam-ka Su-an. . .

mu Uruk-ki lugal £^| har-sag id

mu ué-sa Uruk-ki lugal £^|

Vers. Année Samsu iluna fit

Année il construisit Dur Argi(ki).

Année il creusa le canal Samsu iluna.

Année le canal Samsu iluna (procura) l'abon- dance.

Année (il fit) le support du tabernacle

du dieu SAG-DU.

Année (où il fit) la statue dans Suanna

Année le roi se rendit à Uruk, par terre et par eau (?)

Année suivant celle le roi se rendit à Uruk.

84

INSCRIPTION DE HAMMURABI

IO

!5

20

vi 5=3 - MF1

: (*

« JMT

g<>^zfftu>^i

^ gL. |j-ij)#jr

XI

« HH rt-^

<ml_M_mJ

t=r

=*«

>1

25

/

^

j

1 . [Ha-am-m]u-[rja-bi us dan-ga lugal Ur... lugal an ub [da] tab-tab[ba]

5. gu ur... nc-in-sig-ga se-ga An-na-[gej

sig~[ga] inim (ka-fka )

10. (an) En- LIL dalla-[a] ud-d[a]

(an) Ên-[è-ne] nam a [ud-du]

1 5 . nê-ib-dim-é-es-a dingir galgal-é-nê mu ni-in-sa-es gis lugal-[a]-ni-ta lu kur

20. su he-ib-ri-ri-gi ki-kus-lu-ub-a gu-ru-a-ni gis-ku-a gis [kud] he-né-in-a[k] sun-sun

25. kur ne gal-la he-nê-in-kab à dan-ga nu -se

(Dessiné par G. Jéquier.

1 . Hammurabi héros puissant roi d'Ur... roi des quatre régions

5 . de la sagesse de . . . rempli,

de la faveur d'Anu comblé, de par la volonté

10. de Bel

fameux, du jour

(ses) seigneurs à l'adolescence

15. le firent atteindre, les grands dieux lui désignèrent un nom, de son arme royale l'ennemi

20. il terrassa ;

avec (les) troupes, ses ennemis, en armes il assomma; (en) combats,

25 . les pays hostiles il écrasa.

Puissant en vigueur, mâle héros !

INSCRIPTION DE HAMMURABI 85

Au point de vue du style lyrique et par le caractère de l'écriture, c'est bien un texte de Hammurabi. Cf. KingHamm., p. 97-128.

3. Deux signes manquent daus cette case. La restitution ur[sag] ne s'adapte donc point. Sous le signe sag, il faudrait admettre un autre signe, à cause de la largeur de la case. Il est peu probable que ce titre lugal ur-sag danga (cf. King Hamm. 'p. 115, 5 et suiv.) se trouve en tête d'une inscription, alors qu'il est très acceptable, au milieu du texte. On attend plutôt ici un nom de contrée ou de royaume qui ne manque guère au haut des protocoles. Faut-il donc compléter lugal Ur-du Ici, « roi d'Accad » ?

5. L'espace semble étroit pour la restitution Ur-sag « (la sagesse) des héros » ; cependant c'est la plus probable.

14-15. Je rappellerai ici que ]} a peut s'écrire pour ^tg^f à, que £Eg^T ^^j vaut tarbûtu, et que le verbe de notre phrase >V "V vaut précisément rabû. Cf. Brunn., 2203-1 165 ; 1167.

20. RI-RI-GI. Cf. Brunn., 2594-2595 RI-RI-G A = laqâtu, maqâtu.

ai. Cf. Brunn., 9649 <IÉJ ^[T M HJ ^ = ummânu.

23. Pour la restitution **^,cf King Hamm., p. 116, 1, t^,tj *HÏ fcj >^ >-£?f -^ = sagù aïbi.

KUDURRU DE NAZIMARUTTAS

PI. i6, 17, 18, 19

Col. 1. Na-zi Marut-tas

sar Kis

mâr Ku-ri-gal-zu lib-pal-pal 5 . Bur-na-bu-ri-as sarru la ma-har eqlêti sa mihir-ti (al) Babil u

a-na (ilu) Marduk be-li-su 10. id-di-in-ma

(al) TUR ZA-GIN

Col. 1. Nazi Maruttas

roi de Kis (ou des légions) ' , fils de Kurigalzu, descendant 5 . de Burnaburias le roi sans pareil, les champs en face de Babylone à Marduk son seigneur 10. adonnés.

LavilledeTUR-ZAGIN,

I . Cfr. infra, II, 27.

La titulature de nos Kudurru se classe ainsi : I. a) Nazi-Maruttas sar <^<« , mâr Kurigalzu lippalpal Burnaburias sarru la mahar.

b) Nazi-maruttas sar ^ t^H mâr Kurigalzu, sar Babili.

c) Marduk apal idinna sar ^ mâr Melisihu sar Babili.

(Kudurru de Nazi-Maruttas.)

II. a) Kurigalzu sine addito.

b) Kurigalzu mâr Burraburiyas sine addito.

c) Bitiliyas sarru. . .

(Kudurru de Bitiliyas.)

III. Sarru Bitilyâsu. Bitiliyâsu sine addito.

(Table d'Agabtaha.)

IV. Adad-sum-usur sar ^ ... sar Babili.

(Kudurru du même roi.)

V. Sarru Melisihu [bis)

Marduk apal iddina arad Melisihu {bis)

(1" Kudurru du roi Melisihu.)

VI. Sarru Melisihu.

(2me Kudurru du même roi.) Je ne vois point qu'on puisse en tirer une objection contre l'explication des divers titres du protocole, telle qi Winckler l'a donnée.

KUDURRU DE NAZIMARUTTAS

87

Col.

2.

sa Bit Muq-qut GIS-KIT'

a-di 4 alâni

u 700 SE-ZIR-su 15. a-na(ilu) Marduk iddin-ma

i-na lib-bi

amil ha-za-an-na-ti .

qa-ti Bit Muq-qut GIS KIT

u-tir-ru2 20. 70 SE-ZIR

ugar (al) Ri-is-ni

kisad(nâr) Su-ri rabû (ouGAL)

30 SE-ZIR

ugar (al) Ti-ri-qa-an 25. kisad (nâr) Da-ba-an3

napharis 100 SE-ZIR >-KffT S=

1 ammatu rabî-tum

pihât Bit (ilu) Sin ma-gir

70 SE-ZIR 30. ugar (al) Sa-sa-i-ki

kisad (nâr) Da-ba-an

30 SE-ZIR

ugar (al) Dûr-Sarri

kisad (nâr) Da-ba-an 35 napharis 100 SE-ZIR *—îw\ £ï=

1 ammatu rabî-tum pihât (al) Dur (ilu) Pap-sukkal 1 sussu SE-ZIR ugar (al) Pi-la-ri-i kisad (nâr) sarri pihât mât (al) Hu (ou Pak)- da-ki 4

5. 100 se-zir ^^y gE

Col. 2.

de latribude MuqqutGIS KIT,

avec 4 localités

et une emblavure de 700 gurs 15. à Marduk il a données.

Là-dessus,

les gouverneurs,

la tribu de Muqqut GIS-KIT

ont dédommagée. 20. jo gurs d'emblavure,

canton de Risni,

au bord du canal Suri-GAL ;

30 gurs d'emblavure,

canton deTiriqan 25. au bord du canal Daban,

en tout 100 gurs d'emblavure évalués à 30 qa

la grande aune,

au district de Bit Sin magir;

70 gurs d'emblavure 30. canton de Sasaiki,

au bord du Daban ;

30 gurs d'emblavure

canton de Dûr-Sarri,

au bord du Daban ; 35. en tout 100 gurs d'emblavure évalués à 30 qa '

la grande aune ;

District de Dur papsukkal .

1 sôse de gurs d'emblavure,

canton de Pilari,

au bord du canal royal;

District de Hudaki.

5. 100 gurs d'emblavure évalués à 30 qa

1. Nabuch. I, col. II, 16. Muq-qut GIS-KIT mâr Sapri amil sakin bâb êkalli.

2. Qati turru rappelle l'expression gimilli (cf. ,P|) turru dont nous acceptons le sens pour ce passage; cf. infra, Kudurru de Meliàihu, I. 26.

3. Nâr Daban, aux environs de Dur Papsukkal (Sams. R. IV, 41), cf. infra, I, 37.

4. Il y a bien Hu-da-Kl, et non Hu (Bag)-da-DI qui est une autre localité.

.s s

KUDURRU DE NAZIMARUTTAS

i ammatu rabî-tum ugar(al) Dûr(ilu)Usu' kisad (nâr) Mi-ga-ti pihât Dup-li-ya-as2

10. 50 se zir .-p^y g=

1 ammatu rabî-tum

ugar (al) Dur (ilu) Samas (ilu)

KAK kisad (nâr) Zu-mu-un Istar pihât Bit Sin asaridu 15. 60+20+4 SE-ZIR --ïm] ËÊ

1 ammatu rabî-tum

ugar (al Ka-ri-e

kisad (nâr) sarri

Pihât (al) U-pi-i 20. i-na libbi

700 SE-ZIR

sa (al) TURZA-GIN

400 +60+30 + 4 SE-ZIR

i-ru-ura' 25. 200 + 6 SE-ZIR ri-hu

Na-zi marut-tas

sar kissati (SAR-RA)

màr Ku-ri gal-zu

sar Babili 30. Ka-sak-ti Su-gab 4

mâr Nusku s na'id

la grande aune, canton de Dûr-Usu, au bord du Migati ; District de Dupliyas. 10. 50 gurs d'emblavure évaluées à 30 qa la grande aune, canton de Dur Samas (ilu) KAK

au bord du Zumun Istar;

district de Bit Sin asaridu. 15. 84 gurs d'emblavure évalués à 30 qa

la grande aune,

canton de Karî,

au bord du canal royal :

district d'Opis. 20. Sur

les 700 gurs d'emblavure

de la ville de TUR-ZAGIN,

494

il a octroyées Marduk);

25 . les 206 qui restent,

Nazimaruttas,

roi des légions,

fils de Kurigalzu,

roi de Babylone, 30. à Kasakti-Sugab,

fils de Nusku na'id,

1 . Brunn. 9249.

2. Le premier signe de ce nom n'est certainement pas um, comme on peut s'en convaincre en comparant le vrai signe um dans iru-um, infr. II, 24, et dans mu-um, infr. IV, 5. C'en est donc fait de la lecture Umlias. Il faut accepter Duplias, comme Billerbeck l'avait deviné, avec raison, en examinant le texte K, 1 146, dans Winckl. Keilsch. T. II, 43, l'on mentionne un nâr Tu-bu-li-'-as, nom qui a survécu dans le Dnwelitch moderne. Cf. Mitth. Vorderas. Ges. 1898. Geogr. Unters. p. 30, 39.

3. Nouvelle vocalisation du prêter, du verbe DSI, troisième et dernière.

4. Sugab se retrouve dans le fragment Cappadocien Chantre, Miss. Cappad . Scheil , 103, 11, 6 (ilu) Zu-ga-ab..., et dans El amarn. Brit. Mus., 3, 34, Si-in-di Su-ga-ab, messager de Burnaburias. Sugab est Nergal (Voc. Kass., obv. I, 12.) Sindi Sugab signifie probablement Nadin-Nergal, et sim-di, nadânu. Voc. Kass. Rev. 46. (Rien ne prouve qu'entre Um et di, il y eut un autre signe).

5. SIS KAK I. Cf. Brunn. 6450.

KUDURRU DE NAZIMARUTTAS

89

arad-su i-ri-mu Col. 3. ma-ti-ma

a-na arkat umê lu-ui-na 5 . sa-kin mâti bêl-pahâti ha-za-an-na-tim u kî-pu-u-tim sa qaq-qa-ra-tim ' 10. an-na-tim

i-na eli eqlâtim

si-na-a-tim

i-dib-bu-bu-ma 2

ni-sir-ta ki-za-ta 1 5 . i-sak-ka-nu

ilâni rabûti ma-la

i-na eli na-ri-e

an-ni-i

sum-su-nu za-ak-ru 20. kakku-su-nu kul-lu-mu

u su-ba-tum-su-nu

ud-da-a 3

ar-rat limut-ti

li-ru-ru-su 25. sum-su li-hal-li-qu

zer-su a-na

su-li-i

a-a ir-su-u

ni-da a-hi 30. (ilu) Marduk a-li-lu

Col. 3.

son serviteur, a octroyées . Oncques à l'avenir des temps, parmi 5. le chef du pays, les gouverneurs, les directeurs ou gardiens de ces sols -ci (quiconque) au sujet de ces

champs -ci

ferait une réclamation; une dîme, un prélèvement 1 5 . (leur) imposerait, tous les grands dieux dont sur cette pierre -ci,

les noms sont commémorés, es armes manifestées,

10

20

les sièges

représentés,

que d'une malédiction funeste

ils le maudissent ! 25. son nom qu'ils perdent!

sa postérité,

parmi les ruines (?)

qu'elle n'ait pas

de repos sur flanc! 30 . que Marduk le puissant,

1 . Forme féminine de qaqqa.ru constatée pour la première fois. Epru existe de même à côté de epirtu. Cf. supra, Ardum narâm Susinak.

2. Il manque le relatif sa, oublié sans doute, à cause du sa de la ligne 9, peut-être aussi, seulement sous-entendu. Je trouve un autre exemple avec cette lacune, S. A. Smith Miscel., t. 38, 17 et suiv. Maiima ina arkat urne ina ahî mare kimtu nisûtu u salât sa bit Ina esi etir illamma, ana eli bîti suati idibbubu : KB. (Peiser), IV, 170.

3. Var. inédite de Suse : ilâni mala [ina eli na)rua annî sum-sunu [sutt]uru KI-DUR-MES-sunu uddâ, u t| Jp" MES-sunu [u]-zu-[zu], La variante t| DIB est certaine et exprime un instrument pour « prendre ».

90

KUDURRU DE NAZIMARUTTAS

. be-el eqli

su-a-tum

na-pis-ta-su

Ici ma me 35. lit-bu-uk Col. 4. ru-tum' u su-ku-zu

sa An-nim sarru same-e

kir-gi-lu2 al-la-ku

sa (ilu) Bel bel matâti 5 . mu-um ' u SU har-ma-su

a-si-ir-tum rabitum sa (ilu) Ê-a

(ilu) Sul-pa-ud-du

(iltu) Is-ha-ra

u (iltu) A-ru-ru 1 o . us-qa-r u 4 bu-gi-na s

ma-zu-ru6 sa (ilu) Sin

ni-ip-hu nam-ri-ru

sa daiani râbi (ilu) Samas

(gis) qar-ru-ur-tum7 1 5 . pur-ru-ur-tum

sa (iltu) Is-tar bêlit matàti

bu-ru iq-du sa (ilu) Adar mâr An-nim

(ilu) BIL-GI iz-zu

sib-russa (ilu) Nuzku 20. (ilu) Su-qa-mu-na

15

le seigneur de ce champ -ci, sa vie

comme l'eau répande !

Col. 4. le venin et le dard (?)

d'Anu, roi des cieux, le champion alerte de Bel seigneur du pays, 5 . que le mummu et le harmasu et le grand asirtum d'Ea, Sulpauddu , Ishara, et Aruru,

le usqaru, le bugina le ma^uru de Sin, la splendeur et l'éclat du grand juge Samas, la torche (?) et le brisoir d'Istar.damedu pays, le puissant taurillon d'Adad.fils

d'Anim, Gibil (le Feu) puissant, instrument de Nuzku, 20. Suqamuna

10.

■>•

1 . Notez que Anu peut être figuré par le serpent dardant qui est au sommet du kudurru. Sukuzu : rac. ypw doit avoir un sens analogue « dard ».

2. KIR-GAL = mamlu. Brunn., 6941 et *-*^- KIR-GAL, R., III 69, n" 5, 75.

3. Mummu est une épithète d'Éa et s'appliquerait bien à la mer, trône de ce dieu. Mais il ne peut s'agir ici que d'une arme ou instrument, t| j|] *"^ ^"|TT tt~^ == "u"nmu (K- 41?2)- Un inventaire (Meissn. ABP. pp. 20, ioç), nomme 4 mummi siparri. Il faut en dire autant des deux autres noms (SU) harmasu, probablement un fouet en cuir, SU étant le déterminatif, et harmasu provenant, comme d'une variante de taain et DOin, d'une racine B?D"in. Asirtum, rac. liffl, syn. sahâpu « terrasser en couvrant ».

4. Uzqaru (abati) parrum. Strassm. Nbk. 250, 1 ; instrument qui pouvait donc être de pierre.

5. Bugina. Cf. Brunn. 10289 et buginu sa akali (Meissn. WB, 23), « panier »? Et Harper, Beitr. z. Ass., II, 397, 23, u tamlum rapastu mala bu-gi-in-ni. En montant, la mer est aperçue, diminuée, d'abord comme une cour ou enclos, et ensuite comme un buginnu. Cf. TÎm buginnu sa (Brunn., 10289, etc.).

6. Masuru, est l'instrument professionnel de Vaslaku. Del. HWB., 396, Cf. Brunn., 2974 et 1873. Idg. Ë| Y

7. Rac. "flp. Purrurtum, rac. "113.

8. Rac. "Ûtf. Cf. R. II, 36, 27 h. si-ib-ru. Ibid-, sibirtum, sebiru sa isi et R. V. 26, 36 a, b GIS (ha-as) TAR = isu sebirum.

KUDURRU DE NAZIMARUTTAS

9'

u (ilu) Su-ma-li-ya ilâni qabli ta-mu

(ilu) SIR sib-ru sa (ilu) KA-DI (ilu) sar hummumi' (ilu) sar saqqasti 2 25. u (ilu) SID-LAM-TA UD-DU ma-sab ru-ba-ti mar-ka-su rabu-u sa bit si-kil-la 17 su-ri-pat (?)

30. sa ilâni rabûti lu-u bel da-ba-bi da-bi-bi su-mi na-ri-é3 (ilu) Nabû nasir ku-dur eqlâti

Ier Médaillon i-na u-mi-su-ma

Ka-sak-ti Su-gab mâr Nusku-

naïd na-ra-a sa ha-as-bi is-tur-ma 5 . ma-har ili-su us-zi-iz

2e Médaillon i-na pal-e

(ilu) Marduk apal idin-na sar kissat mâr Me-li-si-hu sar Babili 5 . ina cli na-ri-e su-a-tum i-ga-ru 'a-bit ma u-hê-pi Su-hu-li Su-gab 4

et Sumaîiya,

qu'on appelle(?) dieux des com- bats,

SIR, instrument de KADI

le dieu des coupes et le dieu des massacres,

25. et Sid-lam-ta-ud-du

le siège (?) de la grande (dame), le lien immense de la maison de l'abattoir, les dix-sept fléaux

30. des grands dieux (l'accablent)! un imposteur est celui qui réclamerait ! c'est le nom de cette pierre: Nabû garde la borne des champs !

Ier Médaillon En ce temps-là (autrefois),

Kasakti-Sugab, fils de Nusku

na'id, (sur) une stèle d'argile inscrivit (ce document), et devant son dieu plaça ;

5- 2e Médaillon

sous le règne

de Marduk apal iddin,

roi des légions, fils deMelisihu,

roi de Babylone,

sur cette stèle

le mur tomba, et l'écrasa;

Suhuli-Sugab,

1. Signes UR-UR. Cf. Brunn., 11895.

2. Signe GAZ, Brunn., 47 14-

3. Cf. OBI, I, pi. 31, 1. 21-24, Kudurru de Bel nadin apli. Personne n'a compris ce passage : mu-sa-na annî é tetiq itâ ê tusahhi misra limutta zîrma kita râm ; il signifie « le nom (mu) de cette (sa) pierre (na) est : Ne franchis pas la limite, n'enlève pas la borne, hais le mal, aime la justice ». Notons en passant que, ibid., 16, il faut certainement lire kinïs lip-pal-sa-su-ma. Pour pal, cf. 1. 14, il faut lire ipallahu et non ipallah. Tout le discours de Ililprecht Assyr. 44, est sans portée.

4. Ou Supaldi, Suppakkub? Cf. Sa-pa-ak (Assurb. V, 6, 33"43)-

Q2

KUDURRU DE NAZIMARUTTAS